03/04/2015

On fait fausse route...

 

 

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Adeline, la chute de l’Airbus allemand, c’est la faute aux médecins et surtout à leur sacré secret médical.

Allez tout ce bazar à la poubelle.

Nous avons le droit de tout savoir sur vous tous.

Et si...

Et si la responsabilité ne se vient-elle pas de l’intérieur des structures.

Absence de contrôle, trop de stress, trop de pression.

Faire des médecins des délateurs, ne ferrait que fragiliser le système en augmentant les risques.

Les patients ne communiqueraient plus rien de peur de perdre leur travail.

Dans le cas du copilote allemand, les médecins ont bien évalué la situation en décidant de donner un arrêt de travail.

Ils ont également la possibilité de se faire lever le secret s’ils jugent qu’un danger existe. A Genève, ce secret peut être levé très rapidement en moins d’une heure.

Reste la surveillance des arrêts de travail. Le certificat est donné au patient et le médecin n’a pas le contrôle de son utilisation ou non.

Là probablement une faille existe.

Au lieu de vouloir supprimer le secret médical, il faudrait mieux contrôler les arrêts de travail maladie.

Nous pourrions facilement à partir d’une liste de métiers à risque pour autrui, obliger le médecin à transmettre directement l’arrêt de travail à l’employeur avec une copie à l’employé.

Et si l’arrêt de travail se prolonge, l’employeur, comme c’est le cas actuellement peut demander à l’assurance perte de gain si l’arrêt est justifié ou non.

Dans ce cas le médecin conseil est activé et il va se renseigner auprès du médecin traitant. Le secret médical n’existant pas entre confrère, tout sera transmis et le médecin conseil devra prendre une décision. En cas d’avis divergeant, une expertise sera demandée et dans ce cas le secret médical tombe pour l’expert.

Le risque zéro n’existera jamais, mais force est de constater que dans ces cas les responsabilités sont   à mettre sur le compte de l’employeur.

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Commentaires

Secret médical, mais quel secret nom de bleu ?
Les assureurs disposent de médecins conseil, qui analysent en profondeur chaque ordonnance, chaque traitement médical, pour connaître le véritable diagnostic.

Un médecin conseil, c'est un ancien médecin, qui a au minimum 50 ans, ayant effectué ses études de médecine, ayant déjà travaillé à son compte, dans son cabinet pendant au moins 10 ans, pour bien connaître toutes les ficelles du métier.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 04/04/2015

Un certificat médical ne contient jamais la "vraie" raison de sa rédaction : le patient pourrait le refuser et le faire refaire !

Un employeur a parfaitement le droit de réclamer un certificat médical dès le premier jour de l'arrêt de travail et non à partir du 3ème jour : la plupart des travailleurs l'ignore mais c'est tout à fait légal.

Écrit par : M.B.A. | 06/04/2015

L'affaire de l'Airbus illustre une fois encore l'irresponsabilité totale du corps médical. Le médecin qui a examiné le co-pilote devrait dormir derrière les barreaux et être radié à vie de l'ordre. Mais non...toute la clique fait bloc derrière lui, il a bien fait son travail, c'est le système qui ne marche pas. Bref, vous avez raison Bertrand, il faut changer le système et mettre en place un système drastique de contrôle des médecins puisque ces crétins abusent de la liberté qui leur est octroyée. Lorsque deux ou trois de vos chers confrères auront gouté aux joies de peines fermes, ils vont changer de discours, je vous le garanti.

Écrit par : Anastase | 07/04/2015

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