01/09/2014

On se trompe de débat.

 

caisse publique.jpg

Force est de constater la faiblesse du débat sur la caisse publique d’assurance maladie.

On argumente sur des détails techniques et on n’en parle pas de l’enjeu.

La question, à laquelle vous devrez répondre, est de savoir qui va piloter la politique de santé.

Vous ou les assurances maladies !

Par rapport à 1996, le début de la LAMAL, les caisses maladies sont devenues de grands groupes économiques actifs dans tous les secteurs de la santé avec des moyens financiers considérables.

Elles peuvent influer, et elles le font, sur toutes les décisions concernant votre santé.

La Confédération et les cantons n’ont strictement plus rien à dire.

Une caisse publique permettra de recentrer le débat en vous donnant le contrôle du système, les caisses redevenant des simples organes de remboursement sans aucune autre implication.

Enfin nous pourrons parler prévention, coûts des traitements, prises en charge des malades, coordination hospitalière, politique de la personne âgée.

En cas de refus, les caisses maladies auront gagné et elles continueront à développer une médecine à deux vitesses, tout pour le privé et rien pour la base.

Vous n’aurez plus le choix de votre médecin et le catalogue de prestation sera réduit.

 

Posez-vous simplement cette question : le système de santé doit-il être piloté démocratiquement ou bien doit-il être délégué à quelques responsables de caisse maladies ?

 

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Commentaires

Votre question est biaisée.
Le système de santé est déjà piloté démocratiquement puisque la LAMAL impose les règles de l'assurance de base.
Tout ce qu'il manque c'est plus de transparence et le CF y travaille.
Ce n'est pas un gros machin étatique de plus qui va régler les problèmes. Au contraire. Il faudra payer toute une armada de directeurs et sous-directeurs qui valideront la fuite en avant de la surconsommation prétextant l'accès aux meilleurs soins pour tous.
Les primes vont exploser. Nous viendrons vous demander des comptes Monsieur Buchs. Même si vous n'avez dit nulle part que nous payerons moins.
Mais alors, pourquoi changer ?

Écrit par : Pierre Jenni | 01/09/2014

Si je vous comprends bien Docteur Buchs, les politiciens dont vous faites partie, tout comme notre parlement ne sont pas des organes démocratiques, ni le peuple suisse qui a déjà refusé 3 fois une caisse unique.

La LAMal (loi sur l'assurance maladie) est pourtant bien une loi, loi qui a été votée par l'Assemblée fédérale qui est composée de politiciens élus par le peuple. Le fonctionnement de système de santé est ainsi régit par des lois et soumis à un contrôle (suffisant ?) par l'administration fédérale et par les tribunaux.

Venir dire que le système est délégué à quelques responsables de caisse maladies est totalement réducteur et populiste. Sous-entendre que le système actuel n'est pas démocratique est par contre grave de la part d'un député (pour les raisons mentionnées en introduction).

Ou alors vous insinuez que les politiciennes et politiciens sont incompétents et/ou "corrompus". Dans ce cas, je m'inquiète de les savoir au commande de votre caisse unique !

Écrit par : MC | 01/09/2014

Bonjour Docteur Buchs,

En bon connaisseur du monde politique vous savez certainement que, si la caisse unique est acceptée, les coûts vont continuer à augmenter mais que les politiciens au commande de la caisse unique n'auront pas le courage d'adapter les primes à cette évolution (sinon cela serait reconnaitre que la caisse unique n'a rien changé). Dans ce cas, soit la caisse unique fera un déficit financé par nos impôts ou alors il faudra toucher aux tarifs (diminution) ou restreindre les prestations remboursées.

Je vous recommande la lecture de l'interview de Franz Steinegger dans Bilan no 14. L'ancien Président de la SUVA (votre modèle de caisse unique). Je le cite: "Je suis d'avis que l'assurance de base devrait s'inspirer du modèle mis en œuvre par la SUVA. Par exemple en donnant un certain pouvoir à la caisse dans le choix des traitements de ses assurés malades. A la SUVA, les médecins-conseils entretiennent des relations étroites avec le médecin,...."

Il me semblait pourtant avoir lu, à plusieurs reprises, vos problèmes avec les médecins conseils...

Avec mes meilleures salutations.

Écrit par : MC | 01/09/2014

Cher MC,
Je ne suis de ceux qui prétendent que la caisse publique va faire diminuer les primes.
Par contre je maintiens qu'il est malsain de laisser le système de santé piloté par un système privé. Vous êtes assez fin connaisseur de la politique fédérale pour savoir que toutes les tentatives de réformes sont vouées à l'échec à cause du lobby des caisses maladies.
Pourquoi avoir torpiller le contre-projet du CF ? Séparer les caisses de base des caisse privées relève du bon sens.
Pourquoi avoir prévu cette votation en septembre ?
Pour éviter le débat et raccourcir au minimum la campagne.
Quand à la loi sur la surveillance ne discussion au parlement, elle est émasculé et probablement après le refus de l'initiative par le peuple suisse, elle va passer à la trappe.

Écrit par : Bertrand Buchs | 02/09/2014

Dr Bertrand Buchs, vous avez mille fois raison. A Fribourg, Tarifsuisse (= Santésuisse) ne se contente plus de contrôler les factures, mais tente par tous les moyens d'imposer un baserate de 9199.- pour l'Hôpital Fribourgeois, un hôpital de classe 2/5 ("semi-universitaire") contre l'avis de Mme La Conseillère d'Etat A.-Cl. Demierre. L'affaire est au TFA ! Rappelons que les caisses ne payent que 45% des frais hospitaliers LaMal ... mais celles-ci peuvent agir sur le montant entier du baserate. Si Tarifsuisse "gagne" l'HFR pourra dire adieu à de nombreuses prestations (oncologie, médecine hautement spécialisée, formation, etc). Un démantèlement,voire un déclassement décidés par un CONTRE-POUVOIR INACCEPTABLE.

Écrit par : Dr Pierre Py | 06/09/2014

Merci cher Confrère, pour votre témoignage.
Je pense qu'à Genève la polulation a compris ce message. Je viens de tenir un stand dans ma commune Carouge et pas un seul de mes interlocuteurs ne va voter non.
Il faut que les cantons romands se mobilisent et votent oui pour que nous puissions avoir un peu de pouvoir sur les décisions futures. Il faut que les gouvernements cantonaux refusent ce diktat des caisses et le dénonce haut et fort.

Écrit par : Bertrand Buchs | 06/09/2014

Franchement vous êtes de gros blaireaux : et rien à secouer quand vous aurez décidé de ne pas publier cette réponse.

Oui BB la polulation " Merci cher Confrère, pour votre témoignage.
Je pense qu'à Genève la polulation a compris ce message."

la population en a ras-le-cul de votre monopole pourri et de vos tarifs pire graves plus insolents encore que des banquiers écossais

MERDE !
paracétamol en suisselande, 6 chf,
le même paracétamol en francelande, 1 euro

et votre réponse de niais ? " ah, mais, l'assurance prend en charge"


ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE!

Vous n'êtes même pas capables de guérir !

Vous ne faites qu'administrer de la chimie, de la saloperie qui efface les douleurs, tranquilise les symptômes mais ne corrige absolument rien au problème!

Franchement, des "spécialistes" comme vous, je les vois très bien au fond d'un ravin !

Vous n'êtes rien d'autre que des vendus aux grand consortium pharmaco-chimique pourri et dirigé par les oligarques écossais,
en termes clairs par les commerçants de couleur jaune.

Je ne vous salue pas,
mais je signe:

Eric Guilloud

Écrit par : Eric Guilloud | 06/09/2014

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