26/09/2014

Il va falloir prendre nos responsabilités...

 

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Finies les jérémiades, les « que pouvons-nous faire », les « à quoi bon », dimanche votez pour la caisse publique et dès lundi matin créons une caisse publique cantonale genevoise.

Je le répète chaque année.

LES HAUSSES DE PRIMES NE SONT PAS JUSTIFIEES.

Depuis 1996, 138 % d’augmentation pour le canton de Genève.

Les coûts de la santé : + 82 %.

Pourquoi cette différence ?

Simplement votre argent s’en va gonfler les réserves.

Actuellement elles sont à plus de 50% du minimum légal.

Pourquoi ? A quoi cela sert, puis que les réserves sont constituées uniquement pour prendre en charge une épidémie ou un autre gros problème de santé publique.

La réponse est simple : votre argent est placé et rapporte des intérêts et cet argent et bien ciao, dans la poche de nos coquins d’assureurs.

Puisqu’ils ne peuvent pas faire de bénéfices, où est-il caché ?

Il est étonnant qu’on laisse faire et qu’aune plainte pénale pour escroquerie n’ait été déposée par un canton.

106 000 genevois reçoivent des subsides pour payer leur prime.

L’Etat va devoir débourser plus de 250 millions.

On continue cette plaisanterie jusqu’à quand ?

Alors on se fâche et on décide lundi d’assumer pleinement notre politique de santé.

 

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Commentaires

"Actuellement elles sont à plus de 50% du minimum légal.".... ??? Cela signifie donc qu'elles sont largement trop basses puisqu'elles sont à peine à la moitié de ce qu'elles devraient être!

Je vous rappelle qu'une assurance (je parle bien d'une assurance et non d'un schéma de Ponzi du type Sécu) est quand même tenue de constituer des réserves en cas de coup imprévisible, d'épidémie comme vous le rappelez justement, et ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'épidémie actuellement qu'il n'y en aura jamais. C'est juste le b-a-ba de l'assurance !

Et c'est valable également pour une caisse publique, qui, si vous la créez de toutes pièces, devra bien constituer des réserves, et par ses propres moyens (car si c'est l'Etat qui met tous les fonds, ce sera perçu comme une concurrence déloyale par les autres assureurs).

En plus, une caisse publique limitée à Genève, qui, si elle est gérée comme le reste du secteur public, n'inspirera guère confiance aux gens qui réfléchissent, n'atteindra jamais une taille suffisante pour couvrir ses risques (à moins que vous ne forciez toute la population à y adhérer) et donc devra forcément réassurer ses risques... auprès de privés! A moins d'être régulièrement recapitalisée par l'Etat, ou de prélever des primes nettement plus élevées que la concurrence, ce qui attirera encore moins le public.

Bref, un gouffre à milliards de plus à prévoir pour Genève, si on décide de faire ça en plus de la Rade, autant déposer le bilan tout de suite!

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 26/09/2014

Bonjour Docteur,

Pouvez-vous nous dire comment vous avez fait le calcul ?

La plupart de ces calculs sont faits en comparant l'augmentation de la prime de référence utilisée lors de l'annonce des primes, bien que dans la réalité très peu de personnes la choisisse étant donné que nous avons le choix de la caisse maladie et de la franchise...

Écrit par : MC | 26/09/2014

Monsieur Buchs exigeriez vous de l'électorat ce que beaucoup de parent n'arrivent pas à faire c'est à dire responsabiliser leurs enfants ?rire
N'exigez tout de même pas trop des Bobos sinon ils vous offriront en prime la taxe au sac.
Eux ont très vite compris les avantages de la manipulation mentale a exploiter tous azimuts pour obliger les travailleurs à faire le boulot à leur place et ce afin de leur laisser le champ libre pour assouvir leur ultime envie régner en maitres, même sur certains politiciens
très belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 26/09/2014

Cher Monsieur Ivanovic, une erreur de plume, il faut lire que les réserves sont au-dessus du minimum légal (+ 50%.

Cher MC, le calcul est fait sur la moyenne des primes, en sachant qu'elle varie entre 350 et 600 francs.

Écrit par : Bertrand Buchs | 26/09/2014

Lorsque j'étais jeune secrétaire de la Fédération des sociétés de secours mutuels de la Suisse romande (Lausanne) à la fin des années 70, la question des réserves occupait déjà les esprits.
A cette époque, l'administration était déjà stricte sur le niveau des réserves qui était fixé, si je me souviens bien, à 20 %. Il n'était alors pas anormal d'être au-dessus mais très déconseillé d'être au-dessous ! Les cotisations d'alors étaient pourtant encore supportables.

Je ne cherche pas à couvrir mes anciens employeurs, loin s'en faut. Je constate néanmoins que le niveau des réserves n'a qu'une influence modeste sur le niveau des cotisations et qu'il faut chercher les causes de l'explosion des coûts ailleurs que parmi de supposées magouilles d'assureurs...C'est sans doute intellectuellement pratique mais totalement dénué de réalisme.

Supprimons totalement les réserves et nous verrons bien ce qu'il adviendra des primes...qui continueront leur ascension vertigineuse. Les boucs-émissaires sont pratiques mais ils n'ont jamais été la solution aux problèmes qu'on leur met sur le dos !

Bien à vous

Écrit par : Michel Sommer | 26/09/2014

Cher docteur Buchs,
Certes, la situation actuelle n'est pas rose et la LAMal et la surveillance des 61 Caisses maladie - bien que trop nombreuses - demande a être sérieusement améliorée. Il ne faut plus que des primes trop encaissées ne soient plus remboursées; un scandale et une honte pour le Parlement.
Néanmoins, en corrigeant ces faiblesses, la balance penche en faveur du NON.
Oui, une Caisse Publique est un leurre et je me méfie comme de la peste de trop d'état. D'une part, il faudrait 24 nouveaux locaux, des cadres qualifiés et 24 directeurs, qualifiés ou ... pas, nommés par les politiciens. Par contre, je crains qu'il y aura des subalternes en trop qui iront timbrer à la Caisse de chômage, déjà bien sollicitée.
Il est évident, vu que les frais administratifs ne peuvent plus être partagés entre l'obligatoire et le complémentaire, les primes de l'assurance complémentaire prendraient l'ascenseur en vitesse grand V.
J'ai pondu un article que je vais faire publier soit sous courriers des lecteurs, soit sur mon blog pour donner encore plus de détails à ce sujet.
Les Suisses-Allemands, un brin plus pragmatique, refuseront très probablement l'initiative et le "Röstigraben" s'agrandira encore d'un pouce.
Je peux me tromper, mais dimanche "in Vino veritas" Bien à vous BM

Écrit par : Bruno Mathis | 26/09/2014

Enfin, terminé! plus de ces tirades de l'AMG, du bon Dr Buchs, sur le tout-à-l'état-qui-va-tout-régler.

Il nous faut:

-30% de moins de tout (personnel, médecins, budget) aux HUG, la pompe à phynances de la médecine cantonale qui ensuite inonde le marché avec ses spécialistes de pointe qui ne supportent plus les chefs de service bourrus et donc s'installent en ville.

- arrêter de demander un RV dans la journée pour un problème qui aura disparu le lendemain. un peu de bon sens.

- continuer de bloquer les médecins étrangers qui veulent s'installer en Suisse

- continuer de résister face aux pharmas qui n'hésitent plus à demander CHF 1000.- PAR JOUR pour un traitement qui ne coute que CHF 0.001 (oui vous avez bien lu) à manufacturer, je ne parle pas du prix de recherche et surtout du prix du lobbying + publicitaire.

- mieux surveiller les facturations fantaisistes, du style 2000.- CHF et plus pour un CT scan alors que le même examen à Annemasse revient à 120 euros (c'est du vécu).

En bref, il nous faut DU BON SENS, plus de coordination et un peu moins d'ARROGANCE non pas chez ceux qui paient nos factures, mais chez ceux qui les écrivent, c'est à dire les prestataires de santé médecins et pharma au sens large. En fin de compte c'est quand même nous qui faisons monter les coûts en profitant d'un système qui commence à ressembler à du racket organisé, je veux parler de l'assurance de base obligatoire.

Écrit par : enfin | 28/09/2014

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