05/01/2016

Jeu de dupes...

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La Santé est une tâche régalienne de l’Etat, comme la sécurité et l’éducation.

Accepteriez-vous que la police soit gérée par Sécuritas®, l’éducation par Microsoft®  et l’armée par une société louant des mercenaires ?

Alors pourquoi laisse-t-on la politique de santé aux mains de sociétés privées, les caisses maladies ?

Cela n’est pas normal et cela doit changer.

Cela fait des années que nous nous battons, pour rien.

Le lobby des caisses maladies est trop fort.

Trop d’enjeux financiers.

Et probablement des pratiques pas très catholiques entre les caisses de base et les caisses privées.

J’avis saisi la Cour des comptes pour qu’il fasse un audit du Groupe Mutuel (sur la gestion de l’assurance de base des assurés genevois). Impossible, aucune loi ne le permet.

Alors quelles solutions ?

Passer par le Parlement fédéral : peine perdue, on oublie.

Reste le droit d’initiative.

Nous pourrions demander l’institution d’une assurance unique santé/accident avec un prix du point commun et la même prime pour toute la Suisse.

Le tout géré par la SUVA, suivant le système actuel de l’assurance accident.

Cela permettra de régler, une fois pour toute, la question d’une caisse maladie unique ou cantonale et de remettre dans la main de la Confédération la gestion de notre système de santé.

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Commentaires

Alors, au boulot !

Écrit par : PIerre Jenni | 05/01/2016

N'en déplaise à Pierre Maudet, c'est déjà le cas, monsieur le député.

"Accepteriez-vous que la police soit gérée par Sécuritas®" ?
+/- ... car avec 1 gendarme pour 380 habitants et le nombre d'heures supplémentaires, les sociétés privées donnent un sacré coup de main ...

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 05/01/2016

Et si vous demandiez des comptes à Pascal Couchepin et son gourou, Pierre-Marcel Revaz, celui du Groupe Mutuel ?

"Alors pourquoi laisse-t-on la politique de santé aux mains de sociétés privées, les caisses maladies ?"

http://www.hebdo.ch/archives/pierremarcel_revaz_lhomme_le_plus_puissant_du_valais_15522_.php

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 05/01/2016

Vous avez raison, créons 25'000 postes de fonctionnaires pour gérer le tout, aux conditions salariales de la fonction publique, nommés à vie. Et mettons en place des "conseils d'administration", des comités et des groupes de surveillance, histoire d'avoir un représentant de chaque canton, de chaque région linguistique, de chaque parti et de chaque commune puis des citoyens, des malades, des séniors, des jeunes, des femmes paysannes,...

Faisons ensuite prendre le risque financier aux Cantons donc aux contribuables.

Pour terminer, mettons une valeur de point unique pour toute la Suisse qui sera bien en-dessous des 96 cts genevois (le coût de la vie est plus bas dans beaucoup de cantons par rapport à Genève) !

Pour être plus sérieux, une partie importante de notre éducation se fait déjà par l'intermédiaire de sociétés privées (écoles privées, école club Migros, cours de langues, partenariats publiques-privé à l'EPFL,...), tout comme la surveillance dans certaines commune, les transports publiques, transfert des détenus à Genève,...

Écrit par : MC | 05/01/2016

L'Etat - et donc ses serviteurs - ont un rôle très particulier à jouer dans les sociétés démocratiques. Certains, équipés de très approximatifs outils comptables, affectent de na pas le savoir. Quel aveuglement...Ainsi, chaque centime d'impôt payé arrache des beuglements pathétiques aux mêmes qui restent impuissants et muets face à la question des caisses maladie. Le raisonnement est simple: ce n'est pas étatique, c'est du privé, donc c'est bon. Vous avez dit dogmatisme borné ?

Écrit par : Karlito | 05/01/2016

@Karlito,

Ne pas confondre ironie et dogmatisme borné :)

En parlant de dogmatisme, si on jetait un coup d'œil aux systèmes d'assurance dans les autres pays:

- N'est-il pas vrai que la plupart des systèmes étatisés ont des déficits abyssaux et/ou de très longs délais d'attente avant d'obtenir les soins nécessaires ou un rationnement des soins ?!

- Même les USA essaient de mettre sur pieds une assurance obligatoire pour éviter les excès de leur système. Je le dis afin d'éviter les remarques de dogmatisme et pour dire que je ne souhaite pas un système totalement libéralisé !

Et si finalement le modèle suisse actuel n'était pas si mauvais ?

Et pourquoi les enquêtes de satisfaction montrent des suisses satisfaits à très satisfaits (par exemple note de 5.03 sur 6 à l'enquête 2015 bonus.ch) ?

C'est aux partenaires du domaine de la santé de se mettre d'accord. S'ils n'y arrivent pas, l'Etat peut intervenir. Pas l'inverse.

Écrit par : MC | 06/01/2016

Et bien mon cher Buchs, j'approuve votre témoignage mais comme d'habitude vous prêchez pour votre paroisse. Considérez vous normal que ce soient des praticiens privés, donc motivés par le profit qui soient habilités à décider du meilleur traitement à suivre ?

Quant à MC on sent l'ancien élève de la faculté d'étude supérieure Migros, mention poterie. C'est vrai que l'enseignement privé c'est chouette et cela produit de grands intellectuels.

Écrit par : Anastase | 07/01/2016

@MC Le problème du système actuel n'est pas qu'il est mauvais, c'est qu'il 'est pas viable ! Quant à votre idée de faire "prendre le risque financier aux Cantons donc aux contribuables", même si la fine ironie de votre propos n'échappe à personne, nous sommes de facto déjà ans ce cas de figure. (par exemple pour la, population qui n'a pas les moyens de payer les primes, ou pour les infrastructures ). Avec les augmentations de primes, comment envisager que ce système puisse perdurer, ou plutôt, comment allons-nous le financer ? A mon avis, beaucoup de protagonistes du système actuel sont dans le "take the money and run!"

Écrit par : Karlito | 07/01/2016

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