30/10/2014

Vite une Aspirine...

 

ACG.gif

 

La grande question du concours était qui fait quoi.

Réponses obligées pour le 29 octobre.

Résultats,  un bon élève qui a rendu sa copie, les autres pas terribles.

Et en plus, les cancres sont vexés.

Bref comme dirait l’autre, c’est super mal parti.

La nouvelle répartition des tâches entres les communes et l’Etat fait problème.

Le hic, c’est que depuis hier nous ne connaissons que la position du Conseil d’Etat.  

Avec l’impression d’une petite exaspération de la part de notre exécutif cantonal.

Pas très diplomatique comme façon de procéder. Un questionnaire, des coches et des croix à mettre. Froid et peu sexy.

Alors comme dans tout problème, il faut enfiler sa salopette et mettre les mains dans le cambouis pour essayer de comprendre le fond du problème.

Il semble que les relations entre le Conseil d’Etat et l’Association des communes genevoises soient tendues, pour rester urbain.

Avec cette question qui fâche, mais que j’adore poser. A quoi sert l’Association des communes genevoises ?

Structure opaque et peu démocratique ?

Hier à Forum, notre Président de la République, monsieur Longchamp, a, avec une certaine gourmandise, rappelé que 50% des conseillers municipaux avaient démissionné lors de cette législature.

Si je décode, cela veut dire que les législatifs communaux ne servent à pas grand choses et que tout se mitonne au niveau de l’Association des communes genevoises entre gentes dames et beaux messieurs.

Comme élu carougeois, je n’ai aucun contrôle sur cette structure. Et pourtant je vote des lignes budgétaires la concernant. Je ne suis pas représenté (c’est un club exclusivement réservés aux exécutifs).

Je sais, je peux m’opposer à certaines décisions. Mais pour que mon avis compte il faut qu’un certain nombre de conseils municipaux me suivent. Alors on baisse les bras et on se désintéresse. Impossible de gérer correctement les oppositions.

Je ne peux pas admettre qu’à côté de structures démocratiquement élues et représentatives du peuple, il existe un tel lobby.

Il faut de toute urgence une réforme de cette association, pour qu’elle représente valablement les exécutifs et les législatifs communaux et que toutes ses décisions soient entérinées par les législatifs municipaux.

06:54 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Chers Bertrand,

Je ne parlerai pas du "couac" entre le Conseil d'Etat et l'ACG au sujet de la nouvelle répartition des tâches, ne connaissant pas la raison de l'absence de devoirs rendus par l'ACG.

Sur la gouvernance de l'ACG, d'un point de vue démocratique helvétique, on peut en effet s'étonner que les décisions prises par cette instance ne se fassent qu'au niveau des élus exécutifs des communes genevoises qui daignent se rendre aux assemblées (car comme il n'y a pas de jetons de présence certains Conseillers administratifs y sont régulièrement absents...) et que les membres des délibératifs communaux n'y ont qu'un droit de "référendum".

Certes, dans la pratique, nos Conseils municipaux ne font donc que de valider au budget communal l'augmentation des versements à l'ACG, mais...

Comment nos conseillers municipaux, qui pour une bonne moitié ne maîtrisent déjà pas les simples questions de leur propre commune, pourraient-ils apporter un réel apport aux décisions prises lors des AG de l'ACG ?
Comment défendre à l'ACG les modifications de structure du GIAP, p.ex., alors que l'on ne connait même pas le nombre de collaborateurs du parascolaire de sa propre commune ?

Il faut bien se rendre compte qu'à l'évidence, seuls des membres de l'exécutif ont une connaissance suffisante des sujets traités pour négocier (oui, car il faut négocier toutes les communes n'ayant pas les mêmes intérêts) face aux autres collectivités communales ou l'Etat...
Envoyer un Conseiller municipal lamda aux AG de l'ACG risque simplement d'y envoyer un type qui n'approuve ou ne refuse qu'en fonction des lobbyistes influents qu'il aura rencontré 5 minutes avant le vote !

Bien que certainement imparfait, le système de représentation actuel permet à chaque commune d'y être représentée par une personne compétente quelque soit le sujet traité (si ce n'est pas l'un des 3 magistrats qui maîtrise le sujet, ça sera l'autre en fonction des dicastères gérés).

La démocratie helvétique étant basé sur le principe de la délégation de pouvoir (par l'élection principalement), il faut savoir admettre que l'on ne peut donc pas décider de tout, mais faire confiance à nos élus des exécutifs municipaux... quitte à ne pas les réélire par la suite si on estime qu'ils ont fauté.

Écrit par : Philippe C. | 30/10/2014

Aspirine... c'est joli.

C'est le prénom de votre dernière petite fille ?

Écrit par : Tagada Tsoin Tsoin | 30/10/2014

Les commentaires sont fermés.