12/03/2015

L'interdit de tuer ?

 

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Les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans se sont élevés contre la loi discutée à l’Assemblée nationale française sur la fin de vie.

Au cœur de cette loi le concept de la sédation profonde.

Pour éviter des souffrances, on endort le patient jusqu’à sa mort.

La peur, un abus de ce traitement. Donner la mort, sans l’avouer, en utilisant trop souvent la sédation.

Comment protéger le malade qui est de toute façon dans une position de faiblesse vis-à-vis du corps médical ?

Le débat est d’importance.

Comme toujours la réponse n’est pas frontale, mais dans la marge.

Je pense que nous commettons une erreur en légiférant.

Dès qu’une loi est votée, il faut la respecter et l’appliquer.

Elle donne une possibilité qui peut devenir un automatisme.

J’ai le droit de, donc je l’utilise.

Le concept de sédation profonde est trop flou.

C’est une des multiples possibilités qui existent pour accompagner les fins de vie.

Mais il y en a d’autres et à chaque fois la liberté doit être donnée aux personnels soignants, aux malades et à la famille d’en discuter et de prendre une décision qui doit être respectée.

Ma mort m’appartient. Elle n’est pas une banalité.

Je revendique ma mort, ma façon de dire adieu.

Rien ne doit m’être imposé par une loi.

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Commentaires

Monsieur Buchs on ne peut que vous donner raison surtout que ceux critiquant les médecins qui ont soulagé leurs patients avec son accord et celui de la famille oublient trop souvent les morts liées à la Solitude morale dans laquelle se trouvent de nombreux citoyens
En condamnant le citoyen à rester le plus longtemps à domicile ceux qui vantent cette méthode oublient que nul autre que l'isolé devra affronter une jungle d'aprioris envers la personne plus toute jeune qui souvent aura à affronter des périodes ou personne n'interviendra puisque le plus souvent plus personne ne veut prendre conscience d'un état de faits qui du temps de nos grands parents faisait interner la personne qui pensait-on devait dérailler
Critiquer les toubibs c'est une chose mais aller au delà et analyser tout ce qui touche de près ou de loin à la maladie en est une autre .Alors parler de loi est inutile et sans fondement
Encore une fois il y a beaucoup trop de jeunes théoriciens qui eux bardés de masters n'ont plus qu'une idée à l'heure actuel et c'est basé sur des histoires authentiques car tous sont connus c'est conduire leurs parents à se faire de plus en plus souvent hospitaliser afin de subir des interventions chirurgicales qui auraient pu être évitées et qui ne s'en remettront jamais
Il y a un non sens au niveau raisonnement humain qui fait de plus en plus peur surtout quand on sait que des généralistes Suisses devront étre de garde le week'end au sein de certains hôpitaux alors que leurs patients eux devront appeler des Médecins Français pour être soignés
On évolue vraiment dans un monde de super ploucs et dans ces conditions vouloir encore élaborer une loi pour mourir dignement c'est vraiment l'hôpital qui se moque de la charité
Très bonne journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 12/03/2015

on peut même ajouter que trop de technologie tue la sensibilité humaine qualité essentielle pour perpétuer la race humaine

Écrit par : lovejoie | 12/03/2015

Une fois n'est pas coutume, j'abonde dans votre sens.
Mon père, Hermann, que vous avez peut-être connu, s'est retrouvé paralysé suite à un AVC. Il arrachait les divers tuyaux qui lui permettaient de rester en vie. Le personnel soignant était tout simplement exemplaire dans la gestion de la famille. Je ne pense pas qu'ils aient activement participé à sa mort, mais j'ai compris qu'ils avaient sciemment réduit les soins et évité l'acharnement. Ce ne serait pas possible avec une loi qui leur empêcherait toute appréciation de chaque cas. Et ils sont les mieux placés pour évaluer chaque situation.
Les dérives sont justement occasionnées par des lois ou des comportements trop rigides qui révoltent les professionnels et les encouragent à passer à l'acte sous forme de combat politique de résistance.

Une fois de plus, comme avec les taxis ou la police et maintenant l'instruction publique, nos élus prétendent mieux savoir que les professionnels et se font un devoir de faire leur bien malgré eux. Alors qu'ils n'ont même pas fait l'effort de consulter les divers documents qui leur ont été remis. J'en sais quelque chose. Aucun député de la commission des transports n'oserait venir débattre de la loi sur les taxis avec moi. Et pourtant elle a été votée à l'unanimité moins une abstention.

Je mesure ainsi les limites de la démocratie parlementaire représentative. Le système de milice me semble plus fidèle à la représentation que celui des énarques chez nos voisins, mais il me semble que la présidence des commissions gagnerait à nommer un professionnel de la branche pour la durée de la législature. La rotation des députés est aussi beaucoup trop importante. Aucun député de la commission des transports n'a siégé lors de la votation de la dernière loi sur les taxis. Alors vous imaginez leur niveau de compréhension puisqu'ils sont incapables d'analyser les raisons qui font que nous subissons une nouvelle loi tous les 6 ans qui n'est jamais appliquée.

Écrit par : PIerre Jenni | 12/03/2015

Ni la vie, ni la mort appartiennent en propre aux religions.

Écrit par : Mère-Grand | 12/03/2015

Par contre, elles ont visiblement mis la main sur les soins palliatifs. Notre vie appartient à notre Créateur, mon frèèère...
Les soins palliatifs, c'est le masque sous lequel les Chrétiens avancent masqués pour pourrir nos fins de vie.

Écrit par : Géo | 13/03/2015

il est vrai que trop de religion tout comme trop de technologie empêche de grandir émotionnellement .Il y a des parents castrateurs et trop de religiosité c'est du pareil au même .
Notre propre mort doit rester un choix personnel
Il est vrai aussi comme il est écrit par Géo qu'en division de soins palliatifs pasteurs ou curés voire aumôniers ne seront jamais très loin mais il appartient aussi au patient d'exprimer ses désirs avant la fin de vie
Avec le conjoint on a déjà un pied dans la tombe et quand on a payé ses obsèques c'est toute la jambe alors comme d'autres et de plus en plus il ne reste plus qu'à fredonner avant de s'endormir comme l'ont fait certains anciens ,espérons mourir de nuit ,dans notre lit et tant pis pour le reste du monde

Écrit par : lovejoie | 13/03/2015

"Soins palliatifs" : euphémisme pour un ensemble de pratiques, rarement financées et appliquées, qui permet aux bien-pensants d'éviter d'affronter un véritable problème rationnellement et même humainement.

Écrit par : Mère-Grand | 13/03/2015

"Soins palliatifs" : euphémisme pour un ensemble de pratiques"
En fait, surdoses de benzodiazépines + morphine. Aussi hypocrite que les Français avec leur sédation létale...

Écrit par : Géo | 13/03/2015

"A chaque fois la liberté doit être donnée aux personnels soignants, aux malades et à la famille d’en discuter et de prendre une décision qui doit être respectée."

Mais justement pas: La liberté choisir sa fin de vie est une liberté fondamentale de chaque individu, et ça n'a pas a être discuté par sa famille et encore moins par le personnel soignant !

Écrit par : Eastwood | 14/03/2015

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