29/06/2015

Savoir dire NON

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La décision du premier ministre grec est importante.

Elle est même salutaire.

Permettre aux citoyens de décider de leur avenir.

Ne plus avoir peur de dire NON.

Redonner à la Politique son rôle central.

Nous sommes dans le registre du symbolique et par une ironie de l’histoire c’est de la Grèce que vient ce changement de paradigme.

La Finance a pris le pouvoir. Elle s’est affranchie de tous contrôles démocratiques.

Il faut une fois pour toute, et avec courage, réaffirmer la primauté de la Politique sur la finance en permettant aux citoyens de prendre leur destin en main.

L’Europe serait bien avisée en prenant exemple sur notre pays.

La Suisse devrait, sans agressivité, parler aux autres pays de la façon de gouverner par en bas. Elle est le laboratoire de l’Europe et elle démontre ce que devrait être cette union d’Etat.

Diversité, solidarité, respect des minorités, et surtout respect de la volonté du peuple.

Si la Grèce doit quitter l’union européenne, soyons solidaire avec elle comme nous l’avons été le jour son refondation.

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25/06/2015

Il faudra bien le faire, sinon...

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Aujourd’hui et demain, le Grand conseil discute des comptes du l’Etat et des grandes régies.

Nous allons donc parler des TPG.

Et là, il y a un gros problème.

Les comptes de cette entreprise ne sont pas bons. Ils sont positifs uniquement par un tour de passe-passe comptable, la dissolution d’une provision.

Les TPG vont mal. Ils n’ont plus les moyens pour simplement servir l’offre de transport actuel. Les recettes ont diminuées, logique puisque les tarifs ont été abaissés. La direction tablait sur une augmentation des usagers et de la vente des abonnements. Et bien nada, c’est le contraire.

Hier, dans un communiqué, le Conseil d’Etat demandait que la régie continue ses efforts d’efficience.

En clair, on diminue l’offre.

Avec ce genre de message, on ne pourra pas mettre en place une politique de la mobilité cohérente car il va falloir faire le contraire, investir pour la diversifier.

Si nous voulons que les habitants utilisent prioritairement les transports en commun, il faut qu’ils soient rapides et confortables.

Ils nous restent donc que deux solutions : ou accroitre la subvention de l’Etat, ou augmenter les tarifs.

Le Grand conseil va devoir se saisir rapidement de cette question.

Malgré deux votations, notre responsabilité est de constater l’échec de cette politique de diminution des tarifs.

Je vais proposer à mon groupe (PDC) de déposer, cet été, un projet de loi modifiant les tarifs des TPG.

 

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23/06/2015

Enfin !

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Un jour un juge fédéral décida de se substituer aux médecins.

Pourquoi ? Mystère et boule de gomme.

Dans un arrêt, accepté par ses collègues, il décida de supprimer une maladie en la transformant en syndrome, et de définir les critères médicaux de diagnostic et d’invalidité.

Pendant plusieurs années, les médecins ont du suivre à la lettre les propositions du juge avec le risque, dans le cas contraire, de voir leurs conclusions rejetées immédiatement.

Du jour ou lendemain, les patients souffrant de fibromyalgique sont devenus des malades relevant de la psychiatrie, alors que pour la plupart du temps ils étaient suivis par un rhumatologue.

De jour au lendemain, des spécialistes se voyaient complètement dépossédés de leur prérogative, alors que dans le reste du monde, cette maladie restait dans leur corpus médical.

Chaque fois qu’ils se rendaient en congrès à l’étranger, ils discutaient des heures durant de cette maladie. Ils apprenaient comment la diagnostiquer et la soigner et lorsque qu’ils rentraient dans leur belle Helvétie, leur avis était nul et non avenu.

Enfin, après plus de 10 ans d’anomalie juridique, le tribunal fédéral a décidé de changer la pratique.

La Fibromyalgie est redevenu une maladie diagnostiquée par les médecins selon leurs critères et l’appréciation de l’invalidité leur a été rendue.

Il était temps.

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17/06/2015

Et si ....

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Encore un rapport sur l’affaire Adeline.

Encore un rapport qui sème le doute, qui contredit, qui a pris son temps.

Il n’y a pas eu d’erreurs.

Il n’y a pas eu de mauvaise gestion des risques.

Le SAPEM a fait juste, la directrice de la Pâquerette a fait juste, l’hôpital a fait juste, mais Adeline est morte.

Reste le rapport de la commission d’enquête parlementaire cet automne.

Le pire qui peut arriver, pour la famille, pour les amis, c’est de finir par conclure que « c’est la faute à pas de chance ».

Et si le coupable n’était pas la routine, l’absence de supervision, le train-train quotidien, le respect des règles appliquées sans mise en perspective, la banalisation du danger.

Sachant que le pervers est celui que l’on suspecte le moins, il aurait fallu que pour toutes sorties on suive le simple bon sens.

Jamais seul.

Jamais sans système d’alarme et de géolocalisation.

Jamais sans contrôle des achats.

Toujours rester sur le qui-vive.

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16/06/2015

Après les fleurs, le coiffeur, l'atelier d'animation, maintenant les concerts...

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L’hôpital doit être plus humain.

Génial, 5 ans pour y parvenir.

Etrange d’en arriver à de telles déclarations.

Et pourtant pourquoi avoir fermé le coiffeur, pourquoi, il y a de nombreuses années avoir supprimé les parterres de fleurs à beau-Séjour, pourquoi ne pas permettre à des bénévoles de donner un concert à beau-Séjour dans le jardin un dimanche, pourquoi, pourquoi…

De petites choses qui font l’humanité d’un lieu.

De petites choses qui relient la malade avec l’extérieur.

De petites choses toutes bêtes qui ne sont que du bon sens et ne nécessitent pas de réunions, rapports, audits, tempêtes de cerveau.

L’humanité est dans le détail, pas dans les déclarations de principe.

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10/06/2015

Pourquoi compliquer lorsqu'on peut faire simple !

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Cette maxime ne s’applique JAMAIS en politique.

Et nous en avons une nouvelle fois la preuve.

Les trains qui circuleront sur le CEVA (ou Lemanis, ou reflex, ou Traclet, ou…) seront de deux types. Les français achètent français et les suisses suisse.

Une décision tellement prévisible qu’elle semble être une non information.

Les surcoûts pour faire circuler deus types différents de convois, on s’en tamponne le tortillard. Le citoyen pourvoira.

Nous pensions benoîtement que le fait que nous assumions plus de 90 % de la facture soit une raison pour nous permettre de prendre la décision.

Mais bon, nos voisins sont puissants et le temps des mercenaires est passé.

Alors en voiture et s’il y a des problèmes, des retards ou des incompatibilités, vous êtes priés de vous adresser au Président normal ou à son futur successeur.

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05/06/2015

Eurêka...

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Mais c’est bien sûr, pourquoi s’arracher les cheveux à chaque séance de Grand conseil pour trouver des petits sous à donner au Conseil d’Etat.

Hier soir, par exemple, une avalanche d’interventions de la gauche pour sauver la fonction publique.

C’était la fin de la République ou à peu près.

Mais il y a une solution et non d’un petit bonhomme nous n’y avions pas pensé à force de s’envoyer des invectives et à se traiter d’assassins.

Il suffit de débarquer dans une banque, avec  des têtes de ceux qui savent, d’embarquer quelques classeurs et ordinateurs et bingo 40 millions dans la poche de l’Etat.

Bon si on fait un tournus des banques sur l’année disons une par mois, cela nous fait à vue de nez 480 millions.

Pas mal, on peut investir, faire un peu diminuer la dette et enfin s’occuper de choses sérieuses au Parlement, comme le sauvetage de la grenouille rustique.

Et puis si les banques ne suffisent pas, on peut s’attaquer à quelques gros contribuables, pour faire plaisir aux socialistes.

La méthode semble bonne, c’est vrai un peu américaine. Il va falloir s’y faire, mais que diable soyons moderne.

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02/06/2015

Il va falloir prendre une décision.

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Jeudi une motion, signée par tous les partis représentés au Grand conseil, écrite dans la cadre des travaux de la commission de contrôle de gestion sera débattue en urgence.

Son sujet, le Stade de Genève.

Enfin…

Cela fait des années que nous attendons une prise de position du Conseil d’Etat.

Disons le franchement, la Fondation n’a aucun pouvoir et aucun argent.

Elle a été constamment mise en avant pour éviter aux politiques de prendre leur responsabilité.

Nous demandons donc que cet équipement soit considéré comme un équipement d’utilité publique.

Ce qui veut dire qu’il va falloir investir pour le terminer et assurer son entretien en dotant la Fondation d’un contrat de prestation afin qu’elle puisse gérer les infrastructures existantes.

Cette réflexion ne devra pas seulement être comptable mais aussi déboucher sur une véritable politique sportive.

Qui utilise le stade ?

Quelles sont les conditions d’utilisation ?

Comment promouvoir la formation ?

Peut-on imaginer d’avoir une équipe nationale en résidence, par exemple l’équipe suisse des moins de 21 ans ?

La relégation de l’équipe du Servette est peut-être une chance.

Celle de repartir sur d’autres bases enfin saines.

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