19/02/2015

A quoi sert le Procureur général de la Confédération ?

 

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Bon, je ne suis pas juriste mais juste un péquenot. Mais quand même avec un petit peu de bon sens, on aurait pu penser, supputer, imaginer qu’une banque peut, pouvait, aurait pu (cocher la bonne réponse) recevoir de l’argent lié au crime organisé ou à la vente d’armes.

C’est vrai, il existe une loi qui l’interdit.

Donc puisque la loi existe, il est impossible que la loi soit détournée de son but.

Naïveté ou monstre fumisterie.

Je suis partial et j’ai tendance à croire à la deuxième solution.

Mais que la Confédération possède les fichiers de la HSBC depuis 6 ans et qu’elle attende le travail de centaines de journalistes, cela dépasse l’entendement.

La cerise sur le gâteau, c’est que même avec les preuves apportées par la presse, le Procureur ne réagisse pas.

Lorsque j’ai appris la perquisition de la banque, j’ai immédiatement pensé que le Procureur général du canton de Genève agissait sur mandat de la Confédération.

Et bien non.

Hier soir au TJ, j’ai assisté à une scène d’anthologie. Le Procureur Jornod a dit qu’il avait agi sur sa propre initiative et qu’il avait averti le Procureur de la Confédération qui lui avait souhaité bonne chance.

Bon, je vais aller prendre un comprimé d’antidépresseur pour pouvoir voir le monde en bleu ciel et me dire que JAMAIS les banques ont pu abriter de l’argent sale, ou alors à l’insu de leur plein gré.

La vie est belle et demain sera un nouveau jour.

 

PS : Merci, Monsieur le Procureur général Jornod d’avoir simplement fait votre boulot.

 

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16/02/2015

Suite ...

 

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L’annonce, dans le Matin Dimanche, que des informaticiens roumains, qui travaillaient chez Firmenich, gagnaient 800 euros pas mois a fait réagir plus d’un.

Je ne reviens pas sur les circonstances, le pourquoi et le comment.

Cette affaire vient au bon moment.

Et elle illustre mes propos de mes blogs précédents.

La préférence nationale oui, mais comment.

Quelles sont les métiers, ou les branches d’activité, où il existe une vraie concurrence déloyale entre le Suisse et le travailleur qui vient de l’étranger ?

Etonnamment silence et bouche cousu.

Pour moi, simplement celles où il n’y a pas de convention collective de travail et où il n’y a pas de responsabilité de l’entreprise qui sous-traite.

Les deux problèmes sont donc la sous-traitance  et l’absence de convention collective de travail.

Agissons immédiatement. Nous pouvons le faire et le secteur de la construction a déjà montré la voie.

Obligation en Suisse d’avoir une convention collective de travail.

Et responsabilité, à 100 %, pour le respect des salaires de la branche, à l’entreprise qui sous-traite.

 

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13/02/2015

Effet d'annonce !

 

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Le Conseil Fédéral a choisi la préférence nationale pour les emplois.

Le public se lève pour applaudir.

Mais que va-t-il se passer vraiment ?

A part fournir, en primeur,  aux offices cantonaux de l’emploi les offres d’emplois de la Confédération.

Je n’ai rien lu de particulier. Un vœu pieu.

Nous savons très bien qu’il va falloir une profonde réforme de notre formation pour qu’elle corresponde aux besoins de l’économie.

On aurait pu débuter cette réforme sans attendre la crise du 9 février 2014.

Je ne vois pas leur connexion.

A part faire un effet d’annonce.

Prenons un sujet que je connais bien.

La formation des médecins.

Le manque de toubibs n’a rien à voir avec l’initiative UDC.

La situation est préoccupante depuis des années.

Et rien ne va se faire avant longtemps.

Car ce n’est pas d’un coup de baguette magique qu’on pourrait décider de former 200 ou 300 médecins de plus par an.

Il va falloir augmenter le nombre des enseignants, les places de stages, les auditoires.

Cela va coûter beaucoup d’argent et les cantons ne vont pas vouloir faire le boulot à la place de la Confédération.

Je n’ai pas entendu qu’on allait augmenter les fonds pour la formation.

Surtout pas maintenant que la Suisse est dans les chiffres rouges.

 

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12/02/2015

Un enterrement de première classe.

 

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Le Conseil Fédéral a décidé hier de ne rien faire ou si peu.

Oui, nous allons appliquer l’initiative contre l’immigration de masse, mais seulement sur le papier.

Parce que dans les faits, c’est une autre paire de manches.

Il y aura des contingents pour les travailleurs hors Union Européenne.

Mais pour l’Europe, on négocie d’abord et on propose ensuite, ce qui veut dire que nous allons revoter sur les accords bilatéraux.

Et voilà le travail, l’initiative sera pour une infime minorité des travailleurs qui viennent en Suisse.

Cela ne mangera pas de pain.

Pour le reste, cela ne servait à rien à être plus précis sur lintégration des retraités, de femmes et des réfugiées, car probablement on naura pas besoin dy penser.

On comprend la colère de lUDC qui sent quelle sest faite « Bernée ».

Finaux nos 7 sages !

 

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10/02/2015

Panique à bord !

 

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L’initiative du PDC sur la défiscalisation des allocations familiales fait peur.

Bigrement peur.

Voilà enfin une initiative simple à comprendre et qui va clairement faire du bien aux porte-monnaie de la classe moyenne.

Etonnant, on tient enfin compte des familles. On valorise le travail fait au sein de tous les types de familles. On ose parler de l’humain et pas simplement économie, finance.

Celles et ceux qui jour après jour font la Suisse.

Interdit d’en parler.

Ok pour renflouer les banques qui ont fait des grosses bêtises.

Ok pour baisser les impôts des entreprises.

Ok pour lancer des grands travaux qui rapportent plus aux consortiums étrangers qu’aux entreprises suisses.

Ok pour éviter au maximum la concurrence sur le sol de notre pays (Téléphone, alimentation, caisses maladies).

Dans ces cas, pas de discussion, C’EST NORMAL…

Mais pour les familles alors là c’est tabou.

Non, payez et fermez votre….

Assurances maladies payées en trop, on vous embourse le minimum syndical avec un maximum de mauvaise volonté.

Augmentation des primes maladies, aucune volonté de faire changer les choses.

Impôts : Charge maximale sur la classe moyenne.

Risques d’instabilité économique, risques de chômage, risques de déflation.

C’est le moment de faire quelque chose.

Et Madame la Confédération ne venez pas avec des arguments pourris comme ceux qui sont sortis dimanche.

 

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05/02/2015

La loi du plu gros...

 

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La santé est un marché qui rapporte gros et qui va appartenir à celui qui en maîtrise toute la chaîne de décision.

Le petit artisan va disparaître.

Le médecin et le pharmacien vont perdre leur indépendance et deviendront qu’une pièce d’un rouage.

Deux exemples à Genève : la création d’une pharmacie sur un site publique (le nouveau bâtiment des lits des HUG), qui même si théoriquement elle va appartenir aux pharmaciens genevois, va entraîner la possible fermeture de 20 à 30 petites pharmacie de quartier (probable perte de chiffre d’affaire sur les ordonnances de 4 à 25 %) et la création d’une société de distribution des médicaments par la poste associée au Groupe Médical d’Onex et à sa pharmacie ouverte sur le site de Cité Génération.

Le démarchage des médecins a déjà commencé avec à la clé des offres de prix battant toute concurrence.

Cette concentration de la chaîne de production sur un site ou appartenant à la même société pose problème.

Premièrement la loi est claire. Elle interdit que les ordonnances soient traitées au même endroit. Le médecin prescrit et le malade, sans sortir du bâtiment, va se servir à la pharmacie qui est sur place. Un procès est en cours entre les pharmaciens et la pharmacie de Cité Génération.

La même chose est faite à l’hôpital cantonal, mais là bizarrement cela ne gêne plus les pharmaciens.

Deuxièmement : Il ne faut pas penser que ce qui se passe est un plus pour le patient. Sous les grands principes, il y a le fric. On ne fait pas cela pour vos beaux yeux. Il faut que cela rapporte. Alors on va rationaliser, limiter, baisser les marges des sous-traitants et éviter les traitements trop chers, car on sera en relation étroite avec les caisses maladies.

Vous allez me dire que c’est la vie et que nous ne pouvons plus rien y faire. C’est possible.

Mais le médecin doit rester indépendant des grands groupes de pression. C’est son devoir.

Vous n’êtes pas un objet commercial.

 

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03/02/2015

Savons-nous écrire les lois ?

 

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Nous savons planter les choux, manger de la longeole, déguster le cardon, mais écrire des lois ; j’ai comme un doute.

Un petit truc, si vous êtes fâché contre une loi, pas besoin de référendum.

Vous foncez chez votre avocat et bingo vous faites recours.

L’homme de loi va vous trouver vite fait une virgule oubliée, deux sujets en un, un non respect de l’égalité de traitement, une constitution bafouée et rapidement le devoir sera retourné au gouvernement et au parlement.

Une armée de juriste ne semble pas suffire.

Il y a toujours quelque chose qui cloche.

Vous me direz qu’une majorité des lois sont votées et appliquées.

Mais elles ne sont pas contestées.

Je me demande, si nous avions l’obligation de toutes les soumettre, combien passeraient la rampe ?

Je ne veux pas écorner la séparation des pouvoirs, mais…

Va-t-on voir l’émergence d’une République des juges ?

Entre nous cette cours constitutionnelle, était-ce bien nécessaire ?

Bref, il y a comme un malaise.

 

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01/02/2015

Flibusterie parlementaire !

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Le fonctionnement du Grand-Conseil est en grand danger. Le travail en commission est bafoué. Les rapports de majorité deviennent de minorité. Les renvois en commission sont de plus en plus fréquents. Le Conseil d’Etat refuse les troisièmes débats.

Tout cela suite aux caprices d’un homme qui veut nous rappeler, jusqu’à la nausée, qu’il est l’homme fort de notre République et qu’il a le pouvoir de faire et défaire des majorités.

Juste pour le plaisir.

Quelle gaminerie. Et ne venez pas me dire que c’est une révolte de gueux à l’écoute de la population.

Nous lui avons cassé son jouet, alors il se venge.

Et que dire du parti socialiste qui sentant le bon coup veut faire passer en force des dossiers non aboutis, non discutés dans les partis, dont le travail en commission n’est pas terminé.

On profite, le vent étant du bon côté, dépêchons-nous avant qu’il change de bord.

Ohé les matelots souquons forts.

Prenons de force ce qui passe à notre portée.

Flibusterie parlementaire.

 

Il va falloir rapidement se mettre autour d’une table avec le Conseil d’Etat et décider d’une politique commune, de consensus, pour pouvoir faire aboutir les grands dossiers qui nous attendent.

Sur la mobilité, la dette, la fiscalité des entreprise.

Genève doit être unie face à la crise qui pointe son nez.

Socialistes, Verts, PDC et PLR unissons-nous.

Sinon nous aurons la responsabilité d’avoir déshonoré la Politique et détruit notre belle République.

Quand au gamin, laissons-le dans son bac à sable... 

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25/01/2015

Fallait-il accepter ?

 

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La presse de cette fin de semaine nous apprend que c’est un particulier qui va payer, à la place du canton, notre participation au fond de dédommagement pour les enfants placés.

Ce geste est respectable et émouvant.

Reste une question de fond ; le canton peut-il, dans certaines situations d’ordre morale, avoir recourt à une forme de mécénat.

Pour moi, clairement non.

C’est NOUS TOUS que l’Etat doit représenter. NOUS avons failli. NOUS avons laissé ces enfants dans des situations physiques, psychiques, scandaleuses.

Ce que nous apprenons nous bouleverse.

Il faut que toute la communauté fasse acte de repentance.

Donner une certaine somme d’argent ne suffira pas mais c’est un geste symbolique.

C’est à l’Etat de la faire.

Et à personne d’autre.

Je vais intervenir dans ce sens au Grand Conseil.

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22/01/2015

Yasmin.

 

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Le Tribunal Fédéral a tranché. La firme pharmaceutique Bayer n’est pas responsable des risques engendrés par son médicament Yasmin, une pilule dite de troisième génération.

Le risque d’embolie pulmonaire, deux fois plus élevé, était connu des médecins et il n’était pas nécessaire que cette notion figure dans la notice pour les patients.

 

Trois remarques.

Premièrement : la prescription d’un médicament n’est jamais un geste banal. Toutes les substances pharmaceutiques sont dangereuses.

Il faut donc à chaque fois mettre dans la balance les risques et les avantages.

C’est notre responsabilité de médecin et on doit l’assumer. Cette prescription doit être, en outre, contrôlée par un pharmacien, ce qui permet un double check normal dans toutes les procédures à risque.

 

Deuxièmement : Cette prescription doit être faite en collaboration avec le patient. Ce n’est pas un ordre, qui doit être exécuté sans discussion, mais une proposition qui doit être partagée. Cela veut dire que le médecin doit informer son patient des risques. Cela ne veut pas dire qu’il ne doit plus en assumer les conséquences, mais la relation thérapeutique repose sur un concept d’égalité.

Je vous fais confiance, vous me faites confiance.

Troisièmement : La firme pharmaceutique doit également assumer sa part de responsabilité. Elle ne peut pas se cacher derrière le médecin. Le patient doit pouvoir, s’il désire lire la notice, savoir les risques qu’il prend. Avoir décidé d’occulter les risques d’embolies pulmonaires est scandaleux. Cela veut dire que l’on fait passer le côté marketing avant le côté médical. Sur ce point, je ne comprends pas la décision du Tribunal Fédéral.

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16/01/2015

Une pharmacie privée à l'hôpital.

 

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La semaine prochaine, Pharma Genève, va soumettre à ses membres le concept de gestion et de fonctionnement d’une officine qui se trouvera dans l’enceinte du nouveau bâtiment des lits de l’Hôpital cantonal.

Elle appartiendra à l’association.

Pharma Genève n’avait pas trop le choix. Le Conseil d’administration des HUG ayant décidé de permettre l’installation d’une officie privée, il fallait éviter qu’elle soit gérée par une grande chaine de pharmacie.

Reste la question de la finalité d’une telle décision.

Pourquoi une pharmacie dans un tel lieu alors qu’il existe de multiples offices sur le territoire du canton de Genève ?

N’est-ce pas une forme de concurrence déloyale ?

Est-ce un nouveau concept pour vouloir rentabiliser les surfaces par des commerces ?

Alors pourquoi pas une Migros ou une Coop ?

On me répond que c’est pour faciliter la vie des patients. Plus besoins d’aller chercher une pharmacie de garde qui n’a pas toujours tous les médicaments à disposition.

Beaucoup de pharmaciens privés trouvent cet argument étrange, car cela fait des années qu’ils assument les gardes sans aucun problème ?

 Je croyais que la loi interdisait ce genre d’installation.

Par exemple, une pharmacie s’est ouverte dans le centre d’OnexSanté et un procès est en cours.

il va falloir juger de son utilité, non pas commerciale, mais professionnelle sur un moyen terme.

En espérant que la profession ne va pas s’affronter et débuter une guerre entre les pros et les antis.

Franchement, je ne suis pas convaincu, mais je ne suis pas pharmacien.

Alors espérons que cette noble profession ne se tirera pas une balle dans le pied.

 

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15/01/2015

Et le Carouge dans tout cela !

 

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Hier, le Conseil d’Etat a annoncé qu’il déposera un projet de loi d’investissement pour la construction de la Nouvelle Comédie.

42 millions.

Mazette, voilà qui est du solide.

Pour la culture ? Ou pour soutenir un projet immobilier disproportionné, dont la rentabilité sera probablement catastrophique ?

Un nouveau stade de Genève ?

Nous avons un gros problème à Genève, d’abord on passe tous les caprices de la Ville, et puis on pense qu’un politique culturelle se fait à coup de millions.

Avec l’idée que puisque c’est cher, c’est bien.

Et le Carouge dans tout cela.

Le premier théâtre du Canton, en nombre de spectateurs, en nombre de créations, en nombre de représentations, à Carouge et à l’étranger, pour une pièce de théâtre, en termes de rentabilité, en termes de gestion, en termes de reconnaissance internationale.

Rien pour la construction du nouveau théâtre, alors que le crédit d’étude a été voté et que le crédit de construction sera présenté en 2016.

Rien pour un projet qui est lui proportionné et qui va permettre de faire des économies dans le fonctionnement du théâtre.

Malheureusement, dans la tête de nos Princes, Carouge est en province et son théâtre fleure bon le théâtre de patronage.

Je vais me battre au parlement pour que ce PL soit amendé.

Une simple question de justice.

La solution : 32 millions pour la Comédie et 10 pour Carouge.

 

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12/01/2015

Est-ce suffisant ?

 

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Comment je vais faire pour ne pas regarder de travers, dans la rue, toutes personnes différentes.

Avoir la trouille de l’autre...

Avouez que cela est déjà dans votre tête.

J’ai peur, je me cache, je me replie je me tais, je rumine, ce n’est pas de ma faute, aux autres de se justifier, de changer.

Je peux dire que je m’appelle Charlie, mais dans 1 semaine, deux semaines, quoi de neuf.

Notre monde sera toujours aussi vide.

Nous ne savons plus d’où nous venons, nous ne connaissons plus nos racines. Nous avons fait de la laïcité notre religion d’Etat au non du politiquement correct.

Comment dans ces conditions ne pas dire tout et n’importe quoi.

Pourquoi demander aux musulmans de se justifier, de s’excuser, de nous donner des réponses.

Sommes-nous de meilleurs parents ?

Sommes-nous de meilleurs politiques ?

Sommes-nous de meilleurs croyants ?

C’est en balayant devant notre porte que nous nous gagnerons le combat contre tous les obscurantismes.

Un Homme qui sait qui il est, n’a jamais peur de l’Autre.

 Il n’aura pas besoin de vouloir avoir raison, il n’aura pas besoins de se justifier, il n’aura pas besoin d’avoir mauvaise conscience.

Soyons Nous, assumons nos racines et surtout enseignons les.

Samedi, dans le journal le Temps, Marek Halter, déclarait : «  Dieu est de retour et cela complique tout ».

Nous avons voulu évacuer ce drôle de bonhomme, traumatisé par la Shoah, au lieu de se dire que ce qui était arrivé était le fait d’hommes et de femmes endoctrinés et sans culture.

Et bien, il est revenu et nous sommes sans réponse face à lui.

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08/01/2015

Etonnantes réactions...

 

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Lundi, plus de 11 000 signatures étaient déposées pour que les genevois puissent donner leur avis sur une grande traversée autoroutière du lac.

Démarche logique après l’échec de la traversée de la rade et devant le fait de l’absence d’une majorité politique pour défendre cette proposition à Berne.

Ce projet, qui est inscrit dans le plan directeur cantonal 2030, n’a aucune chance à l’heure actuelle de récolter le plus de petits des centimes confédéraux.

Il faut donc une volonté populaire.

Les réactions ont été multiples et chacun a campé sur ses positions dogmatiques. Normal.

Mais une prise de position m’a interpellé, celle d’un conseiller aux états vert.

Il déclarait clairement sa préférence pour uniquement un élargissement de l’autoroute de contournement.

Soit.

Mais depuis que ce projet semble avoir été pris en compte par la Confédération, je n’arrêt pas de me dire : « Mais comment vont faire les ingénieurs pour mener à bien ce chantier et combien cela va-t-il nous coûter ».

J’ai posé la question à de multiples intervenants et personne n’a pu me répondre.

Alors que la traversée du lac est clairement définie et que son coût est connu, l’élargissement de l’autoroute de contournement ressemble à une monstre supercherie.

Cher lecteur comment allons nous faire, sans restreindre le trafic, pour élargir des tunnels, un viaduc et une tranchée couverte.

Des travaux gigantesques, qui risquent de durer des lustres avec clairement des restrictions de circulation, donc une péjoration claire de la mobilité.

Et juste pour faire passer des voitures supplémentaires.

Pourquoi ne commence-t-on pas par la traversée du Lac ?

Cela me semble tellement logique sur tous les plans.

Voilà un projet qui va créer des emplois (zones industrielles) et permettre la construction de logement, qui va permettre de requalifier le centre ville et créant de vrais zone piétonnes, une priorité aux transports publiques et à la mobilité douce.  Qui va permettre à Genève d’envisager, d’une façon crédible, son développement.

Quel manque d’ambition et d’intelligence.

 

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06/01/2015

Un grand merci à SantéSuisse.

 

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Juste avant les fêtes, j’ai reçu de la part de la Caisse des Médecins, la société coopérative qui gère ma facturation, le message suivant : « Sur injonction de plusieurs caisses-maladie, la Caisse des Médecins a été sommée de cesser avec effet immédiat d’établir des factures accordant un rabais de 10% aux patients dans leur forme actuelle (montant du BVR différent de celui de la facture)…Pour l’avenir afin d’être en totale conformité avec les règles de la Lamal une remise accordée à un patient doit être obligatoirement mentionnée sur la facture qui est envoyée à l’assurance ».

Donc voilà, je suis sommé de renoncer de décider ce que je fais de mes factures.

En conformité avec les règles, et non la Loi, certaines caisses maladies décident.

Drôle de démocratie.

Cela ne m’étonne pas, puisque depuis 1996, les assurances maladies font comme elles veulent.

Donc fini d’aider les patients qui ont de la peine à boucler leur fin de mois.

Je perdais 10 % sur ma consultation, l’assurance ne perdait rien.

En quoi cela les regarde. J’établis une facture pour mon patient en non pour l’assurance, tout en devant respecter le TARMED.

La médecine libérale est vraiment en train de mourir.

Nos confrères français s’en sont également rendu compte, eux qui se battent pour ne pas être payés directement par les assurances, mais toujours par le patient.

Ils ont compris qu’ils devenaient les otages des assurances.

J’en ai un poil ras la casquette…

 

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05/01/2015

Quelles économies ?

 

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Alors comme ça, Monsieur Berset veut supprimer les franchises de 2000 et 2500 francs.

 Il considère que les rabais consentis par les assurances maladies sont trop hauts.

Selon ses calculs, les assurances verraient leurs entrées augmenter de 900 millions, soit une baisse de 3 % des primes pour tous les assurés.

Le plus drôle, c’est que les caisses maladies désirent augmenter les franchises.

Le problème, c’est que ce calcul est purement théorique.

Monsieur Berset ; faites-vous confiance aux caisses maladies pour répercuter une baisse de primes ?

Quid des personnes qui font l’effort de payer 2000 et 2500 francs de leur poche ?

Sachant que s’ils tombent malades, le rabais de prime ne couvrira jamais ces sommes.

Ils participent donc déjà à une diminution des dépenses à la charge de l’assurance maladie.

Ils obligent également leurs médecins à ne pas prescrire des examens inutiles.

Ce genre de décision est une nouvelle façon de faire payer la classe moyenne.

Alors allons au bout de la logique, Monsieur Berset.

Une franchise unique et une prime unique pour toute la Suisse ?

 

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20/12/2014

Hier soir, le parti Radical est mort.

 

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Ce grand parti de centre droit, humaniste, porteur des valeurs progressistes qui ont fait Genève, père de notre Constitution est mort.

La force libérale du PLR a réussi son putsch en s’alliant avec l’extrême droite, avec un parti non fiable, séditieux, le MCG.

Le PLR n’a pas été gouvernemental et a complètement mis sur la touche ses deux conseillers d’Etat.

Le budget voté n’est pas celui du gouvernement. La majorité de droite a décidé pour lui.

Cette faiblesse institutionnelle est extrêmement préoccupante.

Dans un autre pays, ce vote aurait entraîné la démission immédiate du gouvernement.

Ce virage à droite toute nous fait peur.

Le PDC reste le seul représentant du centre droit. Il assumera son devoir droit dans ses bottes, même si il risque d’être emporté par cette vague d’extrémisme.

Le PLR n’est pas le seul responsable de cette situation. Le parti socialiste a également privilégié le conflit à l’accord.

Entre une droite qui veut la mort de la gauche et une gauche qui rêvent d’un pouvoir venant de la rue, il y a du souci à se faire.

Depuis hier au soir, Genève est devenue ingouvernable.

 

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28/11/2014

Comment bien faire ?

 

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Vous voulez aller travailler à Berne, dans notre belle administration fédérale.

Cela tombe bien, il manque des suisses romands.

A soutenir donc.

Vous postulez, vous avez le bon profil mais patatras ce n’est pas possible car il vous manque une connaissance parfaite de l’allemand technique.

Donc on résume, pour aller travailler à Berne dans notre belle capitale, il faut être parfaitement bilingue.

La priorité aux romands, c’est de la poudre aux yeux.

Dans n’importe quelle entreprise privée, si vous correspondez au poste, on va vous donner un cours accéléré dans la langue qui vous sera utile.

3 à 4 mois en immersion, axée sur le travail que vous allez faire.

A Berne, niet.

Il faut mieux travailler à l’école et espérer que nos heures passées sur la littérature allemande puissent nous servir à quelque chose.

Allez une petite motion déposée au parlement.

Qui s’y colle ?

Simplement de donner des cours accélérés d’allemand avant de commencer à un poste.

Et peut-être que nous aurons quelques romands dans l’administration fédérale.

 

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17/11/2014

Quelques réflexions...

 

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Le premier salon  suisse de la santé a eu lieu sur le site de l’EPFL. Un succès qui a dépassé toutes les espérances.

Bravo aux organisateurs.

Juste une remarque.

Pourquoi à Lausanne et pas à Genève, sachant que le responsable de cette manifestation est doublement genevois. Monsieur Bertrand Kiefer est le rédacteur en chef de la Revue Médicale Suisse.

Probablement parce que les conditions étaient meilleures à Lausanne et qu’il pouvait bénéficier d’une synergie avec l’EPFL.

Les automnales avaient peut-être la priorité.

Une réflexion.

Genève est à la traîne pour tout ce qui touche la santé.

Le CHUV et l’EPFL sont devenus les leaders.

Exit l'idée de campus universitaire sur le site du PAV ou de la jonction (dépôt TPG).

Rien de prévu, à part rénover nos bâtiments universitaires.

Des querelles entre cliniques et HUG.

Mais rien de positif, pas de projets pour l’avenir.

Peut-être le centre sur le cerveau, mais il est là grâce à l’EPFL.

Il va falloir réagir ou devenir une charmante sous-préfecture comme dans la chanson de Trenet.

 

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11/11/2014

Faut-il instituer un moratoire sur les équipements médicaux lourds ?

 

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La question se pose principalement pour les équipements radiologiques depuis que le Tribunal fédéral a tranché en faveur du gouvernement neuchâtelois qui s’était opposé à l’achat d’un scanner par une clinique privée.

Le canton de Vaud désire légiférer en mettant en avant la maîtrise des coûts de l’ambulatoire.

En tant que médecin traitant, je n’ai aucun intérêt financier à prescrire ce type d’examen.

Je pourrais donc conclure qu’il faut laisser faire la libre concurrence. Les meilleures vont rester et les mauvais mourir.

Oui, mais c’est dans un monde parfait et le diable se cache dans un petit détail.

L’accès rapide à un examen le rend brusquement banal.

Vous perdez la réflexion de la nécessité de le faire.

Je le fais pour être sûr de ne pas me tromper et après je verrai bien s’il m’est utile.

Nous sommes en train de renverser notre raisonnement clinique.

Je vois mon patient, je L’EXAMINE, je pose un diagnostic différentiel et après je me pose la question des examens en tenant compte des coûts-bénéfices.

Actuellement je remarque que mes confrères discutent avec leur patient, prévoit un panel d’examen et après ils trient en espère avoir un diagnostic donné par l’examen.

Le problème c’est que l’examen confirme ou infirme le diagnostic que vous avez posé préalablement. Il répond à votre question. Sans question pas de diagnostic et des examens complètement inutiles.

Tous les jours, je vois des personnes qui viennent me voir avec 1 à 2 examens radiologiques alors qu’un simple examen clinique aurait suffi pour poser le diagnostic. Entre une consultation à 100 frs et un bilan radiologiques entre 1000 et 2000 francs sans compter les consultations du médecin traitant et les coûts des arrêts de travail la conclusion est claire.

Oui l’augmentation des équipements radiologiques augmentent les coûts de la médecine.

Deux solutions : suivre la proposition vaudoise et légiférer ou diminuer le prix de ces examens.

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