30/09/2014

Le bal des coquins...

 

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L’entier d’un Conseil d’Administration prend la porte.

Normal selon le porte parole du Groupe-Mutuel.

Grand morceau d’anthologie hier soir au 19h30.

A voir et à revoir.

Dis, Tonton, pourquoi tu tousses ?

Dimanche votation sur la caisse publique.

Lundi, révélation du « Nouvelliste » sur une enquête de la FINMA et grand coup de balai.

Quelle magnifique gestion des événements.

Donc, il y a des irrégularités comptables dans la gestion de l’assurance privée maladie du Groupe Mutuel.

Cela ne doit pas être de la gnognote pour que le Fondateur, PDC et homme de pouvoir, Monsieur Revaz se fasse remercier, sans petits fours et fanfare.

Le microcosme politique valaisan doit frémir un poil.

Vous allez voir, on va vouloir étouffer l’histoire.

Trop de personnes influentes touchent des prébendes de cette assurance.

Mais c’est trop tard, la boîte de Pandore est ouverte.

Il va falloir faire le ménage.

Monsieur Berset vous devez aujourd’hui annoncer un contrôle en profondeur des comptes des assurances de base du groupe Mutuel.

S’il y a irrégularités cela concerne aussi bien le privé que la base.

Les opposants à la caisse publique ont reconnu des « synergies » entre les deux types d’assurance. Ils ont même donné un chiffre pour toute la Suisse, 400 millions.

Qui paye la secrétaire qui s’occupe des deux types d’assurance ?

Qui paye le loyer des locaux ?

Qui paye les bâtiments ?

Où sont passés les intérêts qui sont dus au placement bancaire des réserves ?

Cela fait des années que je dénonce cette « porosité » entre assurance de base et assurance privée maladie. Cela fait des années que je demande que des contrôles sérieux soient faits. Je l’ai dit et redit pendant cette campagne et pas plus tard que dimanche soir au Grand Genève à chaud.

On a menti à la population et elle n’a pas pu voter objectivement.

Un pur scandale.

Où est passé notre argent ?

 

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29/09/2014

La bataille ne fait que commencer...

 

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4 cantons romands, plus la région francophone de Fribourg, ont décidé hier de dire non au diktat des caisses maladies.

Les gouvernements de ces cantons ont clairement fait campagne pour une caisse maladie publique.

Des questions ont été posées, aucune réponse n’a été donnée.

Ce n’est pas cette loi sur la surveillance des assurances maladies, votée en urgence juste pour faire dire que le parlement fédéral agit, qui va suffire.

La bataille ne fait que commencer.

Je vais me battre pour que les réserves soient cantonalisée.

Je vais me battre pour que la chasse au bon risque soit interdite.

Je vais me battre pour obliger les caisses à constituer des réserves uniquement au minimum légal et pas au-dessus. Tout ce qui dépasse ce minimum devant être rendu aux assurés.

Je vais me battre pour que les caisses de base soient séparées physiquement des caisses privées.

Une caisse faisant la base ne pouvant plus faire du privé.

Je vais saisir la Cour des comptes pour savoir si elle a la possibilité juridique d’auditer les comptes des caisses maladies travaillant sur le canton de Genève.

7000 francs, en moyenne, par assuré et par an cela suffit (en comptant la franchise minimum et la participation).

14000 pour un couple et 20000 pour une famille avec deux enfants.

Cela suffit.

Des augmentations de primes qui sont plus hautes que l’augmentation des coûts de la santé.

Cela suffit.

Des réserves qui sont plus élevées que le minimum légal.

Cela suffit.

Tous ensemble menons le combat.

 

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26/09/2014

Il va falloir prendre nos responsabilités...

 

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Finies les jérémiades, les « que pouvons-nous faire », les « à quoi bon », dimanche votez pour la caisse publique et dès lundi matin créons une caisse publique cantonale genevoise.

Je le répète chaque année.

LES HAUSSES DE PRIMES NE SONT PAS JUSTIFIEES.

Depuis 1996, 138 % d’augmentation pour le canton de Genève.

Les coûts de la santé : + 82 %.

Pourquoi cette différence ?

Simplement votre argent s’en va gonfler les réserves.

Actuellement elles sont à plus de 50% du minimum légal.

Pourquoi ? A quoi cela sert, puis que les réserves sont constituées uniquement pour prendre en charge une épidémie ou un autre gros problème de santé publique.

La réponse est simple : votre argent est placé et rapporte des intérêts et cet argent et bien ciao, dans la poche de nos coquins d’assureurs.

Puisqu’ils ne peuvent pas faire de bénéfices, où est-il caché ?

Il est étonnant qu’on laisse faire et qu’aune plainte pénale pour escroquerie n’ait été déposée par un canton.

106 000 genevois reçoivent des subsides pour payer leur prime.

L’Etat va devoir débourser plus de 250 millions.

On continue cette plaisanterie jusqu’à quand ?

Alors on se fâche et on décide lundi d’assumer pleinement notre politique de santé.

 

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25/09/2014

La haine ordinaire...

 

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Une petite graine plantée qui pousse grâce à la sollicitude d’un parti.

Une petite ritournelle qui s’installe dans votre cerveau.

Des soucis professionnels, le stress de la vie quotidienne, la difficulté de se loger et de se déplacer.

Un bouc émissaire tout trouvé, l’étranger celui qui vous pique votre job, qui encombre vos rues.

Il existe, vous le connaissez, vous le rencontrez tous les jours.

Un parti vous le désigne, le stigmatise, c’est le FRONTALIER.

Petit à petit l’énervement devient colère, puis haine.

Chronique d’un rejet de l’autre, d’une petite haine ordinaire.

Et ce parti n’arrête pas.

Son chef, en panne d’idées, en rajoute une couche.

Ses sbires béats devant tant de clairvoyance recrutent les plus fragiles, ceux qui doutent et les endoctrinent.

Pourquoi en parler aujourd’hui…

Simplement parce que dans le rue, j’ai été témoin de propos terribles.

Des gens ordinaires, comme vous, comme moi, intégrés dans la société, avec un boulot et une famille venir me dire avoir des envies de violence contre toutes ses voitures 74 ou 01, qui nous empêchent d’aller rapidement d’un point A à un point B.

Une jeune femme parlant même, avec honte et terreur, d’envies de meurtres.

Je n’invente rien.

Et on continue, sur les stands le samedi, cette fois ce n’est plus la traversée de la rade, mais la loi sur la police.

« Signez Monsieur, Signez Madame, des FRONTALIERS pourront devenir policiers. Et oui, vous vous rendez compte, vous faire contrôler par un frouze »

Propos réels, entendus, une honte, un mensonge, mais on s’en moque et les signatures pleuvent.

Le procès de cet employé des TPG doit également nous faire réfléchir. Vous pouvez déraper, je peux déraper, lorsque tous les jours on vous désigne l’ennemi, on l’instrumentalise on l’expose à la vindicte populaire.

Ce n’est plus un hasard, cela devient un besoin, une rage, un exutoire.

Simplement de la HAINE.

 

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23/09/2014

Les lendemains qui déchantent...

 

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Hier soir une image choc.

19h30, le Téléjournal : 2 chiffres.

13 milliards la dette du canton de Genève.

423 millions, la dette du canton de Vaud.

Un canton qui peut avoir des projets porteurs pour l’avenir, investir, imaginer.

Une autre, le nôtre, qui est contraint à une politique d’austérité.

Notre avenir : la réforme de la fiscalité des entreprises qui va coûter très chère, un probable deuxième sauvetage de la caisse de pension des fonctionnaires, un CEVA à terminer, une politique de la mobilité à financer, des bâtiments scolaires à rénover de toute urgence, une possible traversée de la rade à payer, et un projet de région qui est en train de couler.

Dépressif comme tableau.

C’est le moment de retrousser les manches, d’arrêter les postures et d’œuvrer pour nos concitoyens.

Le test : la discussion sur le budget.

L’échec est interdit.

Une réforme de la caisse de pension est nécessaire.

La vente de certains actifs de l’Etat a étudié de toute urgence.

Le transfert de charges sur les communes incontournables en échange d’une plus grande autonomie.

La mise à plat des subventions.

Une réforme en profondeur de notre système social (des aides pour ceux qui en ont besoin et seulement pour ceux qui en ont besoin).

Et si ces réformes ne sont pas suffisantes et seulement dans ce cas, une hausse des impôts.

 

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16/09/2014

Monsieur Bonhomme et les incendiaires ...

 

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Vraiment ce canton va mal.

Impossible d’obtenir un consensus sur la mobilité.

Berne nous regarde en rigolant et à raison ne veut pas intervenir dans le débat sur une traversée de notre petit bout du lac.

Une Genferei de plus. A force nous allons devenir définitivement une réserve d’indiens.

Les incendiaires ont bouté le feu hier lors de la séance des questions du Conseil national. Ils savaient à dessein que Luc Barthassat allait se faire traiter de menteur. Sur l’échelle de Pinocchio, Messieurs Golay et Nidegger ont une importante longueur d’avance sur notre ministre.

Au lieu de tous tirer à la même corde, de proposer aux genevois un vrai choix, à savoir où mettre la traversée, nous nous querellons stupidement et nous nous ridiculisons.

Car, et ce sera le vrai résultat de cette votation : la traversée nous la voulons et nous ne désirons pas attendre 2050 ou 2060.

Si nous voulons aller de l’avant rapidement, il faudra avancer l’argent.

Donc un partenariat public-privé est obligatoire.

Et ce partenariat n’est pas automatique. Il dépend essentiellement de l’emplacement de cette traversée.

A l’heure actuelle, c’est clairement la grande traversée qui fait l’unanimité chez les potentiels investisseurs.

Venir dire le contraire c’est un degré de plus sur l’échelle de Pinocchio.

Si nous n’arrivons pas à un consensus, rien ne se ferra.

Alors quelques soit le résultat du 28, retrouvons-nous le 29 pour enfin présenter à Berne un projet pour les genevois et défendu par leurs représentants.

 

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12/09/2014

Une année...

 

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Le 13 septembre 2013, j’étais KO debout, complètement désarçonné, ne comprenant rien, doutant de tout, m’emportant violemment contre mes confrères psychiatres.

Adeline était morte. Pour rien ?

Elle prenait de grands risques pour défendre une idée magnifique. Réinsérer ceux qui avaient fait le pire, qui s’étaient mis en marge de notre société. Prouver qu’il était possible de tourner la page.

Idées humanistes ou complètement décalées ?

Nous nous sommes battus à quelques uns pour dire qu’elle n’était pas responsable, que nous étions responsables.

Nous pensions que notre gouvernement allait assumer ce dysfonctionnement majeur de nos institutions. Ses excuses m’avaient touché.

Et puis plus rien... Oui c’est vrai des rapports sans suites, à part un renforcement de certaines règles sécuritaires, mais aucune réponses à nos questions sur le contrôle interne obligeant à une surveillance d’une telle institution.

Une impression, comme d’habitude, de chercher des lampistes, ces fusibles si facile à changer.

Le conseil d’administration de des HUG a fâché en se défaussant et en n’assumant ses responsabilités.

Le Conseil d’Etat a essayé de mettre la faute sur les médecins et leur inutile secret médical.

Il a fallu que la parlement décide d’une commission d’experts pour que le directeur de l’hôpital sorte de sa réserve et admette que la responsabilité n’est pas seulement du côté de l’ex-directrice. Un petit pas.

J’attends depuis 1 an que nous assumions cette tragédie, que nous acceptions de dire que nous avons failli.

Je garde cet espoir, pas pour désigner un coupable, mais simplement pour remercier cette femme d’avoir assumé sa tâche sans se plaindre et s’être sacrifiée pour que nous puissions ouvrir les yeux.

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05/09/2014

Tout baigne...

 

 

 

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Je vous avais parlé de l’absence de tout contrôle d’une pièce d’identité lors d’un voyage Genève-Athènes avec la compagnie Swiss. 

Je m’en étonnais.

J’en ai eu la confirmation par le directeur de l’aéroport.

Oui, les compagnies ne contrôlent que la carte d’embarquement et plus du tout le passeport, sauf Easyjet®, lorsque vous voyagez dans l’espace Schengen.

Donc, vous pouvez, sans difficulté, voler sous une fausse identité ou faire voyager quelqu’un sous votre identité.

Et comme les contrôles sont automatisés, une femme peut voyager à la place d’un homme.

Je maintiens que ce système est potentiellement dangereux.

Mais, il semble que tout baigne et que nous pouvons dormir sur nos deux oreilles.

Même si j’ai un gros doute qui me taraude…

Allez, je vais déposer une question urgente à notre bon Conseil d’Etat.

 

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02/09/2014

Des moyens considérables !

 

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J’ai appris de sources sûres que le TCS allait dépenser 800 000 francs pour sa campagne de soutien à la traversée de la rade.

Je ne rappelle pas, comme sociétaire de ce club, d’avoir donné mon avis sur cette dépense.

Je ne pense pas non plus avoir été approché par une consultation interne pour savoir ce que pensait la majorité de membres, et je peux vous dire que je ne suis pas seul à m’offusquer de cette méthode peu démocratique.

Comme comparaison le PDC, qui a décidé de sa position après une assemblée des délégués et un débat contradictoire engagera seulement 16 000 francs.

De toute façon, l’initiative UDC va être balayée par le peuple.

Avant chaque votation je fais un petit sondage auprès des personnes que je rencontre et pas une seule ne m’a dit vouloir voter la traversée de la rade.

Les lendemains de votation risquent d’être très durs pour la direction du TCS.

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01/09/2014

On se trompe de débat.

 

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Force est de constater la faiblesse du débat sur la caisse publique d’assurance maladie.

On argumente sur des détails techniques et on n’en parle pas de l’enjeu.

La question, à laquelle vous devrez répondre, est de savoir qui va piloter la politique de santé.

Vous ou les assurances maladies !

Par rapport à 1996, le début de la LAMAL, les caisses maladies sont devenues de grands groupes économiques actifs dans tous les secteurs de la santé avec des moyens financiers considérables.

Elles peuvent influer, et elles le font, sur toutes les décisions concernant votre santé.

La Confédération et les cantons n’ont strictement plus rien à dire.

Une caisse publique permettra de recentrer le débat en vous donnant le contrôle du système, les caisses redevenant des simples organes de remboursement sans aucune autre implication.

Enfin nous pourrons parler prévention, coûts des traitements, prises en charge des malades, coordination hospitalière, politique de la personne âgée.

En cas de refus, les caisses maladies auront gagné et elles continueront à développer une médecine à deux vitesses, tout pour le privé et rien pour la base.

Vous n’aurez plus le choix de votre médecin et le catalogue de prestation sera réduit.

 

Posez-vous simplement cette question : le système de santé doit-il être piloté démocratiquement ou bien doit-il être délégué à quelques responsables de caisse maladies ?

 

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