05/09/2015

Mesdames et Messieurs les politicien(ne)s vous devez agir...

 

 

L’intérêt d’une campagne politique n’est pas dans la vente de nos salades, toutes plus belles et plus saines que celles des voisins, mais dans le dialogue avec nos potentiels électeurs.

Et unanimement, ils nous demandent d’intervenir pour trouver une solution acceptable pour accueillir les migrants de Syrie.

L’urgence, avec la venue de l’automne et de l’hiver est là et ils ne voient aucune proposition généreuse de notre pays. Ils ont l’impression d’un renvoi de balles digne d’un match de tennis. Le syndrome du « ce n’est pas nous ».

Il faut bien le reconnaître, c’est pitoyable.

Et pourtant, nous avons les moyens d’agir de suite.

La Suisse peut être la nation qui fédère en organisant immédiatement une conférence avec les pays qui sont d’accord de prendre des migrants et en mettant sur place des structures d’accueil en Italie, en Grèce, en Macédoine, en Hongrie, en Serbie.

Genève doit se préparer à prendre un charge un partie de ces migrants. La protection civile est à disposition, le CICR et médecins sans frontières peuvent nous aider avec les expertises.

Demandons à Berne que la caserne des Vernets soit mise à disposition et demandons à notre population de donner un coup de main.

A mon humble niveau, je suis à disposition pour mettre en place avec des collègues un système de consultations médicales bénévoles et gratuites.

Chacun en amenant une petite pierre peut rapidement construire quelque chose d’efficace.

Nous n’avons plus le droit de fermer les yeux. 

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04/09/2015

Chaud-froid...

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Le Grand-Genève est-il encore aux soins intensifs ou en voie de guérison.

Deux nouvelles :

La première venant du Dr. MCG qui désire tuer le malade en tirant la prise (initiative pour garder l’argent rétrocéder à la France).

La deuxième, des élus genevois, vaudois et français qui veulent le transférer dans un centre de réhabilitation pour qu’il débute sa convalescence.

La mobilité sera l’élément qui va permettre de construire le Grand Genève. Cela va probablement se faire par le bas. Les usagers vont créer eux-mêmes cette structure que les politiques ont décidé de mettre de côté par trouille.

Le covoiturage est un des signes de guérison et il est bon de voir ensemble des conseillers d’Etat et des députés français promouvoir une plateforme informatique pour permettre de simplifier la vie des pendulaires.

Mais, il faut aller plus loin et donnant la priorité, sur la route, aux personnes qui utilisent ce service.

Il faut également que le Conseil d’Etat nous dise ce qu’il prévoit de faire comme investissements prioritaires.

Quelle ligne de tram ?

Quelle ligne de bus à haut niveau de service (bus rapide sur des voies dédiés sans arrêt de la frontière au centre ville) ?

Il va falloir sortir du bois.

Prendre des risques, penser l’avenir.

Sans arrière pays, Le Canton de Genève est ne pourra pas poursuivre sa croissance.

Sans arrière pays, nous sommes condamnés à rester aux soins intensifs.

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02/09/2015

Je propose de voter tout de suite...

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Encore 6 semaines avant les élections fédérales. Que c’est long !

Il semble que tout est dit. Que les débats et interviews sont, comme un long fleuve tranquille, prévisibles et convenus.

Les vedettes tiennent la vedette en jouant sur leur fond de commerce.

L’UDC dicte le tempo et son gourou distille ses petites phrases assassines.

Le reste est malheureusement inaudible.

La grande question qui tétanise toute la classe politique suisse et de savoir si l’UDC a droit à 1 ou 2 sièges au Conseil Fédéral.

Et alors, le reste bof.

Les assurances sociales, l’assurance maladie, la réforme des entreprises, le logement, l’éducation, les familles, les personnes âgées, la mobilité, nos relations avec l’Europe (oups, surtout pas en parler c’est un gros mot), l’accueil des réfugiés…

Non d’abord il faut savoir si Evelyne sera réélue.

La réponse est simple. L’UDC, si elle continue à jouer son rôle d’opposition n’a pas le droit à un siège. C’est 0 fauteuil.

Si elle est d’accord d’ouvrir le dialogue et se plie au consensus, alors c’est 2 sièges.

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27/08/2015

On est dans de sales draps...

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Cela coince méchamment pour les comptes 2015, les recettes fiscales prennent l’eau et le projet de budget ne va pas être triste.

Et tout cela à un moment où le Canton aurait besoin de rentrées stables pour pourvoir se projeter dans l’avenir et lancer la réforme de la fiscalité des entreprises.

C’est quand tout va mal que l’on reconnaît les vrais hommes ou femmes d’Etat.

Il va falloir faire des réformes et elles sont urgentes.

Elles devront être courageuses.

Nous avons donc besoin d’un programme commun droite-gauche.

Le canton de Vaud l’a réussi en construisant une union sacrée PLR-Socialistes au sein du Conseil d’Etat.

Jouer les réformes de façon frontales en passant en force et à la hache ne va pas fonctionner.

Le Conseil d’Etat doit prendre son bâton de pèlerin et réunir les 5 partis gouvernementaux pour négocier et présenter un projet de budget audacieux.

Les députés ne doivent pas être laissés de côté et les réunions de la Commission des finances ne vont pas suffire.

Sinon, il n’y aura pas de budget.

Un exemple et il est parlant. Hier le Conseil d’Etat n’a pas informé l’ensemble des députés avant la presse (à part la commission des finances) des mesures qui avaient été décidées (stop des engagements de personnel). Ni après. Il a fallu lire le communiqué de presse du Conseil d’Etat. Et ce matin, lors de la séance du Grand Conseil, aucune déclaration du Président du Conseil d’Etat alors que l’heure est grave.

Si le gouvernement n’a plus confiance dans le parlement, ce dernier va lui rendre d’une façon ou d’une autre la monnaie de sa pièce.

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26/08/2015

le congé de paternité : une évidence

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Pas terrible, la cacophonie qui règne au sein de mon parti, le PDC.

Il me semble que nous sommes retombés dans nos vieux travers à savoir changer d’avis comme de vieilles chemises.

Pas terrible au seuil des votations fédérales.

Le chef part et les souris dansent.

Le congé paternité, une idée remise en avant par un conseiller national d’avenir et combattu par un vieux barbon, qui lui s’en va.

Le congé de paternité est une évidence. Il faut soutenir le fait d’avoir des enfants. Il faut plus valoriser les parents.

Cela coûte, quel bel argument !

J’ai passé deux ans de ma vie à faire mon service militaire. Cela a coûté à mes employeurs, mais c’était normal et juste !

Deux semaines de congé de paternité, impossible. On se moque de nous.

Trouver de l’argent pour faire des travaux d’infrastructure, routes, ponts, tunnels ; normal. Trouver de l’argent pour permettre aux familles de miser sur l’avenir, d’apporter leurs contributions à la construction de ce pays. Impossible.

On marche sur la tête.

Nous sommes le parti qui doit défendre toutes les familles.

Qui doit en faire son thème de campagne et non courir après l’UDC.

Dans la défense de toutes les familles, il y a les familles syriennes qui doivent fuir, dans des conditions horribles leur pays.

Il y a les familles monoparentales qui ont de gros problèmes et qui sont les plus précarisées.

Il y a les familles recomposées, les familles avec des parents du même sexe.

Remettons la famille, toutes les familles, au centre de notre politique.

Et discutons de tous les problèmes de ce pays à partir de ce noyau familiale (sécurité, éducation, santé, mobilité, emploi…)

Parions sur l’avenir et non sur la peur.

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24/08/2015

Où l'on reparle du CEVA...

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Avec cette question : Faut-il provisionner les risques ?

Le Canton et les CFF répondent non, avec un raison qui me décoiffe ; si on met des pépettes de côtés, les entreprises vont puiser dans la caisse en gonflant leurs factures.

Je croyais que la gestion des risques était maintenant encrée dans les pratiques du Petit Etat.

Pendant des heures, on nous en a parlé lors des réunions de la Commission de contrôle de gestion, lorsque nous avons revu la loi sur la gestion administrative et financière de l’Etat.

De toutes ces passionnantes discussions, j’ai retenu une chose. On doit définir les risques (l’Etat a même engagé des hauts fonctionnaires chargés de ce travail), les graduer et toujours, en cas de risque majeur, créer une provision.

Je rappelle c’est ce qui a été fait lors de la présentation des comptes 2014, lorsque l’Etat a décidé de provisionner 300 millions pour la caisse de retraite des fonctionnaires.

Alors il faut que les CFF m’expliquent leur façon de procéder !

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20/08/2015

Info ou intox...

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Hier un député, bien connu pour toujours mettre les pieds dans les plats, nous affirmait que le déficit du budget 2016 serait de plus de 300 millions.

Comme chaque année, les rumeurs vont bon train, mais il est vrai que cette fois, vu la baisse des rentrés fiscales, avoir un budget positif semble relever de la gageure.

Il semble qu’aujourd’hui tous les tours de passe-passe comptable semblent épuisés et qu’une bonne nouvelle de dernière minute soit aussi utopique que de gagner à l’Euro-Million.

Il est vrai que nous pourrions nationaliser Anières pour leur piquer leur réserve de guerre.

Il est clair qu’un budget déficitaire sera refusé par le PLR et l’UDC. Quid de mon parti et du MCG !

N’oublions pas qu’il faudra 51 voix pour l’accepter.

La seule condition, pour ma part, pour qu’un budget déficitaire soit acceptable, c’est d’y annexer  un vrai plan de réforme de l’Etat intégrant une claire répartition des charges entre les communes et l’Etat.

Qui fait quoi.

Qui paye quoi.

De revoir tout notre système de subventions.

Et d’accepter de rediscuter de la recapitalisation de la caisse de pension de l’Etat.

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18/08/2015

Ah, les vacances...

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Cela va redémarrer à plein pot la semaine prochaine.

Il va falloir attacher les ceintures, car cela va pétarader à tous les coins de rue.

Attention la cacophonie politique.

Je dois vous avouer que mon parti a fait fort. Dans le genre, je file le train à l’UDC et je le dépasse dans la dernière ligne droite. Il faut qu’ils arrêtent de fumer la moquette car ce genre d’attitude politique n’apporte jamais rien. C’est faux, cela apporte toujours une claque aux élections.

Bon tout le monde a sa solution pour les réfugiés.

En résumé, pas chez moi mais chez le voisin.

Franchement, comme en tout. Toujours chez le voisin.

Mais ce voisin idéal, comme le gendre, je ne l’ai pas encore rencontré.

Les réfugiés sont là, à nos portes, alors on se bouge et on arrête de les regarder comme des pestiférés.

On trouve une solution globale. On ne fait pas comme à chaque fois, tip top en ordre, on étudie chaque dossier dans le détail, pas trop vite, ne poussez pas, calmos…

La proposition du PLR est intéressante. L’admission provisoire.

Il y a urgence, donc on agit dans cette urgence.

On met sur pied une conférence entre les cantons et la confédération.

On étudie les moyens (habitats, soutien, financement), on fait preuve d’imagination et de charité.

Et chaque communauté fait un petit effort qui mettra peut-être à mal son confort, mais qui permettra à des gens sans rien et dans la détresse que pouvoir respirer.

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16/07/2015

Faut-il instituer une clause du besoin pour les équipements radiologiques ?

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Le débat est lancé depuis que le canton de Vaud désire l’introduire.

Depuis quelques années, les instituts de radiologies sont rachetés par des grands groupes étrangers. Les instituts appartenant à des radiologues genevois disparaissent.

Il est également certain que nous avons une offre extraordinaire permettant de programmer un examen quasiment le jour même ou le lendemain.

Le problème n’est pas le radiologue puisque ce dernier ne peut pas prescrire des examens et qu’il doit recevoir une demande explicite du médecin traitant.

La concurrence ne s’exerce pas sur le nombre mais sur la qualité du plateau technique. Appareils derniers cris, précision et qualité des images, diminution de l’irradiation.

C’est 100 fois mieux, mais c’est cher.

Simplement parce que l’appareillage est un investissement plus que conséquent.

La Santé est un marché qui rapporte beaucoup d’argent à la Suisse.

Cette industrie permet de former des jeunes dans de multiples métiers de pointes.

Ne confondons pas ce que rapporte la Santé et ce que vous payez comme prime d’assurance.

La réforme nécessaire est là. Baisser les primes des assurances maladies en trouvant une autre façon de les calculer.

Mais revenons à nos IRM et autres scanner.

Une loi, un règlement ne servira à rien.

Si nous voulons diminuer les coûts, il faut simplement que les examens soient demandés à bon escient.

Un diagnostic se fait au lit du patient par l’anamnèse et l’examen clinique. Et oui, il est encore utile d’examiner les malades…

A partir de là on se pose les bonnes questions et on se demande quel est le meilleur examen à faire.

Il ne sert à rien de demander un examen radiologique si on sait par avance qu’on ne va rien faire avec. Nous ne devons pas faire des examens pour nous rassurer ou faire plaisir à notre patient.

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10/07/2015

Viens chez moi, j'ai des Lémans...

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Extraordinaire cette idée de nouvelle monnaie.

Génial par ces périodes de canicules de nous rafraîchir l’esprit.

La grande idée de supprimer la monnaie en en créant une fictive.

Le Graal de la gauche ; enfin retrouver la civilisation du troc, de l’entre-soi, de l’exclusion de l’entreprise suspecte, bref du clientélisme de bon aloi.

Allez viens chez moi et amène tes Lémans…

Le plus magnifique, c’est l’onction apportée par Leurs Excellences, Président et Vice-président, de l’Union des Villes genevoises et de la stratosphère, qui imaginent même payer une partie des salaires en monnaie de singe.

Leurs employés vont apprécier.

« Tiens ton salaire et va gentiment le dépenser chez mes copains »

Comme mon journal préféré, la Julie, pose ce jour la question de savoir ce qui va figurer sur ces billets, je propose d’y mettre nos Excellences sidérales chevauchant un blanc destrier avec en arrière plan le jet d’eau et la place du Marché.

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08/07/2015

On peine à comprendre...

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La Culture c’est qui ?

Les communes, le Canton, un mixte ?

La question se pose au sujet de la demande d’un crédit de 48 millions, par le Conseil d’Etat, pour la construction de la Nouvelle Comédie.

Est-ce une subvention, un don, une avance ou une participation au futur développement de ce théâtre ?

Il semble que la politique culturelle du canton se résume à distribuer de l’argent à droite et à gauche sans attendre aucun retour sur investissement.

Avant de voter cette somme, le minimum serait d’avoir une réponse claire de la part du Conseil d’Etat.

La politique culturelle va-t-elle être du ressort de l’Etat ou des communes ?

Pourquoi n’avoir pas pensé à faire un projet commun Carouge-Comédie sur le site du PAV, puisque ces deux entités doivent construire un nouveau théâtre ?

Pourquoi donner de l’argent pour construire et non pour produire des spectacles. Nous pourrions imaginer que la Canton achète des représentations et nous en fasse profiter (billet gratuit ou très bon marché).

Il va falloir faire un choix et arrêter de donner avec le geste du semeur, auguste et bucolique.

Franchement ce genre de méthode s’appelle du clientélisme.

Si la ville de Genève veut rester le patron, OK pas de problème, mais dans ce cas elle paye tout.

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07/07/2015

Faut-il poursuivre le "gentrification" du Vieux-Carouge ?

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L’initiative pour un Vieux-Carouge complètement rendu aux piétons a été déposée.

Au vu du nombre de signature, sa validation est assurée.

Donc débat houleux en perspective au Conseil Municipal et très probable vote populaire. Encore qu’une acceptation par le CM est possible si la droite n’est pas au complet le jour du débat.

Sachant que la version light a mis 9 ans avant de pouvoir être réalisée, je risque d’être mort et enterré avant d’imaginer clopiner dans les futures rues piétonnes.

Mais revenons à nos petons.

Est-ce une bonne idée ou une fausse bonne idée ?

Et bien, pour moi, clairement une fausse bonne idée.

Existe-il actuellement un problème pour pouvoir déambuler tranquillement à pied dans le Vieux-Carouge ?

Non, les trottoirs sont larges et les voitures qui circulent peu nombreuses.

Va-t-on permettre aux commerçants de faire des chiffres d’affaires mirifiques ?

Non, toutes les rues piétonnes dans le monde le démontrent. Ce sont les enseignes passe-partout qui pullulent et les petits commerçants disparaissent.

Adieu les boucheries, les boulangeries, les épiceries ou autres petites surfaces alimentaires, les petits bistrots, bref tous les lieus qui font le caractère d’une ville. Des gens qui vivent et qui consomment au centre de la ville.

Au lieu de déposer cette initiative, il aurait été plus judicieux de réfléchir avec la Fondation immobilière de Carouge et la Fondation du Vieux-Carouge pour proposer une nouvelle mixité des logements dans ce secteur.

Le Vieux-Carouge doit redevenir populaire et non se « boboiser ».

Le Vieux-Carouge ne doit pas devenir une carte postale pour touriste en mal de fausse vérités, mais rester un peu bordélique.

Une ville pour bien vivre doit être un peu un foutoir.

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02/07/2015

On se calme...

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J’ai un peu de la peine à suivre. Cela part dans toutes les directions. On communique, annonce, teste, râle, critique à tout va. Aucune cohérence, aucune cohésion.

Cela fait pop, pschitt comme dans la chanson.

Et on redoute le lendemain.

Un coup de chaud, une durite qui lâche, un coup de com…

Madame et Messieurs du Conseil d’Etat, il va falloir redescendre sur terre.

Laissez aux parlementaires les effets d’annonce, les déclarations baroques, les plans sur la comète, les solutions miracles.

Vous n’êtes pas là pour cela.

La population attend de vous ; sérieux et travail d’équipe. Un pour tous, tous pour un.

Quelles sont les priorités ?

Quelles sont les risques systémiques ? (et là je pense fortement à la caisse de pension de l’Etat)

Quelles sont les moyens pour les financer ?

La mobilité, la réforme de l’imposition des entreprises, le chômage, la formation.

Comment faire et avec quoi.

Clairement, il va falloir trouver de nouvelles sources de financement.

La fiscalité ne va pas pouvoir pourvoir à tout.

Faire payer l’usage ?

Abandonner certains grands projets ?

Choisir entre l’agrandissement de l’autoroute de contournement et la traversée du Lac ?

Réformer la caisse de pension ?

Tout cela se discute à tête reposée avec les partis.

On négocie, on avance et à la fin on communique.

Il va falloir accepter de perdre dans son département pour gagner tous ensemble.

Depuis des années, les députés demandent que l’Etat arrête de travailler en silo.

Nous voulons du transversal, ce qui veut dire des projets communs à plusieurs départements.

A l’arrivée, rien.

Juste une anecdote qui résume bien cette façon de faire. L’absence du Conseil d’Etat lors des séances du Grand conseil. Les CE viennent les uns après les autres, restent le temps minimum pour répondre et repartent en courant.

Chacun pour soi.

Si on continue comme cela, on va droit dans le mur.

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01/07/2015

Méfions-nous de la pensée unique !

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Dans un enthousiasme rare, la majorité du Grand conseil avait soutenu l’agrandissement de la gare Cornavin en sous-sol.

Notre décision se baisait sur des promesses de la part des « experts » qui démontraient que cela serait moins cher qu’une extension en surface. Les CFF le confirmaient.

Seul 3 députés avaient osé s’y opposer.

Et patatras c’est 400 millions de plus (avec une marge d’erreur de 30 %) complètement à la charge du canton.

En sachant que de toute façon le canton devait déjà avancer 400 millions, nous sommes maintenant au minimum à 800 millions.

Et comme le dit le Conseiller d’Etat Dal Busco, sur son profil Facebook, nous n’avons plus les moyens de nos projets d’investissement.

Il faut donc tout remettre à plat et rediscuter d’autres possibilités.

Le trafic ferroviaire va augmenter, simplement avec l’arrivée du CEVA. Si nous voulons que les genevois et les frontaliers le prennent, il faut des cadences  au minimum au quart d’heure. La gare de Cornavin, dans son état actuel, ne le permet pas. Une solution doit donc être trouvée.

C’est pour cela que la construction d’un tronçon entre l’aéroport et la ligne Genève Lausanne permettant aux trains de ne pas repasser par Cornavin doit être réétudiée en priorité.

Cette réalisation permettra en outre de prévoir une zone industrielle après l’aéroport, dans la région de Collex-Bossy, projet qui avait été suggéré par l’architecte Pictet.

Cette nouvelle zone industrielle pourrait servir à relocaliser les entreprises présentes sur le site du PAV.

Ne fermons pas les portes à cette alternative.

Lançons une étude pour en connaitre les coûts (l’ingénieur Weibel parle de 600 millions, entièrement à la charge de la Confédération, puisque Berne a déjà décidé d’avancer 800 millions).

Ne nous braquons pas, soyons capables de changer d’avis.

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29/06/2015

Savoir dire NON

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La décision du premier ministre grec est importante.

Elle est même salutaire.

Permettre aux citoyens de décider de leur avenir.

Ne plus avoir peur de dire NON.

Redonner à la Politique son rôle central.

Nous sommes dans le registre du symbolique et par une ironie de l’histoire c’est de la Grèce que vient ce changement de paradigme.

La Finance a pris le pouvoir. Elle s’est affranchie de tous contrôles démocratiques.

Il faut une fois pour toute, et avec courage, réaffirmer la primauté de la Politique sur la finance en permettant aux citoyens de prendre leur destin en main.

L’Europe serait bien avisée en prenant exemple sur notre pays.

La Suisse devrait, sans agressivité, parler aux autres pays de la façon de gouverner par en bas. Elle est le laboratoire de l’Europe et elle démontre ce que devrait être cette union d’Etat.

Diversité, solidarité, respect des minorités, et surtout respect de la volonté du peuple.

Si la Grèce doit quitter l’union européenne, soyons solidaire avec elle comme nous l’avons été le jour son refondation.

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25/06/2015

Il faudra bien le faire, sinon...

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Aujourd’hui et demain, le Grand conseil discute des comptes du l’Etat et des grandes régies.

Nous allons donc parler des TPG.

Et là, il y a un gros problème.

Les comptes de cette entreprise ne sont pas bons. Ils sont positifs uniquement par un tour de passe-passe comptable, la dissolution d’une provision.

Les TPG vont mal. Ils n’ont plus les moyens pour simplement servir l’offre de transport actuel. Les recettes ont diminuées, logique puisque les tarifs ont été abaissés. La direction tablait sur une augmentation des usagers et de la vente des abonnements. Et bien nada, c’est le contraire.

Hier, dans un communiqué, le Conseil d’Etat demandait que la régie continue ses efforts d’efficience.

En clair, on diminue l’offre.

Avec ce genre de message, on ne pourra pas mettre en place une politique de la mobilité cohérente car il va falloir faire le contraire, investir pour la diversifier.

Si nous voulons que les habitants utilisent prioritairement les transports en commun, il faut qu’ils soient rapides et confortables.

Ils nous restent donc que deux solutions : ou accroitre la subvention de l’Etat, ou augmenter les tarifs.

Le Grand conseil va devoir se saisir rapidement de cette question.

Malgré deux votations, notre responsabilité est de constater l’échec de cette politique de diminution des tarifs.

Je vais proposer à mon groupe (PDC) de déposer, cet été, un projet de loi modifiant les tarifs des TPG.

 

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23/06/2015

Enfin !

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Un jour un juge fédéral décida de se substituer aux médecins.

Pourquoi ? Mystère et boule de gomme.

Dans un arrêt, accepté par ses collègues, il décida de supprimer une maladie en la transformant en syndrome, et de définir les critères médicaux de diagnostic et d’invalidité.

Pendant plusieurs années, les médecins ont du suivre à la lettre les propositions du juge avec le risque, dans le cas contraire, de voir leurs conclusions rejetées immédiatement.

Du jour ou lendemain, les patients souffrant de fibromyalgique sont devenus des malades relevant de la psychiatrie, alors que pour la plupart du temps ils étaient suivis par un rhumatologue.

De jour au lendemain, des spécialistes se voyaient complètement dépossédés de leur prérogative, alors que dans le reste du monde, cette maladie restait dans leur corpus médical.

Chaque fois qu’ils se rendaient en congrès à l’étranger, ils discutaient des heures durant de cette maladie. Ils apprenaient comment la diagnostiquer et la soigner et lorsque qu’ils rentraient dans leur belle Helvétie, leur avis était nul et non avenu.

Enfin, après plus de 10 ans d’anomalie juridique, le tribunal fédéral a décidé de changer la pratique.

La Fibromyalgie est redevenu une maladie diagnostiquée par les médecins selon leurs critères et l’appréciation de l’invalidité leur a été rendue.

Il était temps.

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17/06/2015

Et si ....

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Encore un rapport sur l’affaire Adeline.

Encore un rapport qui sème le doute, qui contredit, qui a pris son temps.

Il n’y a pas eu d’erreurs.

Il n’y a pas eu de mauvaise gestion des risques.

Le SAPEM a fait juste, la directrice de la Pâquerette a fait juste, l’hôpital a fait juste, mais Adeline est morte.

Reste le rapport de la commission d’enquête parlementaire cet automne.

Le pire qui peut arriver, pour la famille, pour les amis, c’est de finir par conclure que « c’est la faute à pas de chance ».

Et si le coupable n’était pas la routine, l’absence de supervision, le train-train quotidien, le respect des règles appliquées sans mise en perspective, la banalisation du danger.

Sachant que le pervers est celui que l’on suspecte le moins, il aurait fallu que pour toutes sorties on suive le simple bon sens.

Jamais seul.

Jamais sans système d’alarme et de géolocalisation.

Jamais sans contrôle des achats.

Toujours rester sur le qui-vive.

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16/06/2015

Après les fleurs, le coiffeur, l'atelier d'animation, maintenant les concerts...

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L’hôpital doit être plus humain.

Génial, 5 ans pour y parvenir.

Etrange d’en arriver à de telles déclarations.

Et pourtant pourquoi avoir fermé le coiffeur, pourquoi, il y a de nombreuses années avoir supprimé les parterres de fleurs à beau-Séjour, pourquoi ne pas permettre à des bénévoles de donner un concert à beau-Séjour dans le jardin un dimanche, pourquoi, pourquoi…

De petites choses qui font l’humanité d’un lieu.

De petites choses qui relient la malade avec l’extérieur.

De petites choses toutes bêtes qui ne sont que du bon sens et ne nécessitent pas de réunions, rapports, audits, tempêtes de cerveau.

L’humanité est dans le détail, pas dans les déclarations de principe.

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10/06/2015

Pourquoi compliquer lorsqu'on peut faire simple !

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Cette maxime ne s’applique JAMAIS en politique.

Et nous en avons une nouvelle fois la preuve.

Les trains qui circuleront sur le CEVA (ou Lemanis, ou reflex, ou Traclet, ou…) seront de deux types. Les français achètent français et les suisses suisse.

Une décision tellement prévisible qu’elle semble être une non information.

Les surcoûts pour faire circuler deus types différents de convois, on s’en tamponne le tortillard. Le citoyen pourvoira.

Nous pensions benoîtement que le fait que nous assumions plus de 90 % de la facture soit une raison pour nous permettre de prendre la décision.

Mais bon, nos voisins sont puissants et le temps des mercenaires est passé.

Alors en voiture et s’il y a des problèmes, des retards ou des incompatibilités, vous êtes priés de vous adresser au Président normal ou à son futur successeur.

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