26/11/2015

Je te tiens, tu me tiens par la barbichette.

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Le même jour où le Conseil d’Etat communique qu’il a renoué le dialogue avec les syndicats de la fonction publique, ces derniers confirment qu’une grève sera menée le 1er décembre.

Pas très fructueux comme échange.

Tu veux voir ma force, je te montre mes biscottos. Tu veux voir ma détermination, je vais te faire bosser plus longtemps.

Bon on résume pour les nuls (on commence doucement à se lasser de ce b…) :

Qu’elles sont les propositions de la fonction publique pour permettre une réduction des charges de 5 %.

Aucune…à part cette litanie ; tout va bien, si on manque d’oseille, il faut simplement augmenter les impôts.

CQFD.

Et pourtant, le personnel de l’Etat, qui n’arrête pas de dire et de déclamer qu’on peut facilement faire des économies et rendant plus performant certains services, lorsqu’il faut mettre ces critiques sur le papier, c’est le silence de la mer.

C’est vrai que c’est toujours dans le service d’à côté que cela ne marche pas, parce que dans le mien, c’est l’horreur absolue tellement on a du travail à faire.

Juste pour dire, il va falloir vous mettre d’accord, sinon c’est le parlement qui va commencer à légiférer à la place de l’exécutif.

Et ce n’est pas la bonne solution, mais nous avons horreur du vide.

Le gros chantier ce n’est pas les horaires de travail où le nombre d’enfants dans les classes, mais c’est la recapitalisation de la caisse de retraite.

Et là, il y a matière à faire des économies, sans toucher aux horaires et aux postes de travail.

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19/11/2015

Le temps du maquignonnage !

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La commission des finances a refusé l’entrée en matière sur le budget. La discussion s’est arrêtée. Le débat en décembre risque d’être bref.

Cela ne va pas arranger la crédibilité du Grand Conseil et du Conseil d’Etat.

Dans cette période d’incertitude, de crise et de déséquilibre, l’absence d’un budget est au minimum une bêtise, au maximum un manque complet de responsabilité.

La République et canton de Genève dépend d’un parti au comportement complètement imprévisible, le MCG.

Un coup à gauche, un coup à droite. Un comportement Pokémon, un comportement de troc.

Alors peut-être qu’un énième revirement de bord permettra en décembre un vote sur le budget, mais à quel prix ?

Puisque rien ne sera touché au niveau de la fonction publique, alors les coupes vont concerner le social et les subventions. Bonjour les dégâts…

Genève s’enfonce dans la crise et pendant ce temps le canton de Vaud surfe sur la vague.

Un budget cela se construit entre le PLR, le PDC, les Verts et les Socialistes.

La suppression de certaines niches fiscales contre l’abandon définitif des annuités.

Un budget ne peut pas se faire avec le MCG.

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11/11/2015

2ème jour et toujours pas de réponses...

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Beaucoup de bruit, beaucoup d’énergie et de solidarité. Un jour de novembre lumineux et toujours pas de réponses.

Les syndicats de la fonction publique en doivent une au reste de la population.

QUE PROPOSEZ-VOUS POUR DIMINUER LES CHARGES DE L’ETAT DE 5 % ?

Probablement rien…

L’augmentation des impôts, il ne faut même pas y penser.

Alors…

Posons les cartes sur la table.

Quel est le principal risque systémique de l’Etat ?

La caisse de retraite.

800 millions déjà payés, 200 millions provisionnés et 140 millions par année pendant 40 ans. Si tout va bien…

On peut parler des horaires, des postes non repourvus, des services qui dysfonctionnent, trouvez mille exemples particuliers, mais il va toujours rester et le lancinant problème de la caisse de retraite qui PLOMBE les comptes de l’Etat.

On peut toujours repousser le débat en arguant que le parlement a voté et que le peuple a confirmé. Mais cela ne va rien changer. Une réforme de la caisse de retraite est urgente. Il faut avoir le courage de dire à la fonction publique qu’elle doit assumer elle la recapitalisation de sa caisse de retraite et que ce n’est pas à la population, qui paye déjà pour sa propre caisse de retraite, d’assumer le problème.

Le personnel des CFF n’a pas demandé aux usagers d’augmenter le prix du voyage pour pouvoir sauver sa caisse. Il a accepté de diminuer son salaire en cotisant plus pendant plusieurs années.

Alors qu’elles sont les propositions ?

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10/11/2015

Désamour !

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Chacune, et chacun, se sent agressé. Tout va trop vite et notre cerveau est incapable de gérer correctement toutes les nouvelles que nous recevons.

Nous vivons un vrai « burn out » collectif.

Notre réponse, se replier sur nous-mêmes, vouloir souffler, prendre le temps pour faire le point.

On vit dans notre petit monde personnel. On a besoin que l’on pense à nous.

Que le patron, que l’Etat, soit à notre disposition, à notre seule disposition.

Qu’on nous aime et qu’on fasse preuve d’empathie.

Et malheureusement, nous les politiques, nous usons et abusons de la peur, du déséquilibre et nous ne sommes plus capables de pédagogie.

Résultat : 60 % d’abstentions au dernière élection, une grève de la fonction publique, un « pétage » de plomb de la part des utilisateurs des 2 roues motorisés contre une possible taxe, une peur de l’autre entretenue par les partis populistes.

Nous avons l’impression que nous n’avons plus aucune prise sur rien.

Il faut donc redonner un sens à nos actions politiques en prenant nos responsabilités et en expliquant nos décisions.

Nous devons également plus faire participer les citoyens. Il faut qu’ils aient la certitude que leurs avis comptent.

Ils doivent avoir l’assurance que l’Etat est à leur disposition et que les impôts et taxes demandés soient destinés à leur usage (amélioration de l’enseignement, soutient à la recherche d’un emploi, amélioration de la mobilité, santé de bonne qualité, sécurité …) et non à faire tourner la machine étatique.

La décision de diminuer les charges de l’Etat de 5 % doit faire partie de ce train de mesure. Il nous faut diminuer la dette si nous voulons que les investissements prévus pour vous tous soient réalisés.

Mais cette volonté de diminuer les charges de 5 % doit être décidée par nous tous.

Une votation populaire doit être demandée et réalisée l’année prochaine.

C’est pourquoi nous allons soutenir le projet de loi sur le frein à l’endettement déposé par le PLR pour vous donner la possibilité par un référendum de soutenir ou pas la décision du Conseil d’Etat.

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06/11/2015

Tragédie genevoise !

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Depuis quelques semaines, on s’étripe, on s’invective, on se tire les oreilles et on tag « pan-pan cul-cul » sur les murs de nos banques.

Mais que ce passe-t-il ?

Des émeutes ?

Une révolution ?

Non, une histoire de buvettes.

Je n’ai toujours rien compris. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais mon disque dur est un peu usé par l’âge.

L’Usine a 5 buvettes, donc elle doit avoir 5 autorisations. Bien.

Mais l’Usine n’est-elle une entité unique qui gère 5 buvettes dans un même lieu ?

Le Grand Théâtre a au moins 3 buvettes, doit-il demander 3 autorisations ?

L’important est pour moi de savoir qui est responsable si un problème se produit dans une des buvettes.

Qui signe les contrats d’assurances de l’Usine. Tous les membres du collectif ou simplement une personne représentant le collectif ?

La même chose pour les contrats de prestations permettant de toucher des subventions ?

Qui signe ?

Ma solution, les mêmes personnes qui sont responsables juridiquement pour le collectif signent pour les buvettes et basta.

Mais peut-être qu’il n’y a pas de responsable ?

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03/11/2015

De l'aménagement des pôles d'échange...

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Pas simple de faire coexister les piétons, les cyclistes, les bus, les trams dans un même lieu.

Pas simple de rendre le lieu lisible pour les voyageurs.

Pas simple de conjuguer esthétique et usage.

Nous avons raté la place de Cornavin, Bel-Air et le Rond-point de Plainpalais.

Ces pôles d’échange sont illisibles, dangereux et générateur de bouchons.

Pour l’esthétique on repassera.

C’est pourquoi, il faut ne pas refaire les mêmes erreurs pour la gare Lancy- Pont rouge.

Il semble que la commune de Lancy soit fâchée.

On ne pourra pas imposer un aménagement sans un minimum de concertation.

Passer en force ne sert à rien.

Écoutons les communes.

Les projets qui se réalisent rapidement dans notre canton sont ceux qui, dès le début, ont vu un travail commun, commune, canton et intérêts privés.

Les autres sont encore au purgatoire de l’urbanisme.

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29/10/2015

La formule magique a bon dos...

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Que des louanges.

La meilleure, une excellente Conseillère Fédérale et pourtant…

Bon débarrât Madame Du Mollet, partez vite et loin, vous n’êtes plus formule magique compatible.

Et pour quelle raison !

L’obligation d’adouber un UDC.

Mais on se moque du monde et même mon Président bien aimé, Monsieur Darbellay, se renie.

Tétanisé par le résultat des élections fédérales.

Bigre 11 sièges de plus, la panique à bord, vite la place, un coup de chiffon et Monsieur X pourra prendre ses aises (Monsieur parce qu’une dame à l’UDC ce n’est pas pour demain).

Cette formule machin chose, c’est dans la Constitution ?

Le PDC a manqué de courage politique.

On ne change pas de ligne au milieu du gué. On reste droit dans ses bottes.

On gardait Madame Widmer-Schlumpf et on demandait, poliment, au PLR de céder un siège.

Et oui, le Centre (PDC, PBD et Verts libéraux) font plus de sièges que le PLR.

CQFD.

C’est une formule magique autant logique qu’une autre.

La peur est toujours mauvaise conseillère.

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28/10/2015

De l'utilité d'une rue piétonne.

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Après 8 ans de palabre, de recours, Carouge s’est doté de son T piéton, un côté de la Place du Marché et un petit bout de la rue Saint-Joseph.

Une inauguration plus tard, pas grand-chose à part un immense vide.

Admettons, qu’il est probablement encore trop tôt pour se faire une opinion.

Il faudra peut-être attendre Noël, la Saint Nicolas, ou la saint Glinglin pour pouvoir danser sous les platanes.

Une rue pour vivre doit attirer du monde. Etre un but.

Il ne suffit pas d’ériger des barrières, entre nous une simple horreur, au bout de chaque rue, pour que cela marche.

Il faut animer, décorer, donner envie de déambuler.

Pour moi, qui chaque soir traverse me belle cité à pied, ces rues n’amènent rien.

Et cerise sur le gâteau, les commerçants sont furax, car ils ont appris qu’ils vont devoir faire eux le boulot d’animation et qu’en plus  la location de l’espace public pour les terrasses va probablement doubler.

Il aurait mieux fallu réfléchir à un concept de fermeture temporaire, ce qui était déjà le cas, lors d’événement particulier.

Se mettre ensemble, autorité, commerçants, pour le bien de Carouge.

Physiquement, on a fermé deux rues. On ne voit que l’interdiction, alors qu’on aurait du ouvrir, permettre, imaginer.

C’est raté, car il n’y a pas de supplément d’âme, simplement l’application d’une politique politicienne.

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21/10/2015

Clarification.

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En Suisse, il existe une gauche (une culture et une philosophie commune)  et il existe des droites.

En Suisse, il existe un centre droit (PDC-PLR) et une extrême droite (MCG, Lega et UDC).

Aucune vision commune, aucun programme commun.

Un parti, l’UDC, qui a provoqué, par bêtise et manque de culture politique, une situation très pénible pour la Suisse et pour son économie.

Un parti qui ne connaît qu’une chose, exploiter la bassesse de la nature humaine pour faire des voix.

Pensez-vous que Monsieur Blocher croit à ce qu’il dit.

Bien sûr que non.

C’est un cynique qui pense que tout le monde est con, à part lui.

Un parti qui fait 30 % des suffrages mais qui a personne de valable à proposer pour faire partie du Conseil fédéral.

Un parti qui est représenté par un ministre incompétent qui est train de détruire l’armée (un comble pour un parti sécuritaire).

Et c’est là-dessus que vous voulez baser un programme commun.

Et c’est là dessus que vous voulez construire.

Le PDC genevois a clairement dit non.

Et depuis qu’il tient sa ligne, il progresse plus que tous les autres partis en suffrages (élection cantonale, municipale et fédérale). Dimanche nous avons fait 12.3 % (contre 10 % en 2011)  et c’est notre liste des jeunes qui a fait le plus de voix de toutes les listes « de traverse ».

Un hasard !

Lundi, nous avons décidé de retirer notre candidat pour pouvoir laisser au PLR la liberté de choix.

Lundi nous avons donné notre plein soutien à Monsieur Genecand et nous allons nous battre pour qu’il soit élu.

Et pour le reste posez-vous la question de savoir pourquoi le PLR ne veut pas d’alliance, malgré un frange minoritaire qui pousse à une campagne commune avec l’UDC et le MCG ?

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20/10/2015

L'Evidence même.

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Genève doit avoir un élu du centre-droit au Conseil aux Etats.

 

C’est une évidence.

Les grands dossiers, qui vont être débattus ces prochaines années, doivent être défendus, pour le bien du canton, par un élu du centre-droit.

La réforme de la fiscalité des entreprises, les grandes orientations de la politique de la mobilité, les bilatérales, le Grand Genève, la RPT, la défense de la Genève internationale.

Toute une partie de la population (les 2/3) n’est pas représentée par les Verts et les Socialistes.

Et surtout, il faut dépasser les convictions de son propre parti pour être un vrai lobbyiste du canton.

Honnêtement, notre duo actuel a passé son temps à tirer dans le dos du Conseil d’Etat et à oublier qu’il était genevois.

L’idéal, c’est qu’un des deux élus de gauche ne se représente pas et laisse sa place à un élu de droite.

Cela ne se fera pas.

Benoit Genecand est clairement la personne que nous devons soutenir.

Personne d’autre.

Elire un représentant de l’UDC serait une aberration pour un canton porté sur l’extérieur, ayant besoin du Grand Genève pour vivre, ayant besoin d’un accès aux marchés internationaux, ayant besoin de relation apaisée avec la communauté étrangère.

L’Esprit de Genève ne peut pas être représenté par l’UDC ou le MCG.

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14/10/2015

Problèmes de plomberie...

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Il semble que cela fuite au Conseil d’Etat.

Tous les mercredis, 8 personnes se réunissent à la Tour Baudet.

Il est probable que l’unanimité ne se fasse pas sur tous les votes. Que certaines fois, des opposions sont inscrites au PV et que de mémorables engueulées aient lieu.

Mais cela restait entre personnes de bonne compagnie.

Depuis quelques temps, des journalistes ont accès en direct au débat.

Ils peuvent vous donner le nombre de oui, de non et d’abstention.

Conclusions : il y a une ou plusieurs « gorges profondes » au sein du CE ou de la chancellerie.

En dehors de l’anecdote, le constat est préoccupant.

Absence d’esprit collégial, du respect des procédures et gestion en silo de l’Etat.

Et pour ajouter une couche de crème aux mille-feuilles, les partis gouvernementaux, à l’exception du PDC, ont plus que de la peine à soutenir leurs Conseillers d’Etat.

Le parlement, constatant que ce CE est faible, se sent appelé à combler le vide en se substituant à lui.

Très angoissant dans une période aussi indécise sur le plan budgétaire, de la mobilité et de la politique fiscale.

Genève étale ses divisions, Vaud montre sa cohésion et la cohérence de sa politique.

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13/10/2015

Acharnement thérapeutique !

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Parce que le Conseil d’Etat ne veut pas perdre la face, nous devrons voter une loi sur le secret médical en milieu carcéral.

Une loi complètement inutile, bafouant le principe intangible du secret, qui a pour but d’arriver à un hypothétique risque zéro dans le cadre des criminels potentiellement dangereux pour la société.

Malgré le fait, que dans la terrible affaire Adeline, les rapports ont démontré par A plus B que les médecins n’étaient pas responsables.

Mais il a fallu dans l’urgence trouver un coupable se qui permettait de s’exonérer d’assumer la faute et l’erreur.

Un premier projet de loi a donc été déposé dans l’urgence et rejeter par une grande majorité.

Au lieu, alors que le troisième pouvoir, la Justice, était farouchement opposé à tout changement de la pratique actuelle, de renoncer, le CE s’est acharné en déposant un deuxième projet de loi.

Disons le clairement ; actuellement tous les instruments existent pour qu’un médecin puisse demander en urgence la levée du secret en cas de risque pour la vie d’autrui.

Cela peut se faire dans l’heure.

Lors des travaux sur le premier PL, tous les intervenants avaient remarqué que les contacts avec les médecins étaient excellents et que les risques de cacher ou de taire un élément probant inexistant.

Ce PL supprime le secret médical pour le monde carcéral, même si subtilement il ne le dit pas formellement.

Il est à rejeter.

Le secret médical est un. Il ne peut pas se décliner en fonction du lieu ou de la personne.

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08/10/2015

La solution miracle.

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Plus nos primes augmentent, plus des propositions miraculeuses sont lancées sur le marché.

« Tout le monde sous génériques » et ceux qui couinent payeront la différence entre l’original et la copie.

Ok, mais il faudra exiger une copie parfaite car actuellement l’effet pharmacologique d’un générique peut varier de plus ou moins 20 %.  

C’est pourquoi, je ne remplace jamais, dans un traitement chronique, l’original par la copie.

« Les spécialistes gagnent trop » donc il suffit de changer le tarif TARMED en baissant drastiquement les rémunérations.

Le problème, c’est que la plupart des spécialistes font leur beurre sur le tarif privé.

Résultat des courses, très peu d’économie en perspective.

En attendant, toujours personne n’a été mettre le nez dans les compte des assurances.

Quand on voit l’importance d’une Cour des comptes à Genève, on peut se dire que toutes les déclarations d’enfants de chœur des membres d’un conseil d’administration ne veulent rien dire.

L’audit externe des comptes des assureurs maladies, de la part d’un Cour des comptes, est plus qu’urgent et nécessaire.

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02/10/2015

Non, non et non !

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Aujourd’hui, nous sommes convoqués pour une séance extraordinaire du Grand conseil.

L’UDC et le MCG ont demandé cette séance pour pouvoir discuter de 3 propositions de résolution sur le sujet des réfugiés.

« Aidons les réfugiés sur place »

« Revoir la répartition entre cantons des demandeurs d’asile et de revoir le montant des indemnités forfaitaires LAsi »

« Politique d’asile : Non au système des quotas de l’UE »

 

Notre réponse : 3 fois non.

Ces demandes n’ont qu’un but : interdire l’accès à notre canton.

« Passez votre chemin, vous n’êtes pas les bienvenus. »

On se claquemure, on détourne les yeux, on refuse de faire une peu de place pour des personnes fuyant une guerre.

Je ne reconnais plus mon canton.

L’esprit de Genève qui s’est construit sur l’accueil de l’autre.

Le protestant persécuté, le juif pourchassé, le tchèque, le hongrois, le cambodgien, le tamoul, le chilien et l’argentin persécutés par des dictatures.

Notre ouverture aux autres nous a permis de créer la Croix-Rouge, d’accueillir la SDN puis l’ONU.

Le Haut commissariat pour les réfugiés œuvre dans nos murs.

Quelle image donnons-nous ?

Qu’allons faire pour ces milliers de familles qui sont sur le chemin.

Elles ne vont pas faire machine arrière, rentrer en Turquie, au Liban.

Elles sont là. Le froid arrive, il faut trouver des solutions provisoires.

Genève doit prendre en charge une partie de ce gens.

Point.

Il ne peut y avoir de discussion, de posture politique pour avoir quelques voix en plus aux prochaines élections.

Un simple devoir de solidarité.

Je m’adresse à l’UDC et au MCG. Réfléchissez à vos propos, réfléchissez  aux dégâts d’image que vous allez provoquer.

Pensez-vous que le HCR va pouvoir rester dans un canton qui nie les réalités du monde, qui est incapable de sacrifier un peu de son confort.

Il y a des attitudes qui sont honteuses, surtout quand elles sont travesties au travers de vos 3 résolutions.

Si nous acceptons vos résolutions, si nous votons même un renvoi en commission, nous tuons Genève.

Alors le PDC votera 3 fois non et refusera de toucher ses jetons de présence. Nous ne voulons pas nous faire de l’argent sur le dos des réfugiés.

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28/09/2015

La Santé est devenue un marché...

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Les primes augmentent, la classe moyenne s’appauvrit et les privés font des affaires.

Le trend actuel est d’investir dans la santé.

Cliniques, cabinets de radiologies, laboratoires et cabinets médicaux, tout est bon, Mesdames et Messieurs.

Faites vos emplettes.

Même notre coopérative nationale, notre Migros s’y met.

Alors il ne faut pas hésiter. Les politiques ont abandonné le terrain. A force de regarder la Santé par le petit bout de la lorgnette, les primes, ils ont baissé les bras. Trop compliqué.

Et pendant ce temps, on se répartit les bénéfices.

Plus de contrôle étatique (n’a-t-il jamais existé), les assurances et leurs amis ont triomphé.

Bientôt l’assurance de base ne remboursera que le minimum syndical. Pour être bien soigné, il vous faudra souscrire des complémentaires.

Pas de choix, des médecins salariés ou payés en fonction du chiffre d’affaire dépendant des avis de leurs employeurs.

Profit quand tu nous tiens.

Votre santé, on s’en moque. Le doux bruit du tiroir caisse nous fait rêver.

Il va falloir nous réveiller rapidement pour éviter ce cauchemar.

La Santé est une des tâches régalienne de l’Etat, comme l’éducation, la sécurité et la mobilité.

C’est à l’Etat de diriger et de gérer.

Il est étrange que l’assurance chômage, vieillesse, accident soit fédérale mais pas l’assurance maladie.

Nous devons nous battre pour que les Cantons et la Confédérations sifflent la fin de la partie et gèrent la Santé comme ils le font pour l’accident.

Une seule caisse accident-maladie pour toute la Suisse. Un même tarif de prime, un même prix du point, une mutualisation des réserves, un système de réassurances pour les gros risques, une séparation stricte entre les caisses privées et de base. Les caisses actuelles pourront continuer à travailler car leur expertises en matière de gestion des factures est excellente, mais seulement comme mandataires et non comme acteurs politiques.

La système actuel est mort et enterré. L’indépendance du médecin est devenue un beau souvenir.

Alors on laisse tomber où on se bat.

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23/09/2015

Le MCG et l'UDC ont eu un temps de retard à l'allumage.

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Vendredi dernier, à 20h30, le Grand conseil a discuté en urgences de la résolution du PDC demandant que la caserne des Vernets soit mise à disposition du canton eu cas d’un afflux important de réfugiés.

La proposition était pragmatique. Qu’allons-nous faire de ces milliers de personnes qui sont sur la route ?

Elle ne voulait pas s’immiscer dans le débat fédéral et surtout pas parler de la qualité ou de la qualification entre migrants, vrais-faux réfugiés.

Le Conseil d’Etat a reconnu le bien fondé de cette proposition puisque Monsieur Poggia a admis qu’il avait demandé une première fois la mise à disposition de la caserne. Face à un premier refus, le Conseil d’Etat a fait une deuxième demande.

Il semble donc que nous soyons tous d’accord sauf le MCG et l’UDC.

Le problème c’est que ces deux partis se sont dits : « Nous aurions du avoir cette idée et déposer des textes sur les réfugiés, élection fédérales obligent ».

Bon sang mais c’est bien sûr.

Et comme ils ont raté le coche alors ils ont eu l’idée du siècle ; une séance extraordinaire du parlement pour discuter de leurs textes, sachant bien que ces mêmes propositions auraient été rejetées lors des séances ordinaires (refus de l’urgence).

Alors que faire ?

La séance aura lieu, le règlement est formel, 30 signatures sont nécessaires.

Boycotter ? Ne pas prendre la parole ? Demander le vote sans débat ?

C’est toujours difficile de refuser de débattre. La démocratie exige une transparence complète même si les arguments de nos adversaires nous horripilent.

Je fais deux propositions : premièrement que la séance ait lieu après les élections fédérales et deuxièmement que les jetons de présences soient reversés à Médecins sans frontière et au CICR.

N’oublions pas que cette séance va coûter 36 000 francs (26 000 francs de jetons de présence et 10 000 francs de frais administratifs).

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22/09/2015

Black Box !

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Chaque année la même histoire, l’augmentation sans fin de vos primes d’assurance maladie.

Et aucune solution en vue.

Les cantons vont donc subventionner de plus en plus d’assurés et in fine leur quasi totalité.

Les cantons sont probablement les plus grands clients des caisses maladies et ils n’ont rien à dire.

Ils ne peuvent pas auditer les comptes des assurances.

J’en avais fait la demande à la Cour des comptes concernant le Groupe Mutuel.

J’ai reçu une décision de non entrée en matière. Les lois actuelles ne le permettent pas.

Et comme la Confédération ne fait pas mieux, faute de moyen, on doit chaque année faire confiance aux assurances.

Un marché de dupes : elles demandant 6, elles obtiennent 4.

Aucune transparence, une vraie boîte noire.

Si vous voulez piloter le système, proposer des solutions, il faut que vous puissiez générer des chiffres fiables.

La Confédération a peur de faire ce travail car elle risque de se trouver dans une situation périlleuse (collusion d’intérêts entre élus et caisses, porosité entre les caisses de bases et les caisses privées, gestion plus qu’étrange des réserves).

Avant de se lancer dans une réforme de notre système de santé, il faut être sûr de payer vraiment le juste prix.

Et le scandale des réserves ne nous engage pas à être optimistes.

 

 

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18/09/2015

Nous devons les accueillir.

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Cet après-midi, le Grand Conseil va se saisir, en urgence, d’une résolution PDC demandant que Genève se tienne prête pour accueillir un nombre important de réfugiés venant de Syrie.

L’hiver est à nos portes. Ces personnes sont sur le chemin.

Il va bien falloir que l’Europe trouve une solution pour qu’ils puissent se reposer, être protégés, manger, souffler…

Va-t-on fermer nos frontières ?

Tirer dans la foule ?

Eriger des murs ?

Qu’on soit d’accord ou pas, ils sont en route, bientôt dans le froid et la boue.

L’Europe va devoir se répartir ses familles.

La Suisse, faire une partie du travail.

Alors Genève devra répondre présent.

Cette résolution demande que la caserne des Vernets soit mise à disposition du Canton.

En cas d’urgence, c’est le seul endroit existant qui puisse immédiatement fonctionner.

C’est une solution temporaire avant de pouvoir imaginer autre chose.

C’est le minimum.

Nous avons accueilli les réfugiés protestants (ce qui représentait 30 % de la population), les hongrois, les tchèques, les vietnamiens, les cambodgiens, les tamouls, les kosovars.

Nous ne pourrions pas entrouvrir notre porte aux Syriens ?

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14/09/2015

On peut le faire !

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La situation financière de l’Etat permet-elle d’attendre avant de prendre des décisions courageuses ?

La dette augmente, les charges également, les rentrées fiscales baissent et les investissements ne sont autofinancés qu’à 47 %.

La réforme de la fiscalité des entreprises devra être entreprise rapidement et va encore plus obérer les comptes cantonaux.

Alors une réduction de 5 % des charges de personnels est-elle suffisante ?

Non.

Le Conseil d’Etat doit être courageux et imposer trois mesures.

Premièrement revoir complètement le financement de la caisse de pension du personnel de l’Etat en s’alignant sur les conditions du privé et deuxièmement déléguer aux communes certaines tâches (mobilité, soins à domicile, culture) sans obligatoirement déboucher sur une opération blanche (le canton doit faire des économies et les communes devront plus participer à l’effort commun).

Cette deuxième proposition obligera les communes de mieux gérer leur finance et dégageant des priorités, en mutualisant leurs équipements et peut-être en encourageant leur fusion.

Troisièmement en permettant de débuter que les projets qui sont complètement autofinancés.

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09/09/2015

Le roi est nu...

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Le projet de budget 2016 présenté hier par le Conseil d’Etat est préoccupant.

Cette année, pas de recettes exceptionnelles, de cessions de terrain, de part de bénéfices de la Banque nationale, bref tout ce qui permettait de maquiller la réalité.

8000 habitants de plus et des recettes fiscales en nette diminution ?

Une augmentation de la dette de 350 millions et un déficit de 70 millions.

Des charges qui augmentent.

Des fondamentaux qui ont franchement mauvaise mine.

Des mesures ont été annoncées avec pour but de réduire de 5 % les charges de personnel (42 heures de travail hebdomadaire, non-renouvellement de départs naturels, encouragement du travail à temps partiel), mais elles ne sont pas imposées, elles seront négociées, donc au final…

Mais rien sur ce qui pose problème, soit un Etat trop gros, trop cher, doublé d’une ville de Genève et de communes qui ont les mêmes problèmes.

Quid de la mise à plat des devoirs des communes et de l’Etat, avec pour moi non pas une opération blanche mais un transfert de compétences et de charges.

Quid d’une réforme de l’administration avec la suppression de certains services.

Quid de la relation entre les régies publiques et l’Etat (à part de piquer dans la caisse des SIG et de la fondation des parkings) ?

Faut-il continuer à être propriétaire de l’aéroport ?

Fait-il continuer à s’occuper de Palexpo ?

Mais le plus grave, ce sont les investissements qui ne sont financés qu’à 47 %.

Vu que plus de 90 % des ces derniers sont obligatoires car les travaux sont en cours, si vous voulez éviter d’augmenter la dette et bien il va falloir ou drastiquement les diminuer (ce qui veut dire ne pas mettre en route ce qui a été prévu) ou augmenter les taxes ou impôts.

La situation est grave, j’appelle à des états généraux, une réunion en conclave des partis et du Conseil d’Etat, pour accoucher d’une proposition de réforme de l’Etat qui soit soutenue par une majorité.

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