27/05/2015

Bon, bon bon, alors on fait quoi !

gare2.jpg

 

Alors ce surcoût ?

A combien cette gare souterraine à Cornavin ?

La bouteille à encre. Personne ne sait. Sachant que toutes les évaluations sont toujours dépassées dans les projets ferroviaires, les 2 milliards annoncés ne semblent pas étonnant.

Qui va payer ?

Le Canton a promis 400 millions, faut-il qu’il ajoute 800 millions ?

Avec quels sous !

Ce genre de surprise risque d’empêcher tous autres investissements.

Adieu veaux, vaches cochons, nouvelles lignes de tram, route des Nations, traversée du Lac, aménagements pour la mobilité douce.

Nous n’avons plus les moyens de nos ambitions.

Reste la pire des solutions, retarder le projet.

Impossible, sans agrandissement de la Gare, les CFF ne pourront pas de garantir des cadences à 15 minutes pour le CEVA.

Faire attendre 30 minutes aux utilisateurs veut dire qu’ils ne prendront pas le train. Un échec programmé.

Faut-il alors se reposer la question de l’agrandissement en surface !

Impossible ont dit mes collègues, on ne reviendra pas en arrière.

Il faut faire gaffe avec ce genre de credo en politique…

Toutes les options doivent toujours rester ouvertes.

06:34 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

21/05/2015

Le diagnostic préimplantatoire (DPI).

DPI.jpg

 

Sujet difficile car ouvrant des perspectives pas seulement médicales mais également philosophiques et éthiques.

Sujet ardu car tous les mots, qui peuvent être employés, sont potentiellement injustes, blessants,  partiaux.

La Médecine fait des progrès immenses et l’Etat n’arrive pas à suivre. Il doit légiférer, à son rythme et lorsqu’une décision est prise il faut immédiatement remettre l’ouvrage sur le métier.

Mais, il faut laisser l’Etat faire son travail et ne pas vouloir travailler dans l’urgence.

Ce que veut la Médecine n’est pas nécessairement juste.

 

Nous votons le 14 juin uniquement sur une modification de l’article constitutionnel relatif à la procréation médicalement assistée et au génie génétique. En cas de oui, nous acceptons le principe de recourir au diagnostic préimplantatoire.

Sur ce point, je suis d’accord. Le diagnostic préimplantatoire est plus sûr, moins dangereux pour la mère et évite de recourir à un avortement (épisode extrêmement traumatisant pour le couple). L’autoriser en Suisse permet également d’établir une solidarité entre tous les confédérés, car ce test est permis dans beaucoup de pays européens et pour en bénéficier il faut pouvoir être aisé sur le plan financier.

Mon opposition viendra après le vote.

A ce moment, la loi sur la procréation médicalement assistée sera promulguée.

Et cette loi n’est pas bonne car elle est trop généraliste. Elle permet le recours au DPI pour des couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant par voie naturelle et pas seulement pour les couples porteur d’une maladie génétique grave.

Il faut une loi extrêmement restrictive pour éviter la dérive eugénique (qui est réelle).

Il faudra donc qu’un référendum soit lancé contre cette loi.

06:44 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

19/05/2015

Et l'histoire se répète...sans fin

opération.jpg

 

Les Hôpitaux suisse (H+) ont publié hier un communiqué de presse pour attirer l’attention sur le fait qu’il existait un pénurie de personnel qualifié suisse dans le domaine opératoire et que le système de formation actuel ne permet pas de la compenser.

Mais que fait la Confédération ?

Qu’attendent les chambres fédérales pour mettre sur pied un plan de formation ambitieux en faveur des métiers de la santé.

Ce sont des centaines de postes de travail qui peuvent être mis à disposition de la population.

Ce sont des débouchés passionnant à la pointe du progrès.

Ce sont des perspectives de carrière attrayantes.

Il faut simplement avoir l’ambition de ces moyens et investir dans la formation.

Pour les routes, le rail, les ouvrages pas de problème.

Les crédits ne sont jamais discutés.

Pour la formation on mégotte sans arrêt.

Et en attendant on doit faire venir de l’étranger du personnel. Ce qui pose un problème aux pays qui ont investit pour le former et qui se trouvent également face à une pénurie.

Il faudrait également se poser la question sur la complexité et la difficulté du système de formation.

Cette pseudo-perfection décourage beaucoup de postulants.

Simplifions, allons à l’essentiel, évitons un académisme de façade et permettons à nos jeunes de bénéficier de ces métiers.

06:39 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

16/05/2015

Quelles sont nos priorités en matière d'investissements ?

 

Comédie.jpg


 

Le Conseil municipal de la Ville de Genève va décider, mardi et mercredi prochain, s’il vote un crédit de 98 millions pour construire la Nouvelle Comédie sur le site de la gare des Eaux-Vives.

La ville va avancer l’argent en espérant que l’Etat tienne sa promesse en lui remboursant 48 millions.

Et pourtant rien n’est moins sûr. Comment va réagir le Grand Conseil lorsqu’il étudiera le projet de loi d’investissement ?

Les mêmes partis qui soutiennent ce projet sur le plan local, risquent de se déchirer sur le plan cantonal.

Car clairement, il va falloir faire des choix et la culture risque d’en être la grande perdante.

Disons-le clairement nous n’avons plus les moyens de nos ambitions.

Nous ne pouvons plus tout faire.

Les grands projets liés à notre mobilité sont tous revus à la baisse ou abandonnés.

Quid des nouvelles lignes de trams, de la route des Nations, des projets de mobilité douce.

Les dix projets prioritaires de logements sont encore dans les limbes.

Quid du PAV, des Cherpines…

Sans parler de l’emploi, de la formation.

Nous avançons sans vision, nous espérons un miracle budgétaire, nous sommes tétanisés devant les grandes décisions à prendre et surtout nous n’avons pas de majorité solide pour les décider.

Alors face à ces chantiers plus que prioritaires quel est le poids du financement de la Comédie !

Je vous laisse répondre.

En sachant que de toute façon la Ville aura déjà payé la facture…

23:18 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

05/05/2015

Un départ inévitable.

 

kalangos.jpg

 

Créer un centre romand de chirurgie cardiaque pédiatrique fait sens.

Avec une vraie direction médicale, sans devoir tout répartir sur deux sites, semble logique.

Genève et Lausanne sont condamnés à mettre en commun leur compétence. Leur bassin de population est trop petit pour pouvoir, chacun de leur côté, développer des centres de compétence en médecine de pointe.

Malheureusement le professeur Kalangos doit partir.

Sa décision de démissionner doit être respectée. Il a compris qu’il n’avait pas sa place, qu’il ne pouvait pas avoir sa place.

La presse people a depuis longtemps fait son choix.

Tout est médiatisé, iconisé.

Un grand chirurgien devient l’égal d’un acteur connu ou qu’un sportif de haut niveau.

Un stress supplémentaire à la gestion d’une vie déjà compliquée et usante.

 

06:47 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |  Imprimer | | | |