16/02/2016

Une nouvelle alliance est née !

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Le MCG a essayé de se positionner au centre.

Raté, le PDC ne s’est pas effondré et a progressé.

Le MCG a voulu piquer la place au PLR. Raté et encore raté. Pas assez de quartiers de noblesse.

Le MCG s’est dit, bon on va manger l’UDC, facile, les doigts dans le nez.

Pas de chance, ce parti cartonne au niveau Suisse.

Alors il s’est retrouvé sans aucun ancrage, secoué comme un cocotier dans les limbes de l’extrême droite.

Mais les petits futés se sont rendu compte que c’est sur les plates-bandes de la gauche qu’ils avaient le plus de chance de s’acclimater.

Un bon encrage chez les fonctionnaires et une bonne écoute de la part des petites gens.

Alors adieu à la droite et bonjour à la gauche.

Pour ce faire, il fallait tuer le père.

Cela semble être sur une bonne voie.

Alors on signe en cœur et comme coquins de foire, on se tape sur le ventre.

Fini le « Personnel stop » et retour des annuités devant le Grand conseil.

Majorité garantie (54 contre 46). Et pourquoi pas un budget aux petits oignons.

La dette a brusquement disparu selon le Président du MCG et les réformes structurelles on s’en tamponne le coquillard.

Pour la gauche, cela s’appelle jouer avec le diable.

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10/02/2016

Personne n'en parle et pourtant ...

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L’objet n° 4 sur la liste des objets cantonaux.

Cela vous dit quelque chose ?

Une modification de la constitution, diable cela doit être important et sérieux.

Et pourtant, silence radio.

Pas un article, un débat sur ce sujet.

Débrouillez-vous, vous n’avez qu’à lire le petit cahier qui accompagne votre bulletin.

Et pourtant la question est, à mon sens, très importante.

Voulez-vous que la révision des comptes de l’Etat soit faite par un réviseur externe ou par la Cour des comptes.

Le Grand conseil avait tranché, en votant à une très forte majorité la loi sur la surveillance de l’Etat, en faveur du réviseur externe.

Et le Conseil d’Etat a déposé deux projets de loi pour mettre en pratique cette décision.

Et patatras, sans attendre le résultat du travail en commission, le Grand conseil a décidé de changer d’avis et de donner cette compétence à la Cour des comptes.

Cela va poser un gros problème administratif. Il faudra engager du personnel spécialisé dans la révision, qui va être utilisé qu’une partie de l’année. Il faudra donc lui prévoir d’autres tâches.

Mais imaginez le problème de cohérence, une même personne pourra donner un avis sur un service de l’Etat puis dans le même temps se contrôler elle-même si elle participe à la révision des comptes.

Juges et avocats en même temps.

Quand aux magistrats, élus par vous, de la Cour, un seul à les compétences de réviseur.

Et finalement cela ne va pas coûter moins cher à l’Etat, mais probablement plus cher.

Votez NON le 28 février.

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05/02/2016

Décision symbolique...

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Hier, le Grand conseil du canton de Genève a décidé de restreindre la portée du secret médical pour les détenus dangereux.

Il est vrai que le législatif a pris des précautions et a accouché de formules alambiquées pour nous expliquer que le secret médical était protégé.

C’est faux, ce secret n’existera plus pour une certaines catégorie de la population, les criminels dangereux.

Ce qui automatiquement crée deux catégories de personnes, celle qui sera protégées et celle qui ne le sera pas.

Avec à la clé, une légende urbaine qui consiste à penser que tout est dans le dossier du médecin et que celui-ci se tait alors qu’il connait parfaitement les désirs de meurtre de son patient.

Avec également une méconnaissance complète de la façon de travailler des médecins et des juges.

Lorsque l’on doit prendre une décision de libération ou de modification du régime pénitentiaire d’un détenu dangereux, il est obligatoirement demandé une expertise médicale. Dans ce cas, le médecin expert n’est plus tenu au secret vis-à-vis du juge et il doit répondre clairement aux questions posées. Le détenu peut s’opposer à cette expertise, mais dans ce cas, il sait qu’il ne va pas retrouver la liberté.

Les tribunaux ont depuis longtemps décidé que l’avis du médecin expert primait sur celui du médecin traitant. C’est le cas pour toutes les formes d’expertises (AI, perte de gain…).

Cela permet au médecin traitant de garder une relation de confiance vis-à-vis de son patient.

Les médecins qui sont ou seront employés par le département de la santé pour travailler à Curabilis ou dans d’autres prisons genevoises vont devenir des employés du département de la sécurité, des sous-gardiens aux ordres d’une hiérarchie non médicale.

Cela a été dit clairement par le Conseiller d’Etat Poggia. Ils devront obéir. Un point c’est tout.

J’encourage mes collègues a refusé tous postes ou tous transferts dans ces institutions.

Et je demande à l’Association des Médecins du canton de Genève de faire recours contre cette loi qui ne respecte pas le droit fédéral.

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03/02/2016

Pourquoi ne pas vouloir débattre ?

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Voilà une initiative qui semble déjouer tous les pronostics.

Que diable le PDC a été faire dans cette galère.

Oser parler de la fiscalité des couples mariés ou pacsés en ajoutant une définition du mariage qui déplait énormément à certaines et à certains.

Pas très futé d’introduire, comme dans un paquet Bonux, un cadeau surprise.

Deux question en une.

Pour moi, clairement un faux débat qui risque de se retourner contre ceux qui crient au scandale.

Imaginions que les chiffres avancés par les sondages se maintiennent !

68 % de oui.

A-t-on voté pour la définition du mariage actuel (un homme, une femme) ou sur la fiscalité ?

Alors concentrons-nous sur ce problème de fiscalité et attendons 2017 pour faire le débat sur le mariage pour tous.

Un seul argument devrait faire adopter ce texte.

Simplement l’égalité entre les hommes et les femmes.

De nouveau la femme, dans le système actuel, est prétéritée.

On n’arrête pas de nous rabâcher qu’il faut que la femme soit mieux intégrée dans le milieu professionnel, qu’elle assume de nouvelles responsabilités et qu’elle accède à des postes de cadres.

Et que voit-on !

Une femme bien formée, qui gagne bien sa vie a tout intérêt à ne pas se marier car elle va voir sa facture fiscale prendre l’ascenseur.

On voit clairement que les vieux idéaux persistent.

La femme peut bosser, mais seulement dans un boulot d’appoint au salaire du mari.

Soyons un peu plus moderne et mettons la femme sur un vrai pied d’équalité avec l’homme.

Votons oui à l’initiative du PDC.

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