28/09/2015

La Santé est devenue un marché...

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Les primes augmentent, la classe moyenne s’appauvrit et les privés font des affaires.

Le trend actuel est d’investir dans la santé.

Cliniques, cabinets de radiologies, laboratoires et cabinets médicaux, tout est bon, Mesdames et Messieurs.

Faites vos emplettes.

Même notre coopérative nationale, notre Migros s’y met.

Alors il ne faut pas hésiter. Les politiques ont abandonné le terrain. A force de regarder la Santé par le petit bout de la lorgnette, les primes, ils ont baissé les bras. Trop compliqué.

Et pendant ce temps, on se répartit les bénéfices.

Plus de contrôle étatique (n’a-t-il jamais existé), les assurances et leurs amis ont triomphé.

Bientôt l’assurance de base ne remboursera que le minimum syndical. Pour être bien soigné, il vous faudra souscrire des complémentaires.

Pas de choix, des médecins salariés ou payés en fonction du chiffre d’affaire dépendant des avis de leurs employeurs.

Profit quand tu nous tiens.

Votre santé, on s’en moque. Le doux bruit du tiroir caisse nous fait rêver.

Il va falloir nous réveiller rapidement pour éviter ce cauchemar.

La Santé est une des tâches régalienne de l’Etat, comme l’éducation, la sécurité et la mobilité.

C’est à l’Etat de diriger et de gérer.

Il est étrange que l’assurance chômage, vieillesse, accident soit fédérale mais pas l’assurance maladie.

Nous devons nous battre pour que les Cantons et la Confédérations sifflent la fin de la partie et gèrent la Santé comme ils le font pour l’accident.

Une seule caisse accident-maladie pour toute la Suisse. Un même tarif de prime, un même prix du point, une mutualisation des réserves, un système de réassurances pour les gros risques, une séparation stricte entre les caisses privées et de base. Les caisses actuelles pourront continuer à travailler car leur expertises en matière de gestion des factures est excellente, mais seulement comme mandataires et non comme acteurs politiques.

La système actuel est mort et enterré. L’indépendance du médecin est devenue un beau souvenir.

Alors on laisse tomber où on se bat.

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23/09/2015

Le MCG et l'UDC ont eu un temps de retard à l'allumage.

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Vendredi dernier, à 20h30, le Grand conseil a discuté en urgences de la résolution du PDC demandant que la caserne des Vernets soit mise à disposition du canton eu cas d’un afflux important de réfugiés.

La proposition était pragmatique. Qu’allons-nous faire de ces milliers de personnes qui sont sur la route ?

Elle ne voulait pas s’immiscer dans le débat fédéral et surtout pas parler de la qualité ou de la qualification entre migrants, vrais-faux réfugiés.

Le Conseil d’Etat a reconnu le bien fondé de cette proposition puisque Monsieur Poggia a admis qu’il avait demandé une première fois la mise à disposition de la caserne. Face à un premier refus, le Conseil d’Etat a fait une deuxième demande.

Il semble donc que nous soyons tous d’accord sauf le MCG et l’UDC.

Le problème c’est que ces deux partis se sont dits : « Nous aurions du avoir cette idée et déposer des textes sur les réfugiés, élection fédérales obligent ».

Bon sang mais c’est bien sûr.

Et comme ils ont raté le coche alors ils ont eu l’idée du siècle ; une séance extraordinaire du parlement pour discuter de leurs textes, sachant bien que ces mêmes propositions auraient été rejetées lors des séances ordinaires (refus de l’urgence).

Alors que faire ?

La séance aura lieu, le règlement est formel, 30 signatures sont nécessaires.

Boycotter ? Ne pas prendre la parole ? Demander le vote sans débat ?

C’est toujours difficile de refuser de débattre. La démocratie exige une transparence complète même si les arguments de nos adversaires nous horripilent.

Je fais deux propositions : premièrement que la séance ait lieu après les élections fédérales et deuxièmement que les jetons de présences soient reversés à Médecins sans frontière et au CICR.

N’oublions pas que cette séance va coûter 36 000 francs (26 000 francs de jetons de présence et 10 000 francs de frais administratifs).

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22/09/2015

Black Box !

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Chaque année la même histoire, l’augmentation sans fin de vos primes d’assurance maladie.

Et aucune solution en vue.

Les cantons vont donc subventionner de plus en plus d’assurés et in fine leur quasi totalité.

Les cantons sont probablement les plus grands clients des caisses maladies et ils n’ont rien à dire.

Ils ne peuvent pas auditer les comptes des assurances.

J’en avais fait la demande à la Cour des comptes concernant le Groupe Mutuel.

J’ai reçu une décision de non entrée en matière. Les lois actuelles ne le permettent pas.

Et comme la Confédération ne fait pas mieux, faute de moyen, on doit chaque année faire confiance aux assurances.

Un marché de dupes : elles demandant 6, elles obtiennent 4.

Aucune transparence, une vraie boîte noire.

Si vous voulez piloter le système, proposer des solutions, il faut que vous puissiez générer des chiffres fiables.

La Confédération a peur de faire ce travail car elle risque de se trouver dans une situation périlleuse (collusion d’intérêts entre élus et caisses, porosité entre les caisses de bases et les caisses privées, gestion plus qu’étrange des réserves).

Avant de se lancer dans une réforme de notre système de santé, il faut être sûr de payer vraiment le juste prix.

Et le scandale des réserves ne nous engage pas à être optimistes.

 

 

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18/09/2015

Nous devons les accueillir.

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Cet après-midi, le Grand Conseil va se saisir, en urgence, d’une résolution PDC demandant que Genève se tienne prête pour accueillir un nombre important de réfugiés venant de Syrie.

L’hiver est à nos portes. Ces personnes sont sur le chemin.

Il va bien falloir que l’Europe trouve une solution pour qu’ils puissent se reposer, être protégés, manger, souffler…

Va-t-on fermer nos frontières ?

Tirer dans la foule ?

Eriger des murs ?

Qu’on soit d’accord ou pas, ils sont en route, bientôt dans le froid et la boue.

L’Europe va devoir se répartir ses familles.

La Suisse, faire une partie du travail.

Alors Genève devra répondre présent.

Cette résolution demande que la caserne des Vernets soit mise à disposition du Canton.

En cas d’urgence, c’est le seul endroit existant qui puisse immédiatement fonctionner.

C’est une solution temporaire avant de pouvoir imaginer autre chose.

C’est le minimum.

Nous avons accueilli les réfugiés protestants (ce qui représentait 30 % de la population), les hongrois, les tchèques, les vietnamiens, les cambodgiens, les tamouls, les kosovars.

Nous ne pourrions pas entrouvrir notre porte aux Syriens ?

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14/09/2015

On peut le faire !

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La situation financière de l’Etat permet-elle d’attendre avant de prendre des décisions courageuses ?

La dette augmente, les charges également, les rentrées fiscales baissent et les investissements ne sont autofinancés qu’à 47 %.

La réforme de la fiscalité des entreprises devra être entreprise rapidement et va encore plus obérer les comptes cantonaux.

Alors une réduction de 5 % des charges de personnels est-elle suffisante ?

Non.

Le Conseil d’Etat doit être courageux et imposer trois mesures.

Premièrement revoir complètement le financement de la caisse de pension du personnel de l’Etat en s’alignant sur les conditions du privé et deuxièmement déléguer aux communes certaines tâches (mobilité, soins à domicile, culture) sans obligatoirement déboucher sur une opération blanche (le canton doit faire des économies et les communes devront plus participer à l’effort commun).

Cette deuxième proposition obligera les communes de mieux gérer leur finance et dégageant des priorités, en mutualisant leurs équipements et peut-être en encourageant leur fusion.

Troisièmement en permettant de débuter que les projets qui sont complètement autofinancés.

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09/09/2015

Le roi est nu...

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Le projet de budget 2016 présenté hier par le Conseil d’Etat est préoccupant.

Cette année, pas de recettes exceptionnelles, de cessions de terrain, de part de bénéfices de la Banque nationale, bref tout ce qui permettait de maquiller la réalité.

8000 habitants de plus et des recettes fiscales en nette diminution ?

Une augmentation de la dette de 350 millions et un déficit de 70 millions.

Des charges qui augmentent.

Des fondamentaux qui ont franchement mauvaise mine.

Des mesures ont été annoncées avec pour but de réduire de 5 % les charges de personnel (42 heures de travail hebdomadaire, non-renouvellement de départs naturels, encouragement du travail à temps partiel), mais elles ne sont pas imposées, elles seront négociées, donc au final…

Mais rien sur ce qui pose problème, soit un Etat trop gros, trop cher, doublé d’une ville de Genève et de communes qui ont les mêmes problèmes.

Quid de la mise à plat des devoirs des communes et de l’Etat, avec pour moi non pas une opération blanche mais un transfert de compétences et de charges.

Quid d’une réforme de l’administration avec la suppression de certains services.

Quid de la relation entre les régies publiques et l’Etat (à part de piquer dans la caisse des SIG et de la fondation des parkings) ?

Faut-il continuer à être propriétaire de l’aéroport ?

Fait-il continuer à s’occuper de Palexpo ?

Mais le plus grave, ce sont les investissements qui ne sont financés qu’à 47 %.

Vu que plus de 90 % des ces derniers sont obligatoires car les travaux sont en cours, si vous voulez éviter d’augmenter la dette et bien il va falloir ou drastiquement les diminuer (ce qui veut dire ne pas mettre en route ce qui a été prévu) ou augmenter les taxes ou impôts.

La situation est grave, j’appelle à des états généraux, une réunion en conclave des partis et du Conseil d’Etat, pour accoucher d’une proposition de réforme de l’Etat qui soit soutenue par une majorité.

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05/09/2015

Mesdames et Messieurs les politicien(ne)s vous devez agir...

 

 

L’intérêt d’une campagne politique n’est pas dans la vente de nos salades, toutes plus belles et plus saines que celles des voisins, mais dans le dialogue avec nos potentiels électeurs.

Et unanimement, ils nous demandent d’intervenir pour trouver une solution acceptable pour accueillir les migrants de Syrie.

L’urgence, avec la venue de l’automne et de l’hiver est là et ils ne voient aucune proposition généreuse de notre pays. Ils ont l’impression d’un renvoi de balles digne d’un match de tennis. Le syndrome du « ce n’est pas nous ».

Il faut bien le reconnaître, c’est pitoyable.

Et pourtant, nous avons les moyens d’agir de suite.

La Suisse peut être la nation qui fédère en organisant immédiatement une conférence avec les pays qui sont d’accord de prendre des migrants et en mettant sur place des structures d’accueil en Italie, en Grèce, en Macédoine, en Hongrie, en Serbie.

Genève doit se préparer à prendre un charge un partie de ces migrants. La protection civile est à disposition, le CICR et médecins sans frontières peuvent nous aider avec les expertises.

Demandons à Berne que la caserne des Vernets soit mise à disposition et demandons à notre population de donner un coup de main.

A mon humble niveau, je suis à disposition pour mettre en place avec des collègues un système de consultations médicales bénévoles et gratuites.

Chacun en amenant une petite pierre peut rapidement construire quelque chose d’efficace.

Nous n’avons plus le droit de fermer les yeux. 

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04/09/2015

Chaud-froid...

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Le Grand-Genève est-il encore aux soins intensifs ou en voie de guérison.

Deux nouvelles :

La première venant du Dr. MCG qui désire tuer le malade en tirant la prise (initiative pour garder l’argent rétrocéder à la France).

La deuxième, des élus genevois, vaudois et français qui veulent le transférer dans un centre de réhabilitation pour qu’il débute sa convalescence.

La mobilité sera l’élément qui va permettre de construire le Grand Genève. Cela va probablement se faire par le bas. Les usagers vont créer eux-mêmes cette structure que les politiques ont décidé de mettre de côté par trouille.

Le covoiturage est un des signes de guérison et il est bon de voir ensemble des conseillers d’Etat et des députés français promouvoir une plateforme informatique pour permettre de simplifier la vie des pendulaires.

Mais, il faut aller plus loin et donnant la priorité, sur la route, aux personnes qui utilisent ce service.

Il faut également que le Conseil d’Etat nous dise ce qu’il prévoit de faire comme investissements prioritaires.

Quelle ligne de tram ?

Quelle ligne de bus à haut niveau de service (bus rapide sur des voies dédiés sans arrêt de la frontière au centre ville) ?

Il va falloir sortir du bois.

Prendre des risques, penser l’avenir.

Sans arrière pays, Le Canton de Genève est ne pourra pas poursuivre sa croissance.

Sans arrière pays, nous sommes condamnés à rester aux soins intensifs.

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02/09/2015

Je propose de voter tout de suite...

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Encore 6 semaines avant les élections fédérales. Que c’est long !

Il semble que tout est dit. Que les débats et interviews sont, comme un long fleuve tranquille, prévisibles et convenus.

Les vedettes tiennent la vedette en jouant sur leur fond de commerce.

L’UDC dicte le tempo et son gourou distille ses petites phrases assassines.

Le reste est malheureusement inaudible.

La grande question qui tétanise toute la classe politique suisse et de savoir si l’UDC a droit à 1 ou 2 sièges au Conseil Fédéral.

Et alors, le reste bof.

Les assurances sociales, l’assurance maladie, la réforme des entreprises, le logement, l’éducation, les familles, les personnes âgées, la mobilité, nos relations avec l’Europe (oups, surtout pas en parler c’est un gros mot), l’accueil des réfugiés…

Non d’abord il faut savoir si Evelyne sera réélue.

La réponse est simple. L’UDC, si elle continue à jouer son rôle d’opposition n’a pas le droit à un siège. C’est 0 fauteuil.

Si elle est d’accord d’ouvrir le dialogue et se plie au consensus, alors c’est 2 sièges.

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