21/10/2014

Faut-il subventionner les cliniques privées ?

 

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Depuis quelques années, l’Etat subventionne les cliniques privées en échange de la prise en charge par celles-ci de patients n’ayant qu’une assurance de base.

Le problème, pour les médecins privés, est que ce système est opaque et qu’il est difficile voir impossible d’en bénéficier pour leurs patients.

Cela dépend principalement du bon vouloir de la clinique et du médecin qui y travaille.

Ces critiques avaient été prises en compte par l’Etat qui avait décidé de diminuer la subvention.

Il semble que Monsieur Poggia veuille tout remettre à plat et renâcle a donner  tout ou partie de la somme promise.

Nous avons reçu un courrier très critique de la part des cliniques privées arguant du fait qu’elles étaient moins chères (8%) et que l’Etat donner 9 millions pour la division privée de l’hôpital cantonal.

La question de fond qui pour moi mérite d’être posée est celle –ci. L’Etat doit-il subventionner le privé ?

Pour le groupe PDC du Grand Conseil, c’est clairement non.

Mais cela doit concerner aussi bien les cliniques privées que la division privée de l’hôpital cantonal.

La députation PDC va donc proposer de supprimer ces subventions dans le cadre du budget 2015, pour une somme d’environ 15 millions, et d’utiliser cet argent pour combler les coupes des prestations sociales décidées par le Conseil d’Etat.

 

 

 

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Commentaires

Sur le principe, je vous donne raison. Il ne faut pas être dupe, cette pseudo-concurrence (encore une) voulue par le législateur, n'est que l'expression de la volonté des assureurs privés, qui ont ainsi bénéficié de 1,5 milliard d'argent public, sans pour autant le répercuter sur les primes des assurances complémentaires.
Quant au coût prétendument inférieur des cliniques, encore faut-il comparer ce qui est comparable. Si les assureurs eux-mêmes, et le Surveillant des prix, admettent un tarif supérieur pour les hôpitaux universitaires, c'est bien parce que cela a une raison: ils doivent recevoir TOUS les cas qui se présentent, et donc les cas les plus lourds. Ils doivent aussi offrir un service à la population que les cliniques n'offrent pas.
Néanmoins, une exclusion des cliniques de la planification hospitalière cantonale aurait un risque élevé d'être sanctionnée par les tribunaux, car le législateur impose de prendre cette offre en considération. C'est la raison pour laquelle Genève a mis en place une méthode objective et scientifique pour l'attribution des mandats, et dans ce cadre, il n'y a pas de raison d'exclure la clinique privée des HUG, qui entre logiquement en concurrence avec les cliniques privées, et qui, en fonction de critères de qualité supérieurs, doit être privilégiée pour certains pôles de compétence. Cela est d'autant plus vrai que la clinique des HUG n'a pas d'actionnaires à qui verser des dividendes, et que les bénéfices réalisés profitent au financement du secteur public.
En conclusion, il ne serait pas opportun d'obliger Genève à adopter une position contraire au droit fédéral en excluant les cliniques de sa planification.

Écrit par : mauro poggia | 21/10/2014

Buchs le gauchiste. Dites-moi vous en avez discuté avec Philippe G. J'ai l'impression qu'il est furieux contre vous, pas content du tout du tout le Philippe. Vous pourriez montrer un peu plus de solidarité avec vos camarades-entrepreneurs du parti C'est quoi votre problème ? vous n'aimez pas les petits poissons qui nagent au milieu de la pédiatrie. Quant au parvenu Poggia, ex-PDC ne l'oublions pas, avant d'avoir utilisé les gogols du MCG comme troupe d'aboyeurs pour sa propre carrière, et bien qu'il supprime la faculté des professeurs des HUG d'avoir des patients privés, là on verra s'il est aussi attachés aux valeurs de justice dont il s'affuble en période électorale.

Écrit par : Anastase | 21/10/2014

Anastase ces tiraiilées entre vous et Monsieur £Buchs font le bonheur des nostalgiques des bistrots de quartier!
On en redemande)rire
très belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 21/10/2014

On a surtout l'impression qu'il n'y a aucune stratégie.

Une fois on veut décharger les hôpitaux publics (très apprécié lors des dernières vagues de froid à GE et les multiples fractures que les HUG n'arrivait plus à traiter rapidement), une fois on parle d'égalité de traitement et maintenant on parle de supprimer cette subvention.

Attendons encore un mois et on parlera de l'augmenter cette subvention...

Écrit par : MC | 22/10/2014

Ne faudrait-il penser aux patient-assurés? Les coûts du traitement hospitalier en division commune sont aujourd'hui partagés entre l'assurance-maladie obligatoire et l'Etat, sans compter ce que le patient doit payer de sa poche. L'assurance complémentaire ne devrait payer que la plus value du traitement en division privée. Retirer la participation de l'Etat aux assurés qui se font soigner dans une clinique constitue une inégalité de traitement inique. On les punit en quelque sorte de vouloir échapper aux institutions publiques. Supprimer toute participation de l'Etat comme le propose Bertrand Buchs est tout aussi injuste puisque tous les assurés en complémentaire en feront les frais, à moins de renoncer simplement à des soins en privés.

Les assureurs (toujours eux!) devraient baisser leurs primes complémentaires pour montrer qu'ils sont réellement concurrentiels dans ce domaine et pas seulement à l'affut de quelques pigeons. Quant aux médecins bien formés qui ont renoncé à une carrière académique aux HUG, ils souffrent de devoir envoyer leurs patients à l'hôpital parce que le financement n'est pas assuré dans une clinique quand ils peuvent leurs proposer eux-mêmes une opération qu'ils maîtrisent parfaitement. Il est vrai que sans médecin, nous ne connaîtrions pas tous ces problèmes de financement des soins...!

Écrit par : Pierre-Alain Schneider | 22/10/2014

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