22/01/2015

Yasmin.

 

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Le Tribunal Fédéral a tranché. La firme pharmaceutique Bayer n’est pas responsable des risques engendrés par son médicament Yasmin, une pilule dite de troisième génération.

Le risque d’embolie pulmonaire, deux fois plus élevé, était connu des médecins et il n’était pas nécessaire que cette notion figure dans la notice pour les patients.

 

Trois remarques.

Premièrement : la prescription d’un médicament n’est jamais un geste banal. Toutes les substances pharmaceutiques sont dangereuses.

Il faut donc à chaque fois mettre dans la balance les risques et les avantages.

C’est notre responsabilité de médecin et on doit l’assumer. Cette prescription doit être, en outre, contrôlée par un pharmacien, ce qui permet un double check normal dans toutes les procédures à risque.

 

Deuxièmement : Cette prescription doit être faite en collaboration avec le patient. Ce n’est pas un ordre, qui doit être exécuté sans discussion, mais une proposition qui doit être partagée. Cela veut dire que le médecin doit informer son patient des risques. Cela ne veut pas dire qu’il ne doit plus en assumer les conséquences, mais la relation thérapeutique repose sur un concept d’égalité.

Je vous fais confiance, vous me faites confiance.

Troisièmement : La firme pharmaceutique doit également assumer sa part de responsabilité. Elle ne peut pas se cacher derrière le médecin. Le patient doit pouvoir, s’il désire lire la notice, savoir les risques qu’il prend. Avoir décidé d’occulter les risques d’embolies pulmonaires est scandaleux. Cela veut dire que l’on fait passer le côté marketing avant le côté médical. Sur ce point, je ne comprends pas la décision du Tribunal Fédéral.

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