25/06/2015

Il faudra bien le faire, sinon...

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Aujourd’hui et demain, le Grand conseil discute des comptes du l’Etat et des grandes régies.

Nous allons donc parler des TPG.

Et là, il y a un gros problème.

Les comptes de cette entreprise ne sont pas bons. Ils sont positifs uniquement par un tour de passe-passe comptable, la dissolution d’une provision.

Les TPG vont mal. Ils n’ont plus les moyens pour simplement servir l’offre de transport actuel. Les recettes ont diminuées, logique puisque les tarifs ont été abaissés. La direction tablait sur une augmentation des usagers et de la vente des abonnements. Et bien nada, c’est le contraire.

Hier, dans un communiqué, le Conseil d’Etat demandait que la régie continue ses efforts d’efficience.

En clair, on diminue l’offre.

Avec ce genre de message, on ne pourra pas mettre en place une politique de la mobilité cohérente car il va falloir faire le contraire, investir pour la diversifier.

Si nous voulons que les habitants utilisent prioritairement les transports en commun, il faut qu’ils soient rapides et confortables.

Ils nous restent donc que deux solutions : ou accroitre la subvention de l’Etat, ou augmenter les tarifs.

Le Grand conseil va devoir se saisir rapidement de cette question.

Malgré deux votations, notre responsabilité est de constater l’échec de cette politique de diminution des tarifs.

Je vais proposer à mon groupe (PDC) de déposer, cet été, un projet de loi modifiant les tarifs des TPG.

 

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Commentaires

Désolé de revenir avec les taxis, mais j'ai, en son temps, pris des contacts avec M. Plojoux alors président du CA des TPG afin de lui proposer une collaboration de minibus sur les lignes non rentables en campagne. Il fut écarté mais j'ai insisté auprès du directeur, Monsieur Bonzon, qui a aussi dégagé. Tous deux semblaient enthousiastes, mais rien n'a suivi.
C'est une piste très intéressante et facile à mettre en oeuvre avec une grande souplesse et réactivité grâce à la technologie GPS. Les TPG sont une usine à gaz qui mérite encore de sérieuses restructurations que le politique doit encourager.

Écrit par : Pierre JENNI | 25/06/2015

Ah génial Jenni, on pourrait compter sur des chauffeurs sympathiques, propres, qui connaissent la ville comm leur poche, et des trajets pas chers. C'est la marque de fabrique des taxi genevois : service, accueil, gentillesse, voitures impeccables. C'est ça l'avenir.

Dites moi Pierrrot, vous me filez l'adresse de votre coiffeur ?

Écrit par : Anastase | 25/06/2015

Monsieur le député,

Selon M. Jenni, fin connaisseur du monde des taxis genevois, 20 % des chauffeurs de taxi sont "au bénéfice d'un acte de défaut de bien". Ils sont donc insolvables. Ils devraient voir leur autorisation de pratiquer retirée dès lors qu'ils ne remplissent plus la condition de solvabilité exigée par la loi actuelle et celle qui est sensée être abrogée. De ce fait il appartient à l'Etat de leur retirer l'autorisation.

Cette exigence de solvabilité est nécessaire au maintient de la bonne foi en affaire. L'ordre public est donc mis en danger par les carences de l'administration.

Il convient donc sans doute d'abroger la nouvelle loi, mais il faut en même temps et dans la loi d'abrogation, exiger de l'Etat qu'il procède immédiatement, puis à intervalle régulier, au contrôle de la solvabilité et de l'honorabilité des chauffeurs de taxi.

A moins que vous n'attendiez qu'Uber publie la liste des chauffeurs de taxis insolvables.

Je rappelle à M. Jenni, qui semble l'ignorer, que le principe de bonne foi consacré par l'article 5 de la Constitution fédérale, qui régit les relations entre l'Etat et les administrés, exige que que les chauffeurs de taxi insolvables portent à la connaissance de l'Etat ce fait.

Écrit par : cedh | 29/06/2015

Bonjour

ça fait longtemps déjà que j'avais écrit et proposé de remplacer, LA NUIT, dès 21h00, les immenses bus articulés sous-exploités (comme le 8 ou le 25) par des navettes moins gourmandes.

Pas besoin d'engager des chauffeurs supplémentaires.

Va t-on continuer à faire tourner longtemps à vide ces immenses pollueurs diésels microparticuliers?

Écrit par : Keren Dispa | 30/06/2015

Pour résoudre de problème, il faudrait déjà éviter que les tpg achètent systématiquement les derniers, et donc les plus chers, trams et bus.
Il faut avant tout qu'ils soient fonctionnels et performants, sans luxe inutile, qui grève le budget.
Comment se fait-il qu'une ville comme Vilnius offre la gratuité des transports publics à tous les résidents de la ville?
Sommes-nous si pauvres à Genève? Oui, peut-être avec un déficit de 13 milliards de francs.
Abandonnons le luxe et visons performance et efficacité pour nos transports publics!

Écrit par : Ralf LATINA | 30/06/2015

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