25/01/2015

Fallait-il accepter ?

 

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La presse de cette fin de semaine nous apprend que c’est un particulier qui va payer, à la place du canton, notre participation au fond de dédommagement pour les enfants placés.

Ce geste est respectable et émouvant.

Reste une question de fond ; le canton peut-il, dans certaines situations d’ordre morale, avoir recourt à une forme de mécénat.

Pour moi, clairement non.

C’est NOUS TOUS que l’Etat doit représenter. NOUS avons failli. NOUS avons laissé ces enfants dans des situations physiques, psychiques, scandaleuses.

Ce que nous apprenons nous bouleverse.

Il faut que toute la communauté fasse acte de repentance.

Donner une certaine somme d’argent ne suffira pas mais c’est un geste symbolique.

C’est à l’Etat de la faire.

Et à personne d’autre.

Je vais intervenir dans ce sens au Grand Conseil.

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22/01/2015

Yasmin.

 

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Le Tribunal Fédéral a tranché. La firme pharmaceutique Bayer n’est pas responsable des risques engendrés par son médicament Yasmin, une pilule dite de troisième génération.

Le risque d’embolie pulmonaire, deux fois plus élevé, était connu des médecins et il n’était pas nécessaire que cette notion figure dans la notice pour les patients.

 

Trois remarques.

Premièrement : la prescription d’un médicament n’est jamais un geste banal. Toutes les substances pharmaceutiques sont dangereuses.

Il faut donc à chaque fois mettre dans la balance les risques et les avantages.

C’est notre responsabilité de médecin et on doit l’assumer. Cette prescription doit être, en outre, contrôlée par un pharmacien, ce qui permet un double check normal dans toutes les procédures à risque.

 

Deuxièmement : Cette prescription doit être faite en collaboration avec le patient. Ce n’est pas un ordre, qui doit être exécuté sans discussion, mais une proposition qui doit être partagée. Cela veut dire que le médecin doit informer son patient des risques. Cela ne veut pas dire qu’il ne doit plus en assumer les conséquences, mais la relation thérapeutique repose sur un concept d’égalité.

Je vous fais confiance, vous me faites confiance.

Troisièmement : La firme pharmaceutique doit également assumer sa part de responsabilité. Elle ne peut pas se cacher derrière le médecin. Le patient doit pouvoir, s’il désire lire la notice, savoir les risques qu’il prend. Avoir décidé d’occulter les risques d’embolies pulmonaires est scandaleux. Cela veut dire que l’on fait passer le côté marketing avant le côté médical. Sur ce point, je ne comprends pas la décision du Tribunal Fédéral.

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16/01/2015

Une pharmacie privée à l'hôpital.

 

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La semaine prochaine, Pharma Genève, va soumettre à ses membres le concept de gestion et de fonctionnement d’une officine qui se trouvera dans l’enceinte du nouveau bâtiment des lits de l’Hôpital cantonal.

Elle appartiendra à l’association.

Pharma Genève n’avait pas trop le choix. Le Conseil d’administration des HUG ayant décidé de permettre l’installation d’une officie privée, il fallait éviter qu’elle soit gérée par une grande chaine de pharmacie.

Reste la question de la finalité d’une telle décision.

Pourquoi une pharmacie dans un tel lieu alors qu’il existe de multiples offices sur le territoire du canton de Genève ?

N’est-ce pas une forme de concurrence déloyale ?

Est-ce un nouveau concept pour vouloir rentabiliser les surfaces par des commerces ?

Alors pourquoi pas une Migros ou une Coop ?

On me répond que c’est pour faciliter la vie des patients. Plus besoins d’aller chercher une pharmacie de garde qui n’a pas toujours tous les médicaments à disposition.

Beaucoup de pharmaciens privés trouvent cet argument étrange, car cela fait des années qu’ils assument les gardes sans aucun problème ?

 Je croyais que la loi interdisait ce genre d’installation.

Par exemple, une pharmacie s’est ouverte dans le centre d’OnexSanté et un procès est en cours.

il va falloir juger de son utilité, non pas commerciale, mais professionnelle sur un moyen terme.

En espérant que la profession ne va pas s’affronter et débuter une guerre entre les pros et les antis.

Franchement, je ne suis pas convaincu, mais je ne suis pas pharmacien.

Alors espérons que cette noble profession ne se tirera pas une balle dans le pied.

 

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15/01/2015

Et le Carouge dans tout cela !

 

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Hier, le Conseil d’Etat a annoncé qu’il déposera un projet de loi d’investissement pour la construction de la Nouvelle Comédie.

42 millions.

Mazette, voilà qui est du solide.

Pour la culture ? Ou pour soutenir un projet immobilier disproportionné, dont la rentabilité sera probablement catastrophique ?

Un nouveau stade de Genève ?

Nous avons un gros problème à Genève, d’abord on passe tous les caprices de la Ville, et puis on pense qu’un politique culturelle se fait à coup de millions.

Avec l’idée que puisque c’est cher, c’est bien.

Et le Carouge dans tout cela.

Le premier théâtre du Canton, en nombre de spectateurs, en nombre de créations, en nombre de représentations, à Carouge et à l’étranger, pour une pièce de théâtre, en termes de rentabilité, en termes de gestion, en termes de reconnaissance internationale.

Rien pour la construction du nouveau théâtre, alors que le crédit d’étude a été voté et que le crédit de construction sera présenté en 2016.

Rien pour un projet qui est lui proportionné et qui va permettre de faire des économies dans le fonctionnement du théâtre.

Malheureusement, dans la tête de nos Princes, Carouge est en province et son théâtre fleure bon le théâtre de patronage.

Je vais me battre au parlement pour que ce PL soit amendé.

Une simple question de justice.

La solution : 32 millions pour la Comédie et 10 pour Carouge.

 

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12/01/2015

Est-ce suffisant ?

 

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Comment je vais faire pour ne pas regarder de travers, dans la rue, toutes personnes différentes.

Avoir la trouille de l’autre...

Avouez que cela est déjà dans votre tête.

J’ai peur, je me cache, je me replie je me tais, je rumine, ce n’est pas de ma faute, aux autres de se justifier, de changer.

Je peux dire que je m’appelle Charlie, mais dans 1 semaine, deux semaines, quoi de neuf.

Notre monde sera toujours aussi vide.

Nous ne savons plus d’où nous venons, nous ne connaissons plus nos racines. Nous avons fait de la laïcité notre religion d’Etat au non du politiquement correct.

Comment dans ces conditions ne pas dire tout et n’importe quoi.

Pourquoi demander aux musulmans de se justifier, de s’excuser, de nous donner des réponses.

Sommes-nous de meilleurs parents ?

Sommes-nous de meilleurs politiques ?

Sommes-nous de meilleurs croyants ?

C’est en balayant devant notre porte que nous nous gagnerons le combat contre tous les obscurantismes.

Un Homme qui sait qui il est, n’a jamais peur de l’Autre.

 Il n’aura pas besoin de vouloir avoir raison, il n’aura pas besoins de se justifier, il n’aura pas besoin d’avoir mauvaise conscience.

Soyons Nous, assumons nos racines et surtout enseignons les.

Samedi, dans le journal le Temps, Marek Halter, déclarait : «  Dieu est de retour et cela complique tout ».

Nous avons voulu évacuer ce drôle de bonhomme, traumatisé par la Shoah, au lieu de se dire que ce qui était arrivé était le fait d’hommes et de femmes endoctrinés et sans culture.

Et bien, il est revenu et nous sommes sans réponse face à lui.

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08/01/2015

Etonnantes réactions...

 

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Lundi, plus de 11 000 signatures étaient déposées pour que les genevois puissent donner leur avis sur une grande traversée autoroutière du lac.

Démarche logique après l’échec de la traversée de la rade et devant le fait de l’absence d’une majorité politique pour défendre cette proposition à Berne.

Ce projet, qui est inscrit dans le plan directeur cantonal 2030, n’a aucune chance à l’heure actuelle de récolter le plus de petits des centimes confédéraux.

Il faut donc une volonté populaire.

Les réactions ont été multiples et chacun a campé sur ses positions dogmatiques. Normal.

Mais une prise de position m’a interpellé, celle d’un conseiller aux états vert.

Il déclarait clairement sa préférence pour uniquement un élargissement de l’autoroute de contournement.

Soit.

Mais depuis que ce projet semble avoir été pris en compte par la Confédération, je n’arrêt pas de me dire : « Mais comment vont faire les ingénieurs pour mener à bien ce chantier et combien cela va-t-il nous coûter ».

J’ai posé la question à de multiples intervenants et personne n’a pu me répondre.

Alors que la traversée du lac est clairement définie et que son coût est connu, l’élargissement de l’autoroute de contournement ressemble à une monstre supercherie.

Cher lecteur comment allons nous faire, sans restreindre le trafic, pour élargir des tunnels, un viaduc et une tranchée couverte.

Des travaux gigantesques, qui risquent de durer des lustres avec clairement des restrictions de circulation, donc une péjoration claire de la mobilité.

Et juste pour faire passer des voitures supplémentaires.

Pourquoi ne commence-t-on pas par la traversée du Lac ?

Cela me semble tellement logique sur tous les plans.

Voilà un projet qui va créer des emplois (zones industrielles) et permettre la construction de logement, qui va permettre de requalifier le centre ville et créant de vrais zone piétonnes, une priorité aux transports publiques et à la mobilité douce.  Qui va permettre à Genève d’envisager, d’une façon crédible, son développement.

Quel manque d’ambition et d’intelligence.

 

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06/01/2015

Un grand merci à SantéSuisse.

 

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Juste avant les fêtes, j’ai reçu de la part de la Caisse des Médecins, la société coopérative qui gère ma facturation, le message suivant : « Sur injonction de plusieurs caisses-maladie, la Caisse des Médecins a été sommée de cesser avec effet immédiat d’établir des factures accordant un rabais de 10% aux patients dans leur forme actuelle (montant du BVR différent de celui de la facture)…Pour l’avenir afin d’être en totale conformité avec les règles de la Lamal une remise accordée à un patient doit être obligatoirement mentionnée sur la facture qui est envoyée à l’assurance ».

Donc voilà, je suis sommé de renoncer de décider ce que je fais de mes factures.

En conformité avec les règles, et non la Loi, certaines caisses maladies décident.

Drôle de démocratie.

Cela ne m’étonne pas, puisque depuis 1996, les assurances maladies font comme elles veulent.

Donc fini d’aider les patients qui ont de la peine à boucler leur fin de mois.

Je perdais 10 % sur ma consultation, l’assurance ne perdait rien.

En quoi cela les regarde. J’établis une facture pour mon patient en non pour l’assurance, tout en devant respecter le TARMED.

La médecine libérale est vraiment en train de mourir.

Nos confrères français s’en sont également rendu compte, eux qui se battent pour ne pas être payés directement par les assurances, mais toujours par le patient.

Ils ont compris qu’ils devenaient les otages des assurances.

J’en ai un poil ras la casquette…

 

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05/01/2015

Quelles économies ?

 

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Alors comme ça, Monsieur Berset veut supprimer les franchises de 2000 et 2500 francs.

 Il considère que les rabais consentis par les assurances maladies sont trop hauts.

Selon ses calculs, les assurances verraient leurs entrées augmenter de 900 millions, soit une baisse de 3 % des primes pour tous les assurés.

Le plus drôle, c’est que les caisses maladies désirent augmenter les franchises.

Le problème, c’est que ce calcul est purement théorique.

Monsieur Berset ; faites-vous confiance aux caisses maladies pour répercuter une baisse de primes ?

Quid des personnes qui font l’effort de payer 2000 et 2500 francs de leur poche ?

Sachant que s’ils tombent malades, le rabais de prime ne couvrira jamais ces sommes.

Ils participent donc déjà à une diminution des dépenses à la charge de l’assurance maladie.

Ils obligent également leurs médecins à ne pas prescrire des examens inutiles.

Ce genre de décision est une nouvelle façon de faire payer la classe moyenne.

Alors allons au bout de la logique, Monsieur Berset.

Une franchise unique et une prime unique pour toute la Suisse ?

 

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