05/06/2015

Eurêka...

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Mais c’est bien sûr, pourquoi s’arracher les cheveux à chaque séance de Grand conseil pour trouver des petits sous à donner au Conseil d’Etat.

Hier soir, par exemple, une avalanche d’interventions de la gauche pour sauver la fonction publique.

C’était la fin de la République ou à peu près.

Mais il y a une solution et non d’un petit bonhomme nous n’y avions pas pensé à force de s’envoyer des invectives et à se traiter d’assassins.

Il suffit de débarquer dans une banque, avec  des têtes de ceux qui savent, d’embarquer quelques classeurs et ordinateurs et bingo 40 millions dans la poche de l’Etat.

Bon si on fait un tournus des banques sur l’année disons une par mois, cela nous fait à vue de nez 480 millions.

Pas mal, on peut investir, faire un peu diminuer la dette et enfin s’occuper de choses sérieuses au Parlement, comme le sauvetage de la grenouille rustique.

Et puis si les banques ne suffisent pas, on peut s’attaquer à quelques gros contribuables, pour faire plaisir aux socialistes.

La méthode semble bonne, c’est vrai un peu américaine. Il va falloir s’y faire, mais que diable soyons moderne.

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02/06/2015

Il va falloir prendre une décision.

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Jeudi une motion, signée par tous les partis représentés au Grand conseil, écrite dans la cadre des travaux de la commission de contrôle de gestion sera débattue en urgence.

Son sujet, le Stade de Genève.

Enfin…

Cela fait des années que nous attendons une prise de position du Conseil d’Etat.

Disons le franchement, la Fondation n’a aucun pouvoir et aucun argent.

Elle a été constamment mise en avant pour éviter aux politiques de prendre leur responsabilité.

Nous demandons donc que cet équipement soit considéré comme un équipement d’utilité publique.

Ce qui veut dire qu’il va falloir investir pour le terminer et assurer son entretien en dotant la Fondation d’un contrat de prestation afin qu’elle puisse gérer les infrastructures existantes.

Cette réflexion ne devra pas seulement être comptable mais aussi déboucher sur une véritable politique sportive.

Qui utilise le stade ?

Quelles sont les conditions d’utilisation ?

Comment promouvoir la formation ?

Peut-on imaginer d’avoir une équipe nationale en résidence, par exemple l’équipe suisse des moins de 21 ans ?

La relégation de l’équipe du Servette est peut-être une chance.

Celle de repartir sur d’autres bases enfin saines.

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27/05/2015

Bon, bon bon, alors on fait quoi !

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Alors ce surcoût ?

A combien cette gare souterraine à Cornavin ?

La bouteille à encre. Personne ne sait. Sachant que toutes les évaluations sont toujours dépassées dans les projets ferroviaires, les 2 milliards annoncés ne semblent pas étonnant.

Qui va payer ?

Le Canton a promis 400 millions, faut-il qu’il ajoute 800 millions ?

Avec quels sous !

Ce genre de surprise risque d’empêcher tous autres investissements.

Adieu veaux, vaches cochons, nouvelles lignes de tram, route des Nations, traversée du Lac, aménagements pour la mobilité douce.

Nous n’avons plus les moyens de nos ambitions.

Reste la pire des solutions, retarder le projet.

Impossible, sans agrandissement de la Gare, les CFF ne pourront pas de garantir des cadences à 15 minutes pour le CEVA.

Faire attendre 30 minutes aux utilisateurs veut dire qu’ils ne prendront pas le train. Un échec programmé.

Faut-il alors se reposer la question de l’agrandissement en surface !

Impossible ont dit mes collègues, on ne reviendra pas en arrière.

Il faut faire gaffe avec ce genre de credo en politique…

Toutes les options doivent toujours rester ouvertes.

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21/05/2015

Le diagnostic préimplantatoire (DPI).

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Sujet difficile car ouvrant des perspectives pas seulement médicales mais également philosophiques et éthiques.

Sujet ardu car tous les mots, qui peuvent être employés, sont potentiellement injustes, blessants,  partiaux.

La Médecine fait des progrès immenses et l’Etat n’arrive pas à suivre. Il doit légiférer, à son rythme et lorsqu’une décision est prise il faut immédiatement remettre l’ouvrage sur le métier.

Mais, il faut laisser l’Etat faire son travail et ne pas vouloir travailler dans l’urgence.

Ce que veut la Médecine n’est pas nécessairement juste.

 

Nous votons le 14 juin uniquement sur une modification de l’article constitutionnel relatif à la procréation médicalement assistée et au génie génétique. En cas de oui, nous acceptons le principe de recourir au diagnostic préimplantatoire.

Sur ce point, je suis d’accord. Le diagnostic préimplantatoire est plus sûr, moins dangereux pour la mère et évite de recourir à un avortement (épisode extrêmement traumatisant pour le couple). L’autoriser en Suisse permet également d’établir une solidarité entre tous les confédérés, car ce test est permis dans beaucoup de pays européens et pour en bénéficier il faut pouvoir être aisé sur le plan financier.

Mon opposition viendra après le vote.

A ce moment, la loi sur la procréation médicalement assistée sera promulguée.

Et cette loi n’est pas bonne car elle est trop généraliste. Elle permet le recours au DPI pour des couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant par voie naturelle et pas seulement pour les couples porteur d’une maladie génétique grave.

Il faut une loi extrêmement restrictive pour éviter la dérive eugénique (qui est réelle).

Il faudra donc qu’un référendum soit lancé contre cette loi.

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19/05/2015

Et l'histoire se répète...sans fin

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Les Hôpitaux suisse (H+) ont publié hier un communiqué de presse pour attirer l’attention sur le fait qu’il existait un pénurie de personnel qualifié suisse dans le domaine opératoire et que le système de formation actuel ne permet pas de la compenser.

Mais que fait la Confédération ?

Qu’attendent les chambres fédérales pour mettre sur pied un plan de formation ambitieux en faveur des métiers de la santé.

Ce sont des centaines de postes de travail qui peuvent être mis à disposition de la population.

Ce sont des débouchés passionnant à la pointe du progrès.

Ce sont des perspectives de carrière attrayantes.

Il faut simplement avoir l’ambition de ces moyens et investir dans la formation.

Pour les routes, le rail, les ouvrages pas de problème.

Les crédits ne sont jamais discutés.

Pour la formation on mégotte sans arrêt.

Et en attendant on doit faire venir de l’étranger du personnel. Ce qui pose un problème aux pays qui ont investit pour le former et qui se trouvent également face à une pénurie.

Il faudrait également se poser la question sur la complexité et la difficulté du système de formation.

Cette pseudo-perfection décourage beaucoup de postulants.

Simplifions, allons à l’essentiel, évitons un académisme de façade et permettons à nos jeunes de bénéficier de ces métiers.

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16/05/2015

Quelles sont nos priorités en matière d'investissements ?

 

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Le Conseil municipal de la Ville de Genève va décider, mardi et mercredi prochain, s’il vote un crédit de 98 millions pour construire la Nouvelle Comédie sur le site de la gare des Eaux-Vives.

La ville va avancer l’argent en espérant que l’Etat tienne sa promesse en lui remboursant 48 millions.

Et pourtant rien n’est moins sûr. Comment va réagir le Grand Conseil lorsqu’il étudiera le projet de loi d’investissement ?

Les mêmes partis qui soutiennent ce projet sur le plan local, risquent de se déchirer sur le plan cantonal.

Car clairement, il va falloir faire des choix et la culture risque d’en être la grande perdante.

Disons-le clairement nous n’avons plus les moyens de nos ambitions.

Nous ne pouvons plus tout faire.

Les grands projets liés à notre mobilité sont tous revus à la baisse ou abandonnés.

Quid des nouvelles lignes de trams, de la route des Nations, des projets de mobilité douce.

Les dix projets prioritaires de logements sont encore dans les limbes.

Quid du PAV, des Cherpines…

Sans parler de l’emploi, de la formation.

Nous avançons sans vision, nous espérons un miracle budgétaire, nous sommes tétanisés devant les grandes décisions à prendre et surtout nous n’avons pas de majorité solide pour les décider.

Alors face à ces chantiers plus que prioritaires quel est le poids du financement de la Comédie !

Je vous laisse répondre.

En sachant que de toute façon la Ville aura déjà payé la facture…

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05/05/2015

Un départ inévitable.

 

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Créer un centre romand de chirurgie cardiaque pédiatrique fait sens.

Avec une vraie direction médicale, sans devoir tout répartir sur deux sites, semble logique.

Genève et Lausanne sont condamnés à mettre en commun leur compétence. Leur bassin de population est trop petit pour pouvoir, chacun de leur côté, développer des centres de compétence en médecine de pointe.

Malheureusement le professeur Kalangos doit partir.

Sa décision de démissionner doit être respectée. Il a compris qu’il n’avait pas sa place, qu’il ne pouvait pas avoir sa place.

La presse people a depuis longtemps fait son choix.

Tout est médiatisé, iconisé.

Un grand chirurgien devient l’égal d’un acteur connu ou qu’un sportif de haut niveau.

Un stress supplémentaire à la gestion d’une vie déjà compliquée et usante.

 

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25/04/2015

Il faut sauver le soldat Stade de Genève.

 

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On ne va pas pouvoir laisser le stade de Genève dans un tel état d’abandon.

Mais qu’a fait Monsieur Quennec ? Pourquoi réclame-t-il 6 millions alors que l’entretien ne semble pas avoir été effectué ?

Qu’a fait la Fondation ?

Qu’a fait notre ministre des sports ?

Il semble que personne n’ait pris ses responsabilités.

Le syndrome du « pourquoi moi ».

C’est toujours l’autre qui doit faire.

Des députés PLR, PDC, socialistes et MCG, sous la houlette de l’UDC Ivanov, du PLR Barillier et du socialiste Velasco ont décidé de réagir.

Lundi, une motion (espérons que les Verts et l’ADG nous rejoindront) sera déposée en urgence pour être discutée le 7 mai.

Elle demande que l’Etat dépose au plus vite une projet de loi demandant 6 900 000 francs pour entreprendre les travaux urgents de finition et 1 500 000 francs par année pour l’entretien de base du stade.

L’action de la commission de contrôle de gestion du Grand-conseil a permis de débloquer la situation.

Allons de l’avant, ne laissons pas pourrir la situation.

Le club du Servette est au bord du dépôt de bilan. Il faut éviter la faillite.

Pourquoi aucune grande entreprise Genevoise (Rolex, Firmenich, Patek-Philippe, Caran d’Ache …) n’est intéressée à faire du sponsoring ?

Est-ce que Monsieur Quennec désire partager la gestion du club ?

Quid de de l’UEFA qui s’était montrée ouverte à financer une partie du stade ?

Trop de zones d’ombre subsistent.

Mobilisons-nous.

Genève a besoins d’un stade et d’une équipe de football qui puisse jouer en première division.

Encore une genevoiserie, qui, entre nous, ne me fait pas du tout rire.

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20/04/2015

Et si ...

 

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Et si le PDC était une des causes de la chute de la maison Stauffer !

Lors des élections cantonales, Stauffer, en bon politicien, avait compris que son parti avait besoin d’une assise solide. Il pensait qu’il pouvait phagocyter le centre. Il l’avait répété à plusieurs reprises : « Le centre, c’est le MCG ».

Pas de chance, Le PDC sortait renforcé des votations sans avoir perdu une plume.

Le MCG se voyait rejeté à l’extrême droite.

A partir de là, Stauffer n’avait plus qu’une issue, la fuite en avant, les effets de manches et d’annonces et oubliait, ou ne pouvait pas, recruter des candidats de qualité ancrés dans le terreau communal.

Il avait également senti que la nouvelle constitution ne serait pas en sa faveur.

Deux tours pour les élections aux exécutifs, c’était clairement la fin des espérances MCG, à l’instar du Front National en France.

Et les résultats me donnent raison.

Le PDC devient le deuxième parti du canton en nombre de Conseillers municipaux (104) loin derrière le PLR mais devant les socialistes.

Les villes suburbaines, fiefs de la gauche et du MCG voient une augmentation des élus PDC.

L’alliance UDC-MCG ne fonctionne pas avec la disparition de l’UDC dans plusieurs villes d’importance (Carouge, Vernier par exemple) et le MCG régresse.

C’est la fin de la maison Stauffer.

Et c’est un nouveau départ pour le centre droit.

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16/04/2015

Panique à bord

 

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Tout d’un coup, c’est panique à bord.

La presse se réveille 3 jours avant la votation du 19 avril.

Le taux de participation n’est pas bon du tout et on se dit que peut-être il aurait fallu intéresser les électeurs.

Avant rien ou presque rien à part Léman bleu et Pascal Décaillet qui ont fait leur travail.

Pas de débat public dans les grandes communes.

Rien sur les enjeux fondamentaux de ces élections municipales : la fiscalité (entreprises et impôts prélevés sur le lieu de vie et non sur le lieu de travail), les relations communes-cantons, la mutualisation des dépenses publiques, la mobilité, le logement, la sécurité, les aménagements pour les personnes âgées et les handicapés, les crèches…

Que des anecdotes et le suivi pas à pas des maîtres à penser du MCG.

A cela vous ajoutez un envoi du matériel de vote plus qu’aléatoire avec des électeurs devant attendre le lundi 13 avril pour le recevoir et vous comprendrez pourquoi le commun des mortels ne s’est pas plus impliqué.

Les partis ont aussi leur part de responsabilité en se focalisant sur les communes et en ne développant pas un programme au niveau cantonal. Le MCG a fait le contraire et a été de ce fait beaucoup plus visible.

A part cela, les candidats ont fait un superbe et bon boulot. Ils ont été présents sur les marchés, aux arrêts des TPG, devant les commerces et les postes.

Il est dommage que ce travail de fourmis, passionnant n’a pas été plus été mis en valeur. Il faut de temps en temps faire un petit coup de pub pour remercier et soutenir celles et ceux qui veulent donner de leur temps pour le bien de la population.

Vous pouvez le tournez comme vous le voulez mais il est nécessaire d’avoir un exécutif et un législatif. Dire que les partis sont tous des vendus, que les politiciens font cela pour s’en mettre plain les fouilles ne fait pas avancer le débat d’un millimètre.

Nous aurons donc les autorités que nous méritons.

 

En plus pour 5 ans…

 

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10/04/2015

Le mélange des genres

 

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Rien ne va plus à l’Hôpital Cantonal. Le Conseil d’Administration et la presse désirent faire et défaire les nominations des professeurs.

On atteint le surréalisme politique lorsque la RTS demande, dans Forum, l’avis de Roger Gollay, président du MCG, sur la question de qui mettre à la tête du département d’orthopédie.

Un grand moment de solitude et d’incompétence.

Pensez-vous que l’EPFL demande l’aval de la Confédération ou du canton de Vaud pour décider d’un engagement ?

A force de vouloir prendre local, on appauvrit clairement une faculté.

La Faculté de médecine doit être ouverte sur le monde.

Pour rester compétitive, il faut que des personnes du monde entier désirent postuler lorsqu’un poste est mis au concours.

Que font Harvard, Duke, le MIT, Columbia ? Et bien ils ne regardent pas si le candidat est d’abord américain. Ils s’en moquent.

Il faut de sang neuf pour avoir un regard différent sur les pratiques. Penser autrement est souvent essentiel dans un milieu académique.

Alors que diable, laissons à la Faculté de médecine et au rectorat la liberté de nomination et revenons à la pratique qui fait que le CA des HUG entérine la décision de ces deux instances.

J’ai fait partie de nombreuses commissions de nomination comme représentant de l’Association de Médecins de Genève. A chaque fois mon rôle était de rappeler que le nouveau chef devait travailler avec le tissu médical genevois et en bonne harmonie avec l’équipe en place. Je me suis opposé à toutes les personnes qui semblaient venir de Mars et désirait rester sur Mars.

Faisons attention à ce que notre hôpital universitaire ne devienne pas un hôpital de district.

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03/04/2015

On fait fausse route...

 

 

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Adeline, la chute de l’Airbus allemand, c’est la faute aux médecins et surtout à leur sacré secret médical.

Allez tout ce bazar à la poubelle.

Nous avons le droit de tout savoir sur vous tous.

Et si...

Et si la responsabilité ne se vient-elle pas de l’intérieur des structures.

Absence de contrôle, trop de stress, trop de pression.

Faire des médecins des délateurs, ne ferrait que fragiliser le système en augmentant les risques.

Les patients ne communiqueraient plus rien de peur de perdre leur travail.

Dans le cas du copilote allemand, les médecins ont bien évalué la situation en décidant de donner un arrêt de travail.

Ils ont également la possibilité de se faire lever le secret s’ils jugent qu’un danger existe. A Genève, ce secret peut être levé très rapidement en moins d’une heure.

Reste la surveillance des arrêts de travail. Le certificat est donné au patient et le médecin n’a pas le contrôle de son utilisation ou non.

Là probablement une faille existe.

Au lieu de vouloir supprimer le secret médical, il faudrait mieux contrôler les arrêts de travail maladie.

Nous pourrions facilement à partir d’une liste de métiers à risque pour autrui, obliger le médecin à transmettre directement l’arrêt de travail à l’employeur avec une copie à l’employé.

Et si l’arrêt de travail se prolonge, l’employeur, comme c’est le cas actuellement peut demander à l’assurance perte de gain si l’arrêt est justifié ou non.

Dans ce cas le médecin conseil est activé et il va se renseigner auprès du médecin traitant. Le secret médical n’existant pas entre confrère, tout sera transmis et le médecin conseil devra prendre une décision. En cas d’avis divergeant, une expertise sera demandée et dans ce cas le secret médical tombe pour l’expert.

Le risque zéro n’existera jamais, mais force est de constater que dans ces cas les responsabilités sont   à mettre sur le compte de l’employeur.

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23/03/2015

Connaissance du français et médecins étrangers.

 

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Les médecins voulant s’installer en Suisse ou travailler dans un hôpital devront savoir parler une langue nationale. Le parlement fédéral en a décidé ainsi la semaine dernière.

Très bien, mais honnêtement c’est une évidence et un minimum.

Le problème, c’est que nous n’avons pas encore résolu le problème de l’afflux des médecins étrangers dans nos hôpitaux, simplement par manque de candidats suisses.

Cela fait des années que nous dénonçons cet état de fait.

Mais les hôpitaux universitaires ou régionaux ne nous écoutent pas.

Les médecins suisses ont très peu de chance de faire carrière au sein d’un hôpital. Ils se forment et puis en revoir je t’ai vu.

Alors, ils s’installent en pratique privée et là ils entretiennent, dans les régions de villes, une pléthore de médecins.

Il y a donc un déséquilibre.

Une main d’œuvre corvéable à merci pour les hôpitaux que l’on veut en rien fidéliser.

Il serait peut-être intéressant de réfléchir à garder comme cadres un maximum de médecins suisses en leur permettant de travailler à plein temps ou à temps partiel dans nos hôpitaux.

Je me suis toujours interrogé sur cette perte de compétence, qu’année après année, nous entretenons dans nos hôpitaux.

Et pourquoi ne pas renverser la tendance ?

Plus de médecins suisses dans nos hôpitaux et moins de médecins en pratique privée avec une meilleure répartition entre villes et campagnes.

Un vrai concordat entre les cantons romands.

Avec à la clé, peut-être une diminution des coûts…

 

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19/03/2015

On attend quoi ?

 

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Ce matin pollution maximale aux particules fines (plus de 600 avec des normes au-dessous de 50).

Un simple incendie à la Praille avec d’énormes conséquences.

La population a subit un stress pulmonaire énorme.

Et nous n’étions pas prêts.

Aucun plan d’intervention.

Faut-il rester à la maison ? Interdire les voitures ? Fermer les écoles.

Pas de communication ou si peu.

Par contre demain pour l’éclipse solaire, nous enfants ne sortiront pas dans les cours de récréation et resterons dans les classes.

Deux poids, deux mesures.

Je viens de faire une crise d’asthme. Vous me direz que c’est psychosomatique, possible.

Mais…

J’attends plus des services de l’Etat. Qu’il soit prêt pour  ce genre de situation et qu’il communique immédiatement.

Je demande qu’il y ait un pilote dans le navire.

 

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15/03/2015

Les partis poltiques rappelés à l'ordre.

 

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Il a fallu que la société civile nous secoue les puces pour que nous recevions le Saint Esprit et que nous comprenions avec étonnement que nous devions œuvrer pour le bien commun.

Cette fin de semaine, alors que depuis des mois le Grand Conseil dysfonctionnait, nous nous sommes mis d’accord, à une très large majorité, sur 3 grands dossiers.

L’affaire Adeline impliquant le devoir du Parlement de haute surveillance sur le fonctionnement de l’administration.

La politique des transports avec la création d’une gare souterraine à Cornavin et l’économie avec un renforcement des mesures de contrôles pour lutter contre la sous-enchère salariale.

Deux collectifs (Adeline et le collectif 500) qui ont travaillé avec humilité et intelligence pour trouver une solution en discutant avec les partis en dehors de toute idéologie et un accord entre syndicats et patronat transmis aux partis.

La société civile vient de nous envoyer un grand coup de pied aux fesses.

Pourquoi ces querelles stériles ?

Pourquoi toujours voter contre quand une bonne idée ne vient pas du bon bord ?

Pourquoi toujours calculer, soupeser et tout faire pour que l’autre ne récolte pas les bénéfices de ses propositions ?

La société civile a compris. Elle n’attend plus rien des partis. Elle les utilise uniquement pour faire fonctionner le système qui oblige un vote devant un législatif.

Il faut que nous réagissions et que nous nous réappropriions un vrai débat d’idées.

Nous sommes élus pour défendre le bien commun.

Nous ne sommes pas élus pour représenter des lobbys.

Nous ne sommes pas élus pour mentir et promettre la semaine des 4 jeudis.

Ne l’oublions pas...

Il y a quelques années on nous annonçait la fin de l’Histoire !

Sommes-nous arrivés à la fin des partis politiques ?

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12/03/2015

L'interdit de tuer ?

 

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Les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans se sont élevés contre la loi discutée à l’Assemblée nationale française sur la fin de vie.

Au cœur de cette loi le concept de la sédation profonde.

Pour éviter des souffrances, on endort le patient jusqu’à sa mort.

La peur, un abus de ce traitement. Donner la mort, sans l’avouer, en utilisant trop souvent la sédation.

Comment protéger le malade qui est de toute façon dans une position de faiblesse vis-à-vis du corps médical ?

Le débat est d’importance.

Comme toujours la réponse n’est pas frontale, mais dans la marge.

Je pense que nous commettons une erreur en légiférant.

Dès qu’une loi est votée, il faut la respecter et l’appliquer.

Elle donne une possibilité qui peut devenir un automatisme.

J’ai le droit de, donc je l’utilise.

Le concept de sédation profonde est trop flou.

C’est une des multiples possibilités qui existent pour accompagner les fins de vie.

Mais il y en a d’autres et à chaque fois la liberté doit être donnée aux personnels soignants, aux malades et à la famille d’en discuter et de prendre une décision qui doit être respectée.

Ma mort m’appartient. Elle n’est pas une banalité.

Je revendique ma mort, ma façon de dire adieu.

Rien ne doit m’être imposé par une loi.

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04/03/2015

Le lobby des caisses maladies a encore frappé.

 

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Ce n’est pas une surprise, cela devient une habitude. Les petits marquis payés par les caisses (et qui ont encore le toupet que nous faire croire qu’ils sont des élus du peuple) ont récité leur texte et comme par hasard la commission de la santé du Conseil aux Etats a refusé la proposition du Conseil fédéral de séparer physiquement les caisses maladies de bases et les caisses maladies privées.

Vous savez ces 14 caisses, les plus importantes du pays, qui vous vendent de la base et du privé en traitant les données de ces deux entités dans le même bureau par le ou la même employé(e) de bureau.

Avec toujours ces lancinantes questions : Comment sont répartis les frais de fonctionnement, à qui appartient les locaux et comment sont protégés les données médicales des assurés (une même personne ayant accès aux deux dossiers) ?

Avec toujours ce doute sur un possible transfert financier entre la base et le privé.

Par exemple. Un bâtiment acheté par la base revendue à perte à l’assurance privée ou un paquet d’actions…

Le Conseil fédéral s’est bien rendu compte que cela n’allait pas.

Peut-être a-t-il des informations sur l’enquête de l’organe de surveillance des assurances privées sur le groupe Mutuel.

Vous savez ce groupe qui a brusquement débarqué l’ensemble de son conseil d’administration. Depuis silence radio.

Morale de l’histoire : rien ne change, le scandale persiste.

 

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26/02/2015

79 francs...

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Pendant des années, vous avez trop payé de primes d’assurances maladies. On vous a piqué vos tunes. Et pourtant vous en aviez bien besoin.

Et bien voilà comme solde de tout compte : 79 francs (pour être juste cela sera 237 francs à répartir sur 3 ans).

Et il aura fallu menacer, tempêter pour obtenir ce petit geste.

Mieux que rien me direz-vous !

Ou bien rien de mieux.

Rapidos on vous donne un susucre, et on passe à autres choses.

Et si on achetait notre silence.

Quid des réserves.

Comment les gérer, pourquoi sont-elles toujours beaucoup plus hautes que le minimum exigé ?

Que rapportent-elles ?

Et pourquoi les assurances ne doivent-elles pas payer ces 79 francs.

Le montage financier est tout sauf clair, mais en fin de compte l’effort est fait par la Confédération et par les assurés.

Les caisses maladies s’en sortent super bien.

La morale de cette belle histoire c’est que nos caisses-maladies sont intouchables et que les réformes que nous appelons de nos vœux ne verront jamais le jour.

Ne vous en faites pas, je continuerai à me battre.

L’histoire ne fait que commencer.

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25/02/2015

Comment faire simple ...

 

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Jeudi dernier, le Grand Conseil a décidé de changer la Constitution pour permettre à la Cour des comptes de réviser les comptes de l’Etat.

Je reviendrais dans un autre blog sur la question de fond.

Mon propos d’aujourd’hui se situe sur la forme.

Pourquoi devoir changer la Constitution alors que son article 222 al. 2 permet déjà à la Cour des comptes de faire cette révision.

Donc, le Grand conseil a décidé de demander au peuple de voter en novembre (tout changement de la Constitution oblige le vote des citoyens) alors qu’une simple modification de la loi sur la Surveillance suffisait.

Le Conseil d’Etat suggérait cette modification.

Il n’a pas été entendu.

Résultat un vote inutile qui va coûter entre 200 000 à 300 000 francs.

Encore une preuve du dysfonctionnement du Grand conseil.

Il n’a toujours pas compris ce qu’était une Constitution et il désire faire le travail du Conseil d’Etat.

Les Conseillers d’Etat assistent impuissant à un combat d’égo avec des partis qui n’arrivent plus à faire respecter un minimum de cohésion dans leur groupe.

Si le gouvernement dit blanc alors on répond obligatoirement noir.

On n’est pas sorti de l’auberge.

 

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23/02/2015

Bientôt la retraite obligatoire pour les toubibs !

 

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Alors comme cela, on veut me mettre à la retraite à 67 ans.

Trop dangereux semble-t-il pour mes patients.

C’est gentil d’y penser.

Mais avec le manque de toubibs, va falloir faire des heures sup.

Revenons dans la vraie vie.

Je remarque que la grande majorité de mes confrères arrêtent entre 65 et 70 ans.

Quelques psychiatres font des années supplémentaires, à leur rythme, tranquillou.

Pour les chirurgiens ou les obstétriciens, il est certain qu’il va falloir mettre une limite.

 Comme pour un pilote.

Le FMH doit montrer qu’elle se préoccupe de ce problème.

Elle doit édicter des règles claires et contrôlables.

La population nous fait confiance. A nous de lui rendre cette confiance.

 

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