26/02/2015

79 francs...

assurance-maladie-suisse-caisse-unique.jpg


 

Pendant des années, vous avez trop payé de primes d’assurances maladies. On vous a piqué vos tunes. Et pourtant vous en aviez bien besoin.

Et bien voilà comme solde de tout compte : 79 francs (pour être juste cela sera 237 francs à répartir sur 3 ans).

Et il aura fallu menacer, tempêter pour obtenir ce petit geste.

Mieux que rien me direz-vous !

Ou bien rien de mieux.

Rapidos on vous donne un susucre, et on passe à autres choses.

Et si on achetait notre silence.

Quid des réserves.

Comment les gérer, pourquoi sont-elles toujours beaucoup plus hautes que le minimum exigé ?

Que rapportent-elles ?

Et pourquoi les assurances ne doivent-elles pas payer ces 79 francs.

Le montage financier est tout sauf clair, mais en fin de compte l’effort est fait par la Confédération et par les assurés.

Les caisses maladies s’en sortent super bien.

La morale de cette belle histoire c’est que nos caisses-maladies sont intouchables et que les réformes que nous appelons de nos vœux ne verront jamais le jour.

Ne vous en faites pas, je continuerai à me battre.

L’histoire ne fait que commencer.

17:19 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

25/02/2015

Comment faire simple ...

 

constitution2.jpg

 

Jeudi dernier, le Grand Conseil a décidé de changer la Constitution pour permettre à la Cour des comptes de réviser les comptes de l’Etat.

Je reviendrais dans un autre blog sur la question de fond.

Mon propos d’aujourd’hui se situe sur la forme.

Pourquoi devoir changer la Constitution alors que son article 222 al. 2 permet déjà à la Cour des comptes de faire cette révision.

Donc, le Grand conseil a décidé de demander au peuple de voter en novembre (tout changement de la Constitution oblige le vote des citoyens) alors qu’une simple modification de la loi sur la Surveillance suffisait.

Le Conseil d’Etat suggérait cette modification.

Il n’a pas été entendu.

Résultat un vote inutile qui va coûter entre 200 000 à 300 000 francs.

Encore une preuve du dysfonctionnement du Grand conseil.

Il n’a toujours pas compris ce qu’était une Constitution et il désire faire le travail du Conseil d’Etat.

Les Conseillers d’Etat assistent impuissant à un combat d’égo avec des partis qui n’arrivent plus à faire respecter un minimum de cohésion dans leur groupe.

Si le gouvernement dit blanc alors on répond obligatoirement noir.

On n’est pas sorti de l’auberge.

 

07:09 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

23/02/2015

Bientôt la retraite obligatoire pour les toubibs !

 

Peste.jpg

 

Alors comme cela, on veut me mettre à la retraite à 67 ans.

Trop dangereux semble-t-il pour mes patients.

C’est gentil d’y penser.

Mais avec le manque de toubibs, va falloir faire des heures sup.

Revenons dans la vraie vie.

Je remarque que la grande majorité de mes confrères arrêtent entre 65 et 70 ans.

Quelques psychiatres font des années supplémentaires, à leur rythme, tranquillou.

Pour les chirurgiens ou les obstétriciens, il est certain qu’il va falloir mettre une limite.

 Comme pour un pilote.

Le FMH doit montrer qu’elle se préoccupe de ce problème.

Elle doit édicter des règles claires et contrôlables.

La population nous fait confiance. A nous de lui rendre cette confiance.

 

07:14 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

19/02/2015

A quoi sert le Procureur général de la Confédération ?

 

blanchir.jpg

 

Bon, je ne suis pas juriste mais juste un péquenot. Mais quand même avec un petit peu de bon sens, on aurait pu penser, supputer, imaginer qu’une banque peut, pouvait, aurait pu (cocher la bonne réponse) recevoir de l’argent lié au crime organisé ou à la vente d’armes.

C’est vrai, il existe une loi qui l’interdit.

Donc puisque la loi existe, il est impossible que la loi soit détournée de son but.

Naïveté ou monstre fumisterie.

Je suis partial et j’ai tendance à croire à la deuxième solution.

Mais que la Confédération possède les fichiers de la HSBC depuis 6 ans et qu’elle attende le travail de centaines de journalistes, cela dépasse l’entendement.

La cerise sur le gâteau, c’est que même avec les preuves apportées par la presse, le Procureur ne réagisse pas.

Lorsque j’ai appris la perquisition de la banque, j’ai immédiatement pensé que le Procureur général du canton de Genève agissait sur mandat de la Confédération.

Et bien non.

Hier soir au TJ, j’ai assisté à une scène d’anthologie. Le Procureur Jornod a dit qu’il avait agi sur sa propre initiative et qu’il avait averti le Procureur de la Confédération qui lui avait souhaité bonne chance.

Bon, je vais aller prendre un comprimé d’antidépresseur pour pouvoir voir le monde en bleu ciel et me dire que JAMAIS les banques ont pu abriter de l’argent sale, ou alors à l’insu de leur plein gré.

La vie est belle et demain sera un nouveau jour.

 

PS : Merci, Monsieur le Procureur général Jornod d’avoir simplement fait votre boulot.

 

06:32 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

16/02/2015

Suite ...

 

Convention.jpg

 

L’annonce, dans le Matin Dimanche, que des informaticiens roumains, qui travaillaient chez Firmenich, gagnaient 800 euros pas mois a fait réagir plus d’un.

Je ne reviens pas sur les circonstances, le pourquoi et le comment.

Cette affaire vient au bon moment.

Et elle illustre mes propos de mes blogs précédents.

La préférence nationale oui, mais comment.

Quelles sont les métiers, ou les branches d’activité, où il existe une vraie concurrence déloyale entre le Suisse et le travailleur qui vient de l’étranger ?

Etonnamment silence et bouche cousu.

Pour moi, simplement celles où il n’y a pas de convention collective de travail et où il n’y a pas de responsabilité de l’entreprise qui sous-traite.

Les deux problèmes sont donc la sous-traitance  et l’absence de convention collective de travail.

Agissons immédiatement. Nous pouvons le faire et le secteur de la construction a déjà montré la voie.

Obligation en Suisse d’avoir une convention collective de travail.

Et responsabilité, à 100 %, pour le respect des salaires de la branche, à l’entreprise qui sous-traite.

 

06:39 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

13/02/2015

Effet d'annonce !

 

préférence.jpg

 

Le Conseil Fédéral a choisi la préférence nationale pour les emplois.

Le public se lève pour applaudir.

Mais que va-t-il se passer vraiment ?

A part fournir, en primeur,  aux offices cantonaux de l’emploi les offres d’emplois de la Confédération.

Je n’ai rien lu de particulier. Un vœu pieu.

Nous savons très bien qu’il va falloir une profonde réforme de notre formation pour qu’elle corresponde aux besoins de l’économie.

On aurait pu débuter cette réforme sans attendre la crise du 9 février 2014.

Je ne vois pas leur connexion.

A part faire un effet d’annonce.

Prenons un sujet que je connais bien.

La formation des médecins.

Le manque de toubibs n’a rien à voir avec l’initiative UDC.

La situation est préoccupante depuis des années.

Et rien ne va se faire avant longtemps.

Car ce n’est pas d’un coup de baguette magique qu’on pourrait décider de former 200 ou 300 médecins de plus par an.

Il va falloir augmenter le nombre des enseignants, les places de stages, les auditoires.

Cela va coûter beaucoup d’argent et les cantons ne vont pas vouloir faire le boulot à la place de la Confédération.

Je n’ai pas entendu qu’on allait augmenter les fonds pour la formation.

Surtout pas maintenant que la Suisse est dans les chiffres rouges.

 

13:30 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

12/02/2015

Un enterrement de première classe.

 

enterrement.jpg

 

Le Conseil Fédéral a décidé hier de ne rien faire ou si peu.

Oui, nous allons appliquer l’initiative contre l’immigration de masse, mais seulement sur le papier.

Parce que dans les faits, c’est une autre paire de manches.

Il y aura des contingents pour les travailleurs hors Union Européenne.

Mais pour l’Europe, on négocie d’abord et on propose ensuite, ce qui veut dire que nous allons revoter sur les accords bilatéraux.

Et voilà le travail, l’initiative sera pour une infime minorité des travailleurs qui viennent en Suisse.

Cela ne mangera pas de pain.

Pour le reste, cela ne servait à rien à être plus précis sur lintégration des retraités, de femmes et des réfugiées, car probablement on naura pas besoin dy penser.

On comprend la colère de lUDC qui sent quelle sest faite « Bernée ».

Finaux nos 7 sages !

 

06:38 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

10/02/2015

Panique à bord !

 

panique2.jpg

 

L’initiative du PDC sur la défiscalisation des allocations familiales fait peur.

Bigrement peur.

Voilà enfin une initiative simple à comprendre et qui va clairement faire du bien aux porte-monnaie de la classe moyenne.

Etonnant, on tient enfin compte des familles. On valorise le travail fait au sein de tous les types de familles. On ose parler de l’humain et pas simplement économie, finance.

Celles et ceux qui jour après jour font la Suisse.

Interdit d’en parler.

Ok pour renflouer les banques qui ont fait des grosses bêtises.

Ok pour baisser les impôts des entreprises.

Ok pour lancer des grands travaux qui rapportent plus aux consortiums étrangers qu’aux entreprises suisses.

Ok pour éviter au maximum la concurrence sur le sol de notre pays (Téléphone, alimentation, caisses maladies).

Dans ces cas, pas de discussion, C’EST NORMAL…

Mais pour les familles alors là c’est tabou.

Non, payez et fermez votre….

Assurances maladies payées en trop, on vous embourse le minimum syndical avec un maximum de mauvaise volonté.

Augmentation des primes maladies, aucune volonté de faire changer les choses.

Impôts : Charge maximale sur la classe moyenne.

Risques d’instabilité économique, risques de chômage, risques de déflation.

C’est le moment de faire quelque chose.

Et Madame la Confédération ne venez pas avec des arguments pourris comme ceux qui sont sortis dimanche.

 

06:21 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

05/02/2015

La loi du plu gros...

 

Loi2.jpg

 

La santé est un marché qui rapporte gros et qui va appartenir à celui qui en maîtrise toute la chaîne de décision.

Le petit artisan va disparaître.

Le médecin et le pharmacien vont perdre leur indépendance et deviendront qu’une pièce d’un rouage.

Deux exemples à Genève : la création d’une pharmacie sur un site publique (le nouveau bâtiment des lits des HUG), qui même si théoriquement elle va appartenir aux pharmaciens genevois, va entraîner la possible fermeture de 20 à 30 petites pharmacie de quartier (probable perte de chiffre d’affaire sur les ordonnances de 4 à 25 %) et la création d’une société de distribution des médicaments par la poste associée au Groupe Médical d’Onex et à sa pharmacie ouverte sur le site de Cité Génération.

Le démarchage des médecins a déjà commencé avec à la clé des offres de prix battant toute concurrence.

Cette concentration de la chaîne de production sur un site ou appartenant à la même société pose problème.

Premièrement la loi est claire. Elle interdit que les ordonnances soient traitées au même endroit. Le médecin prescrit et le malade, sans sortir du bâtiment, va se servir à la pharmacie qui est sur place. Un procès est en cours entre les pharmaciens et la pharmacie de Cité Génération.

La même chose est faite à l’hôpital cantonal, mais là bizarrement cela ne gêne plus les pharmaciens.

Deuxièmement : Il ne faut pas penser que ce qui se passe est un plus pour le patient. Sous les grands principes, il y a le fric. On ne fait pas cela pour vos beaux yeux. Il faut que cela rapporte. Alors on va rationaliser, limiter, baisser les marges des sous-traitants et éviter les traitements trop chers, car on sera en relation étroite avec les caisses maladies.

Vous allez me dire que c’est la vie et que nous ne pouvons plus rien y faire. C’est possible.

Mais le médecin doit rester indépendant des grands groupes de pression. C’est son devoir.

Vous n’êtes pas un objet commercial.

 

06:49 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

03/02/2015

Savons-nous écrire les lois ?

 

juges.jpg

 

Nous savons planter les choux, manger de la longeole, déguster le cardon, mais écrire des lois ; j’ai comme un doute.

Un petit truc, si vous êtes fâché contre une loi, pas besoin de référendum.

Vous foncez chez votre avocat et bingo vous faites recours.

L’homme de loi va vous trouver vite fait une virgule oubliée, deux sujets en un, un non respect de l’égalité de traitement, une constitution bafouée et rapidement le devoir sera retourné au gouvernement et au parlement.

Une armée de juriste ne semble pas suffire.

Il y a toujours quelque chose qui cloche.

Vous me direz qu’une majorité des lois sont votées et appliquées.

Mais elles ne sont pas contestées.

Je me demande, si nous avions l’obligation de toutes les soumettre, combien passeraient la rampe ?

Je ne veux pas écorner la séparation des pouvoirs, mais…

Va-t-on voir l’émergence d’une République des juges ?

Entre nous cette cours constitutionnelle, était-ce bien nécessaire ?

Bref, il y a comme un malaise.

 

06:25 | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

01/02/2015

Flibusterie parlementaire !

navire.jpg


Le fonctionnement du Grand-Conseil est en grand danger. Le travail en commission est bafoué. Les rapports de majorité deviennent de minorité. Les renvois en commission sont de plus en plus fréquents. Le Conseil d’Etat refuse les troisièmes débats.

Tout cela suite aux caprices d’un homme qui veut nous rappeler, jusqu’à la nausée, qu’il est l’homme fort de notre République et qu’il a le pouvoir de faire et défaire des majorités.

Juste pour le plaisir.

Quelle gaminerie. Et ne venez pas me dire que c’est une révolte de gueux à l’écoute de la population.

Nous lui avons cassé son jouet, alors il se venge.

Et que dire du parti socialiste qui sentant le bon coup veut faire passer en force des dossiers non aboutis, non discutés dans les partis, dont le travail en commission n’est pas terminé.

On profite, le vent étant du bon côté, dépêchons-nous avant qu’il change de bord.

Ohé les matelots souquons forts.

Prenons de force ce qui passe à notre portée.

Flibusterie parlementaire.

 

Il va falloir rapidement se mettre autour d’une table avec le Conseil d’Etat et décider d’une politique commune, de consensus, pour pouvoir faire aboutir les grands dossiers qui nous attendent.

Sur la mobilité, la dette, la fiscalité des entreprise.

Genève doit être unie face à la crise qui pointe son nez.

Socialistes, Verts, PDC et PLR unissons-nous.

Sinon nous aurons la responsabilité d’avoir déshonoré la Politique et détruit notre belle République.

Quand au gamin, laissons-le dans son bac à sable... 

13:47 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | | |