08/01/2015

Etonnantes réactions...

 

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Lundi, plus de 11 000 signatures étaient déposées pour que les genevois puissent donner leur avis sur une grande traversée autoroutière du lac.

Démarche logique après l’échec de la traversée de la rade et devant le fait de l’absence d’une majorité politique pour défendre cette proposition à Berne.

Ce projet, qui est inscrit dans le plan directeur cantonal 2030, n’a aucune chance à l’heure actuelle de récolter le plus de petits des centimes confédéraux.

Il faut donc une volonté populaire.

Les réactions ont été multiples et chacun a campé sur ses positions dogmatiques. Normal.

Mais une prise de position m’a interpellé, celle d’un conseiller aux états vert.

Il déclarait clairement sa préférence pour uniquement un élargissement de l’autoroute de contournement.

Soit.

Mais depuis que ce projet semble avoir été pris en compte par la Confédération, je n’arrêt pas de me dire : « Mais comment vont faire les ingénieurs pour mener à bien ce chantier et combien cela va-t-il nous coûter ».

J’ai posé la question à de multiples intervenants et personne n’a pu me répondre.

Alors que la traversée du lac est clairement définie et que son coût est connu, l’élargissement de l’autoroute de contournement ressemble à une monstre supercherie.

Cher lecteur comment allons nous faire, sans restreindre le trafic, pour élargir des tunnels, un viaduc et une tranchée couverte.

Des travaux gigantesques, qui risquent de durer des lustres avec clairement des restrictions de circulation, donc une péjoration claire de la mobilité.

Et juste pour faire passer des voitures supplémentaires.

Pourquoi ne commence-t-on pas par la traversée du Lac ?

Cela me semble tellement logique sur tous les plans.

Voilà un projet qui va créer des emplois (zones industrielles) et permettre la construction de logement, qui va permettre de requalifier le centre ville et créant de vrais zone piétonnes, une priorité aux transports publiques et à la mobilité douce.  Qui va permettre à Genève d’envisager, d’une façon crédible, son développement.

Quel manque d’ambition et d’intelligence.

 

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Commentaires

Et voilà, on recommence. Cette fois ce ne sera pas pont ou tunnel, (quoique...) mais lac ou contournement. Et au final, rien ne se fera.

Écrit par : Pierre Jenni | 08/01/2015

C'est là que nous prenons conscience du chemin à parcourir pour convaincre une majorité des Genevois: les socialistes et verts sont majoritairement contre la traversée du Lac pour des profondes raisons idéologiques, superficiellement déguisées ici ou là en arguments pseudo-objectifs. Reste à convaincre la population du centre-ville qu'une telle traversée va diminuer le trafic sur les quais, puis les habitants de Meyrin, Bernex, Onex, Lancy etc. qu'une telle traversée, qui ne leur rapporte pas grand chose directement, sert l'"intérêt supérieur" du canton. Y'a du boulot, d'autant plus que nos élus à Berne ne nous aident pas! Espérons que ça changera après les élections fédérales.

Écrit par : Ashwani Singh | 08/01/2015

Monsieur Buchs,

Le tracé que je propose répond parfaitement à la demande exprimée par l'initiative que votre parti a lancée, avec d'autres. Comme le tracé publié par le gouvernement genevois en mars 2011, auquel vous faites vraisemblablement référence, il relie l'embouchure du Vengeron à la douane de Thônex-Vallard; il s'en distingue en ceci qu'il relie ces deux points au plus court possible, sans faire le grand détour par la campagne genevoise, peu dense.

C'est ce grand détour à travers une zone peu dense, essentiellement réservée à l'agriculture, dont les intentions genevoises de densification sont fort modestes (moins de 5'000 habitants), qui fait obstacle à la prise en charge par la Confédération du projet présenté par le gouvernement. La Confédération a mis sur pied des méthodes de comparaison objective de l'utilité et de l'efficacité des projets qui naissent dans l'ensemble du pays, afin de déterminer de manière intelligente et équitable les priorités.

Le tracée que je propose est d'un tiers moins long que celui du projet "cantonal". La Confédération a chiffré le coût de la solution "cantonale", entre 4,2 et 5,0 milliards. Une simple règle de trois, sommaire, mais suffisante pour donner un ordre de grandeur, laisse espérer une économie comprise entre 1,4 et 1,7 milliard.

Cette économie massive, le fait que mon tracé draine essentiellement des zones denses, le fait aussi qu'il relie aussi directement que possible les réseaux autoroutiers suisse et français, rendent le ralliement de la Confédération probable. Pour accepter de prendre en charge le tracé "cantonal", comme vous le savez, la Confédération exige de Genève des décisions d'aménagement du territoire: le canton doit décider de densifier les zones qui seraient desservies. La nouvelle LAT, qui interdit désormais de supprimer toute zone agricole si elle n'est pas remplacée simultanément ailleurs, appliquée avec fermeté par la Confédération (l'office fédéral du développement territorial vient de faire recours au Tribunal fédéral contre une décision vaudoise), ne rendra certainement pas facile de telles choix.

C'est pour ces raisons que je plaide pour mon tracé, qui ne pose aucun problème de cette nature.

Par ailleurs, mon tracé s'inscrit dans un projet qui projette d'associer dans la même traversée du Lac le ferroviaire à la route, réalisant une maille ferroviaire: Cornavin - Prégny - Eaux-Vives - Champel - Carrouge-Bachet - Lancy-pont Rouge. Mon tracé de traversée du Lac se prête parfaitement à cette maille, le tracé du projet "cantonal" non.

Vous trouverez tous les détails de ma proposition à l'adresse suivante:

https://sites.google.com/site/geneverailroute/etude

Écrit par : weibel | 09/01/2015

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