05/01/2015

Quelles économies ?

 

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Alors comme ça, Monsieur Berset veut supprimer les franchises de 2000 et 2500 francs.

 Il considère que les rabais consentis par les assurances maladies sont trop hauts.

Selon ses calculs, les assurances verraient leurs entrées augmenter de 900 millions, soit une baisse de 3 % des primes pour tous les assurés.

Le plus drôle, c’est que les caisses maladies désirent augmenter les franchises.

Le problème, c’est que ce calcul est purement théorique.

Monsieur Berset ; faites-vous confiance aux caisses maladies pour répercuter une baisse de primes ?

Quid des personnes qui font l’effort de payer 2000 et 2500 francs de leur poche ?

Sachant que s’ils tombent malades, le rabais de prime ne couvrira jamais ces sommes.

Ils participent donc déjà à une diminution des dépenses à la charge de l’assurance maladie.

Ils obligent également leurs médecins à ne pas prescrire des examens inutiles.

Ce genre de décision est une nouvelle façon de faire payer la classe moyenne.

Alors allons au bout de la logique, Monsieur Berset.

Une franchise unique et une prime unique pour toute la Suisse ?

 

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Commentaires

Bonjour Dr Buchs,

" Une franchise unique et une prime unique pour toute la Suisse ? "

Oui pourquoi pas, on peut rêver, mais ce n'est pas demain que les cantons les plus économes en soins de santé accepteront de couvrir une partie des frais des Genevois, eux dont les coûts de la santé sont les plus élevés de Suisse.
Pour l'heure il faut bien constater que ce genre de "réformettes" relève avant tout du bricolage, mais ne saurait en aucun cas maîtriser les coûts de la santé.
Le système de santé suisse, une équation à multiples inconnues dont chacun prétend détenir la solution ...

Meilleurs voeux et surtout, coûts élevés obligent, ... bonne santé à tous !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 05/01/2015

Cher Jean d'Hōtaux, en cas d'accident la valeur du point est la même pour toute la Suisse. Et il n'y a pas de problème.

Écrit par : Bertrand Buchs | 05/01/2015

Bonjour,

Genevois les plus dépensiers...par contre il semblerait que se soit la croix et la banière pour obtenir le des perçus de la part du canton de Genève. D'ou la raison qu'on a presque d'année en année des remboursements de 3, 4 voir 8 francs sur nos primes.

Si on baissait le nombre de lobbyiste à Berne on baisserai peut être la facture ou les magouilles... dans tous les cas on s'en sortirai grandi.

Écrit par : plumenoire | 05/01/2015

@ Dr Buchs :

" ... en cas d'accident la valeur du point est la même pour toute la Suisse. Et il n'y a pas de problème. "

Certes, mais peut-on réellement comparer la couverture "accidents" avec celle de la "maladie" ?
Pour moi qui ne suis pas un spécialiste dans ce domaine, il me semble que les risques "accidents" sont moins complexes à maîtriser : meilleure répartition des risques selon les classes d'âge, ainsi qu'un nombre plus faible d'intervenants et d'offres de soins, d'où une meilleure visibilité me semble-t-il ?

Pour en revenir à la suppression des franchises les plus élevées dans la couverture "maladie", ceux qui les ont contractées sont probablement aussi ceux qui sont les moins enclins à "surconsommer" de la médecine, pour ne pas dire les plus raisonnables au regard des coûts de la santé. Ce sont eux également qui seront les dindons de la farce de cette "réforme" présentée par Alain Berset, puisque celle-ci peut être appliquée par le Conseil Fédéral par voie d'ordonnance et de ce fait ne nécessite aucune loi. Par conséquent aucun référendum n'est possible ...
De ces dindons de la farce, je fais partie ... ;o((

La solidarité c'est bien, la responsabilité c'est mieux !

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 05/01/2015

au risque d'être désagréable, je prône que le conseiller fédéral du département de l'intérieur, soit d'une région qui est économe, et que son expérience de terrain l'ait réellement amené à proposer de vraies réformes. Malheureusement l'actuel s'acharne sur les plus faibles tout en ménageant les plus forts. C'est typique d'un gouvernement technocratique. Dans les faits les deux dernières années de vie engendre la moitié des coûts. Les hôpitaux sont souvent en doublon, mais politiquement bien défendus. Quant aux privés ils sont à la merci de décisions politiques et se battent pour leur survie.

Écrit par : Besse Jean-Marc | 06/01/2015

La solution à ce problèmes se par le ticket modérateur pour les affections secondaires.

Écrit par : Besse Jean-Marc | 06/01/2015

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