16/07/2015

Faut-il instituer une clause du besoin pour les équipements radiologiques ?

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Le débat est lancé depuis que le canton de Vaud désire l’introduire.

Depuis quelques années, les instituts de radiologies sont rachetés par des grands groupes étrangers. Les instituts appartenant à des radiologues genevois disparaissent.

Il est également certain que nous avons une offre extraordinaire permettant de programmer un examen quasiment le jour même ou le lendemain.

Le problème n’est pas le radiologue puisque ce dernier ne peut pas prescrire des examens et qu’il doit recevoir une demande explicite du médecin traitant.

La concurrence ne s’exerce pas sur le nombre mais sur la qualité du plateau technique. Appareils derniers cris, précision et qualité des images, diminution de l’irradiation.

C’est 100 fois mieux, mais c’est cher.

Simplement parce que l’appareillage est un investissement plus que conséquent.

La Santé est un marché qui rapporte beaucoup d’argent à la Suisse.

Cette industrie permet de former des jeunes dans de multiples métiers de pointes.

Ne confondons pas ce que rapporte la Santé et ce que vous payez comme prime d’assurance.

La réforme nécessaire est là. Baisser les primes des assurances maladies en trouvant une autre façon de les calculer.

Mais revenons à nos IRM et autres scanner.

Une loi, un règlement ne servira à rien.

Si nous voulons diminuer les coûts, il faut simplement que les examens soient demandés à bon escient.

Un diagnostic se fait au lit du patient par l’anamnèse et l’examen clinique. Et oui, il est encore utile d’examiner les malades…

A partir de là on se pose les bonnes questions et on se demande quel est le meilleur examen à faire.

Il ne sert à rien de demander un examen radiologique si on sait par avance qu’on ne va rien faire avec. Nous ne devons pas faire des examens pour nous rassurer ou faire plaisir à notre patient.

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10/07/2015

Viens chez moi, j'ai des Lémans...

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Extraordinaire cette idée de nouvelle monnaie.

Génial par ces périodes de canicules de nous rafraîchir l’esprit.

La grande idée de supprimer la monnaie en en créant une fictive.

Le Graal de la gauche ; enfin retrouver la civilisation du troc, de l’entre-soi, de l’exclusion de l’entreprise suspecte, bref du clientélisme de bon aloi.

Allez viens chez moi et amène tes Lémans…

Le plus magnifique, c’est l’onction apportée par Leurs Excellences, Président et Vice-président, de l’Union des Villes genevoises et de la stratosphère, qui imaginent même payer une partie des salaires en monnaie de singe.

Leurs employés vont apprécier.

« Tiens ton salaire et va gentiment le dépenser chez mes copains »

Comme mon journal préféré, la Julie, pose ce jour la question de savoir ce qui va figurer sur ces billets, je propose d’y mettre nos Excellences sidérales chevauchant un blanc destrier avec en arrière plan le jet d’eau et la place du Marché.

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08/07/2015

On peine à comprendre...

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La Culture c’est qui ?

Les communes, le Canton, un mixte ?

La question se pose au sujet de la demande d’un crédit de 48 millions, par le Conseil d’Etat, pour la construction de la Nouvelle Comédie.

Est-ce une subvention, un don, une avance ou une participation au futur développement de ce théâtre ?

Il semble que la politique culturelle du canton se résume à distribuer de l’argent à droite et à gauche sans attendre aucun retour sur investissement.

Avant de voter cette somme, le minimum serait d’avoir une réponse claire de la part du Conseil d’Etat.

La politique culturelle va-t-elle être du ressort de l’Etat ou des communes ?

Pourquoi n’avoir pas pensé à faire un projet commun Carouge-Comédie sur le site du PAV, puisque ces deux entités doivent construire un nouveau théâtre ?

Pourquoi donner de l’argent pour construire et non pour produire des spectacles. Nous pourrions imaginer que la Canton achète des représentations et nous en fasse profiter (billet gratuit ou très bon marché).

Il va falloir faire un choix et arrêter de donner avec le geste du semeur, auguste et bucolique.

Franchement ce genre de méthode s’appelle du clientélisme.

Si la ville de Genève veut rester le patron, OK pas de problème, mais dans ce cas elle paye tout.

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07/07/2015

Faut-il poursuivre le "gentrification" du Vieux-Carouge ?

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L’initiative pour un Vieux-Carouge complètement rendu aux piétons a été déposée.

Au vu du nombre de signature, sa validation est assurée.

Donc débat houleux en perspective au Conseil Municipal et très probable vote populaire. Encore qu’une acceptation par le CM est possible si la droite n’est pas au complet le jour du débat.

Sachant que la version light a mis 9 ans avant de pouvoir être réalisée, je risque d’être mort et enterré avant d’imaginer clopiner dans les futures rues piétonnes.

Mais revenons à nos petons.

Est-ce une bonne idée ou une fausse bonne idée ?

Et bien, pour moi, clairement une fausse bonne idée.

Existe-il actuellement un problème pour pouvoir déambuler tranquillement à pied dans le Vieux-Carouge ?

Non, les trottoirs sont larges et les voitures qui circulent peu nombreuses.

Va-t-on permettre aux commerçants de faire des chiffres d’affaires mirifiques ?

Non, toutes les rues piétonnes dans le monde le démontrent. Ce sont les enseignes passe-partout qui pullulent et les petits commerçants disparaissent.

Adieu les boucheries, les boulangeries, les épiceries ou autres petites surfaces alimentaires, les petits bistrots, bref tous les lieus qui font le caractère d’une ville. Des gens qui vivent et qui consomment au centre de la ville.

Au lieu de déposer cette initiative, il aurait été plus judicieux de réfléchir avec la Fondation immobilière de Carouge et la Fondation du Vieux-Carouge pour proposer une nouvelle mixité des logements dans ce secteur.

Le Vieux-Carouge doit redevenir populaire et non se « boboiser ».

Le Vieux-Carouge ne doit pas devenir une carte postale pour touriste en mal de fausse vérités, mais rester un peu bordélique.

Une ville pour bien vivre doit être un peu un foutoir.

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02/07/2015

On se calme...

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J’ai un peu de la peine à suivre. Cela part dans toutes les directions. On communique, annonce, teste, râle, critique à tout va. Aucune cohérence, aucune cohésion.

Cela fait pop, pschitt comme dans la chanson.

Et on redoute le lendemain.

Un coup de chaud, une durite qui lâche, un coup de com…

Madame et Messieurs du Conseil d’Etat, il va falloir redescendre sur terre.

Laissez aux parlementaires les effets d’annonce, les déclarations baroques, les plans sur la comète, les solutions miracles.

Vous n’êtes pas là pour cela.

La population attend de vous ; sérieux et travail d’équipe. Un pour tous, tous pour un.

Quelles sont les priorités ?

Quelles sont les risques systémiques ? (et là je pense fortement à la caisse de pension de l’Etat)

Quelles sont les moyens pour les financer ?

La mobilité, la réforme de l’imposition des entreprises, le chômage, la formation.

Comment faire et avec quoi.

Clairement, il va falloir trouver de nouvelles sources de financement.

La fiscalité ne va pas pouvoir pourvoir à tout.

Faire payer l’usage ?

Abandonner certains grands projets ?

Choisir entre l’agrandissement de l’autoroute de contournement et la traversée du Lac ?

Réformer la caisse de pension ?

Tout cela se discute à tête reposée avec les partis.

On négocie, on avance et à la fin on communique.

Il va falloir accepter de perdre dans son département pour gagner tous ensemble.

Depuis des années, les députés demandent que l’Etat arrête de travailler en silo.

Nous voulons du transversal, ce qui veut dire des projets communs à plusieurs départements.

A l’arrivée, rien.

Juste une anecdote qui résume bien cette façon de faire. L’absence du Conseil d’Etat lors des séances du Grand conseil. Les CE viennent les uns après les autres, restent le temps minimum pour répondre et repartent en courant.

Chacun pour soi.

Si on continue comme cela, on va droit dans le mur.

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01/07/2015

Méfions-nous de la pensée unique !

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Dans un enthousiasme rare, la majorité du Grand conseil avait soutenu l’agrandissement de la gare Cornavin en sous-sol.

Notre décision se baisait sur des promesses de la part des « experts » qui démontraient que cela serait moins cher qu’une extension en surface. Les CFF le confirmaient.

Seul 3 députés avaient osé s’y opposer.

Et patatras c’est 400 millions de plus (avec une marge d’erreur de 30 %) complètement à la charge du canton.

En sachant que de toute façon le canton devait déjà avancer 400 millions, nous sommes maintenant au minimum à 800 millions.

Et comme le dit le Conseiller d’Etat Dal Busco, sur son profil Facebook, nous n’avons plus les moyens de nos projets d’investissement.

Il faut donc tout remettre à plat et rediscuter d’autres possibilités.

Le trafic ferroviaire va augmenter, simplement avec l’arrivée du CEVA. Si nous voulons que les genevois et les frontaliers le prennent, il faut des cadences  au minimum au quart d’heure. La gare de Cornavin, dans son état actuel, ne le permet pas. Une solution doit donc être trouvée.

C’est pour cela que la construction d’un tronçon entre l’aéroport et la ligne Genève Lausanne permettant aux trains de ne pas repasser par Cornavin doit être réétudiée en priorité.

Cette réalisation permettra en outre de prévoir une zone industrielle après l’aéroport, dans la région de Collex-Bossy, projet qui avait été suggéré par l’architecte Pictet.

Cette nouvelle zone industrielle pourrait servir à relocaliser les entreprises présentes sur le site du PAV.

Ne fermons pas les portes à cette alternative.

Lançons une étude pour en connaitre les coûts (l’ingénieur Weibel parle de 600 millions, entièrement à la charge de la Confédération, puisque Berne a déjà décidé d’avancer 800 millions).

Ne nous braquons pas, soyons capables de changer d’avis.

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