07/05/2014

Préoccupant...

 

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Comment peut-on condamner à 2 mois de prison ferme, un couple coupable uniquement d’être en situation irrégulière en Suisse.

Comme des milliers d’autres personnes qui travaillent, paient leurs charges sociales et leurs impôts et ne demandent pas l’aide sociale.

Leur seul défaut venir simplement de pays en dehors de l’Union Européenne et principalement d’Amérique Latine.

Notre économie a besoin de ces personnes.

Sans elles, nous devrions, probablement, en urgence augmenter nos places de crèches et d’EMS.

Elles nous bien utiles. Ne soyons pas des hypocrites.

Le procureur doit appliquer la loi et ne pas faire de politique. Soit.

Mais on peut aussi interpréter cette loi.

Le Tribunal de police l’a bien montré et convertissant la prison en travail d’intérêt général.

La prison est-elle la seule réponse à certains délits !

 

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06/05/2014

Piano, tranquillou...

 

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On attendait l’annonce de grandes réformes, une nouvelle vision de l’Etat et on assiste à une tentative de réformette.

On crée une commission technique, on va traquer prioritairement les doublons et puis…la réforme de la fiscalité des communes attendra.

L’Association des Communes Genevoises est déjà sur les pattes arrière.

Bonjour l’ambiance.

Comme sa présidente ne voit pas où sont les doublons, on se demande si l’exercice en vaut la peine.

Entre nous, ce problème concerne principalement la Ville de Genève et le canton.

Mais comme il ne faut surtout ne pas le dire, on agrandit le périmètre. Cela s’appelle vulgairement « noyer le poisson ».

Résumé : on s’appelle et on se fait une bouffe.

Nous nous sommes battus durant la dernière législature pour dire qu’il fallait en urgence une réforme de la fiscalité des communes.

Mais plus d’argent aux communes veut obligatoirement dire moins d’argent à l’Etat.

Et là, ça coince.

La réalité des chiffres, comment faire pour diminuer les charges de l’Etat ?

C’est pourquoi, nous ne pouvons pas nous satisfaire de décisions consensuelles et timorées.

 

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29/04/2014

Faut-il tirer la prise ?

 

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On ne peut pas s’absenter 15 jours, se retirer du monde dans un coin sans WIFI, sans se dire tous les jours : « mais que vont bien encore inventer les SIG ? »

Je me demande si nous ne devrions pas leur demander de payer des droits d’auteur au compositeur de la chanson « mais tout va bien Madame la Marquise ».

Parce ce que du genre : « Tout est sous contrôle, tout baigne, ne vous faites plus de soucis » ils sont devenus des champions du monde.

Cela devient un poil lassant et franchement énervant et je pèse mes mots.

Quand au Conseil d’Etat, c’est silence sur toute la ligne.

Nous allons avoir une séance extraordinaire du Grand Conseil.

2 heures pour parler du CEVA et des SIG, donc déclarations générales, coup de gueule de Monsieur Stauffer, de Monsieur Weiss et réponse du Conseil d’Etat.

Je peux vous faire la séance tellement elle est prévisible.

Conclusion : Tout va bien, tout baigne, tout est sous contrôle.

Je reviens à mon dada.

A quoi servent les Conseils d’administration des régies dites autonomes ?

Qui contrôle ?

Qui est responsable ?

C’est notre argent qui est en train de partir en fumée.

Ce qui se passe n’est pas la faute à pas de chance.

Conclusion : les Conseils d’administration des SIG (je réserve mon appréciation sur l’actuel) n’ont rien vu et ont failli.

Ne serait-il pas plus judicieux d’avoir une gestion directe du Conseil d’Etat et un contrôle renforcé du parlement ?

Faut-il qu’en juin un nouvel conseil d’administration soit mis en place ou faut-il que pour une période X, le Conseil d’Etat pilote, en direct, ce bateau ivre…

 

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11/04/2014

Quelques chiffres concernant Champ-Dollon.

 

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Je viens de recevoir la réponse à ma question, du 9 avril 2014, qui demandait d’avoir accès aux chiffres exacts et aux repartions concernant les prisonniers de Champ-Dollon.

Très instructive comme réponse.

Au 1er avril 2014 : 854 personnes soit 441 en préventive (51.6 %), 393 en exécution de peine (46 %) et 20 sous mesure.

La durée des peines :

 

  • 1 à 90 jours : 26 (6.6%)

  • 91 à 180 jours : 80 (20.4%)

  • 181 à 360 jours : 141 (35.9%)

  • 361 jours à 3 ans : 93 (23.7%)

  • Plus de 3 ans : 43 (10.9%)

La durée moyenne des séjours en détention préventive est passée de 97 à 102 jours entre 2012 et 2013 pour les hommes et de 83 à 92 jours pour les femmes.

Quand aux taux de récidive : impossible de la savoir …

Les détenus étrangers représentent 72.5 % de la population incarcérée à Champ-Dollon.

Au mois de février, 12 personnes avaient été emprisonnées pour une infraction à la loi sur les étrangers soit 1.4 %.

 

Quelques questions :

 

  • Pourquoi une si longue période de préventive, qui est en augmentation. Ne peut-on pas libérer plus vite les personnes pas encore jugées, s’il n’existe pas de risque pour la société.

  • Si on compte les 106 détenus qui purgent moins que 6 mois de prison et les 12 en situation irrégulière soit 118 (14 %) doit-on les maintenir dans cette structure.

 

Il semble que nous pouvons faire mieux et par là diminuer le nombre de personnes détenues.

 

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Nous avions des doutes.

 

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Vous vous rappelez la grippe porcine en 2009. La sainte trouille. Les chocottes. Tous aux abris. L’OMS voyait rouge et trompétait l’alerte générale.

Les radios, les télévisions, multipliaient les émissions et les doctes docteurs doctaient.

Et comme dans la chanson, pendant ce temps Roche vendait son Tamiflu® par milliers de boîte.

Et puis nous avons attendu, rien n’est venu, le moment du doute est arrivé.

Si nous avions été manipulés ?

Oh juste une petite exagération des experts, qui comme par fait exprès étaient en majorité en lien avec les groupes pharmaceutiques.

Et aujourd’hui, nous apprenons que le Tamiflu® ne sert pas à grand-chose.

Vous me direz qu’un doute ne fait pas une vérité.

Vous avez raison.

Reste que…

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07/04/2014

Comment !

 

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Un minimum pour un toubib exerçant sur le territoire de notre beau canton !

Et bien pas sûr du tout.

Cela commence à coincer un poil à l’hôpital cantonal.

Il semble que la compréhension entre humains n’est pas la meilleure possible.

Cela peut poser de petits soucis de diagnostic et de transmission d’information.

Le Fédération des Médecins Suisses (FMH) a décidé de réagir en exigeant une connaissance parfaite de la langue du lieu où vous pratiquez.

A Genève, le PDC a eu un peu d’avance, comme d’hab,  car depuis quelques mois une motion (M 2188), de monsieur Jean-Marc Guinchard. a été déposée. Elle demande que les médecins, désirant pratiquer à Genève, connaissent la langue et le système de santé suisse.

Du simple bon sens.  

Mais vous savez les choses évidentes sont souvent difficile à imposer.

 

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04/04/2014

Les chiffres sont têtus.

 

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L’Etat a rendu ses comptes 2013.

Malgré un bénéfice de 56 millions, un gros souci.

Les investissements ne sont pas autofinancés ce qui veut dire que la dette augmente et que nous ne sommes pas loin du premier palier du frein à l’endettement.

Il faudrait 300 millions de positif par année.

Donc deux possibilités.

Si vous êtes de gauche, vous demandez une augmentation des impôts.

Si vous êtes de droite, une diminution des charges.

L’Etat a présenté un plan des investissements sur 10 ans.

Il semble qu’il serait tenté par limiter ses investissements.

Une erreur, car certaines infrastructures ne peuvent plus attendre.

Le PDC propose que rapidement l’Etat soumette, au Grand Conseil, un plan décennal de réduction des charges.

Et comme plus de 80 % de celles-ci sont des salaires, il faudra passer par une diminution des postes de fonctionnaires.

Dans le ménage commun, Canton-Commune, le Canton assume 80 % et les commune 20 %.

Il est donc également urgent de revoir cette répartition et demander aux communes d’assumer certaines tâches dévolues au Canton.

Ce plan décennal devrait être proposé en même temps que le budget 2014 pour pouvoir alimenter la discussion et aider au vote.

 

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02/04/2014

Que se passe-t-il exactement sur le chantier du CEVA !

 

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Le communiqué de presse, nous apprenant que le chantier du CEVA aurait 2 ans de retard, sans surcoût, m’a plus qu’étonné.

J’ai décidé de poser une question écrite urgente au gouvernement en demandant qu’un audit soit fait.

 

 

 

Secrétariat du Grand Conseil

Interpellation présentée par le député :
Bertrand Buchs

Date de dépôt : 31 mars 2014

QUE Numéro d’objet

 

Question urgente écrite

 

Faut-il croire à un non dépassement des coûts du CEVA avec 2 ans de retard ?

Mercredi 26 mars 2014, nous recevions un communiqué de presse nous annonçant  que les travaux du CEVA avaient pris un retard de 2 ans.

Il faut bien dire que les explications données étaient peu claires et franchement préoccupantes.

Je remercie, le Conseiller d’Etat Luc Barthassat qui a décidé, dans un souci de transparence, de rendre compte tous les 3 mois de l’avancement des travaux et des possibles dépassements de crédit.

Des problèmes géologiques ralentiraient le creusement de tunnel de Champel. Pourquoi n’avoir pas anticipé ces problèmes ? Sachant qu’on creusait dans une moraine glaciaire avec la présence de terrain instable.

Mon souci est que cette raison soit utilisée pour cacher une sous évaluation initiale des coûts de construction.

Il se murmure, d’une façon insistante, que le coût final sera de 2 milliards, soit 500 millions de dépassement de crédit soit 250 millions pour le canton de Genève.

Il est donc essentiel que l’Etat établisse rapidement les responsabilités et soit renseigné sur une évaluation crédible des coûts engendrés par ce retard et par conséquent sur le montant final probable de la facture.

L’Etat a-t-il envisagé de demander un audit indépendant (Cour des comptes ou audit externe à l’Etat) le plus rapidement possible, afin qu’en cas de dépassement de crédits importants, l’Etat puisse prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver ses finances ?

L’Etat a-t-il envisagé de ne plus payer de factures supplémentaires en attendant cet audit ?

L’Etat a-t-il prévu de rendre responsable le maître d’œuvre de tous dépassements de crédit ?

 

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21/03/2014

Les médecins ne se soumettront pas.

 

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Monsieur le Conseiller d’Etat Poggia, les médecins ne se soumettront pas.

Ce n’est pas l’expression d’une volonté de révolte, c’est simplement la fonction du médecin d’être un insoumis.

Nous nous situons dans la marge, avec ceux qui sont dans la précarité de la maladie.

Nous sommes là pour les aider et les défendre.

Lorsqu’hier, vous avez conclu le débat qui nous rassemblait autour de la notion du secret médical, vous avez terminé votre intervention par les termes : «  les médecins devront se soumettre… »

Vous avez tort.

Vous êtes notre ministre de tutelle. Le minimum aurait été de nous entendre sur ce sujet, essentielle pour notre profession, pierre angulaire de tout notre fonctionnement, un principe intangible, le secret médical.

Cette notion est ringarde, non politiquement correcte.

Pourtant elle est là lors de chacun de nos actes. Nous ne pouvons pas fonctionner sans.

Le secret médical n’est pas réservé pour certaines catégories de la population. Il est pour tous et surtout pour les innommables, ceux qui ont commis le pire, qui ne peuvent obtenir notre empathie. Ils ont les mêmes droits que vous et moi.

Genève la capitale des droits humains siège des conventions de Genève, ne peut pas  se comporter ainsi.

Vous avez touché à un symbole.

Inutilement, car ce n’est pas le secret médical qui a causé la mort d’Adeline, de Marie ou d’autres victimes innocentes.

C’est l’incurie de nos systèmes administratifs.

 

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20/03/2014

Scandaleux et inutile.

 

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Le Conseil d’Etat, suite à une discussion qui semble-t-il a été vive, a décidé d’enterrer le secret médical pour les détenus.

Nous sommes une société qui adore les approximations et les raccourcis.

Que retenir : que ce qui c’est passé à la Pâquerette est du au secret médical ?

Non, et non le problème de la Pâquerette est le résultat d’une calamiteuse gestion du service et de l’absence de tout contrôle interne et externe.

Pour se disculper, le CE a eu besoin de trouver le lampiste de service.

Le Toubib.

Facile.

Lui a-t-on posé des questions ?

Lui a-t-on demandé si le détenu était dangereux ?

A-t-on mis en place le minimum demandé soit une expertise indépendante ?

Et que faire d’un dossier sans explications et mise en perspective ?

On ne peut pas toucher au secret médical.

C’est un principe, un fondement de la société.

Que va faire un prisonnier quand il va savoir que le médecin peut et doit rapporter ce qu’il lui a dit. Et bien, il va se taire ou mentir.

Le rapport médecin-patient repose sur la confiance.

Si le secret médical n’existe plus, cette confiance essentielle disparaît.

Le médecin, pour le détenu, devient un agent de l’Etat, une balance.

La politique du tout sécuritaire de l’Etat vient d’atteindre une limite.

On touche à un droit fondamental qui est de pouvoir se confier, sans surveillance et contrôle. Un droit que le CICR a toujours défendu.

Le pouvoir du médecin dérange et a toujours dérangé.

Il semble que ce pouvoir énerve certains membres du gouvernement.

Alors on prend des décisions qui sont irréalistes.

Un centre de soins psychiatriques, Curabilis, sous la responsabilité de la sécurité.

Un directeur qui choisira les entrées. Imaginez que le directeur de l’hôpital vienne faire le tri aux urgences.

Et cerise sur le gâteau, la fin du secret médical.

Je me demande si le nouveau médecin chef, Monsieur Wolff, ne devrait pas refuser son poste. Dans ces conditions il ne peut pas travailler.

 

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19/03/2014

Une bonne décision.

 

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La nomination du Dr. Hans Wolff à la tête d’un seul service de médecine pénitentiaire, regroupant la médecine interne et la psychiatrie, est une très bonne nouvelle.

Elle est cohérente.

Mais cette décision va être ressentie comme une nouvelle preuve de défiance vis-à-vis des psychiatres qui seront sous la responsabilité d’un médecin interniste.

Je lui souhaite de la patience et de la persévérance.

Cela ne va être coton de composer avec les psys.

L’autre souci, c’est son indépendance vis-à-vis du département de la sécurité.

La nouvelle prison Curabilis va ouvrir le 4 avril.

Elle sera sous la responsabilité du département de la sécurité.

Le directeur de cette prison sera le grand chef avec sous ses ordres le service médical. C’est ce que j’ai compris, sachant que c’est ce même directeur qui choisira les pensionnaires de Curabilis.

Cette façon de faire risque d’entraîner un conflit latent entre les médecins et l’administration pénitentiaire.

Même si le directeur déclare qu’une large consultation sera faite.

Comment sera géré le secret médical ?

Pourra-t-on obliger les médecins de prendre en charge certains détenus ?

Le Professeur de psychiatrie nous avait dit qu’il voulait choisir les détenus pour pouvoir mettre sur pied un plan thérapeutique permettant un tournus des détenus. Son souci était que Curabilis ne devienne pas la prison pour les détenus que plus personne ne veut remettre en liberté.

Je continue à penser que cette prison devrait être dirigée par le département de la santé.

N’oublions pas que Curabilis pourra accueillir des personnes qui ont fini leur temps de condamnation mais qui seront sous un régime de mesure à cause de leur dangerosité.

Vouloir mettre, dans ce type de prison, d’abord l’accent sur le tout sécuritaire est pour moi une erreur, mais si l’effroyable histoire de la Pâquerette ne nous laisse pas une grand marge de manœuvre.

 

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18/03/2014

De plus en plus riche...

 

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Ça c’est du résultat.

L’aéroport international de Genève marche du tonnerre de Dieu. Tous les indicateurs sont au vert.

Mais les petites mains, qui œuvrent en coulisse pour que tout fonctionne, souffrent de conditions de travail qui se dégradent.

Les grèves se multiplient, les dénonciations de condition de travail inadmissible augmentent.

Changement de convention collective de travail, augmentation des heures supplémentaires, travail pénible et dangereux.

Faut-il que le conseil d’administration de l’aéroport intervienne avant que la situation soit devenue ingérable ?

Nous avons tous constaté qu’une grève non annoncée de 2 heures pouvait complètement désorganiser le service aéroportuaire.

Il est donc urgent que l’Etat et l’aéroport s’implique.

Rien de révolutionnaire.

Simplement faire respecter ce qui existe.

Genève Aéroport a édicté un modèle de concession aéronautique qui comprend des dispositions relatives à la protection des travailleurs et qui mentionne :

« Le concessionnaire s’engage à recruter du personnel qualifié, à le rémunérer selon les conditions du marché (en prenant compte les contraintes dues aux horaires irréguliers)…L’AIG se réserve le droit d’exiger en tout temps du concessionnaire une attestation actualisée certifiant soit que l’entreprise est liée par une convention collective applicable à Genève, soit que l’entreprise a signé auprès de l’office cantonal de l’inspection et des relations du travail (OCIRT) un engagement à respecter les usages de sa profession en vigueur à Genève…L’AIG se réserve au surplus le droit de dénoncer le concessionnaire aux organes et autorités compétents si celui-ci, après un avertissement de l’AIG, ne se conforme pas à ses obligations vis-à-vis de son personnel… »

Dire que l’AIG ne peut rien faire est donc faux. Il existe une marge de manœuvre.

Les entreprises présentes ne doivent en aucun cas pouvoir diminuer les prestations en renégociant à la baisse les conventions collectives de travail.

L’AIG doit y veiller.

 

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13/03/2014

Diminution des prestations ?

 

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Le Conseil d’Etat réfléchit « sans tabou ». Le Président du Conseil d’Etat nous le confirme.

Le risque, c’est que cela fuite. Et cela a été le cas pour la scolarisation en suisse des enfants vivant en France voisine.

En voilà une vraie mauvaise idée.

Les écoles sont construites avec nos impôts.

Ceux qui payent ces impôts doivent avoir le droit de choisir pour  leurs enfants le lieu de leurs études.

On se gargarise avec le Grand Genève et on désire fermer les frontières.

Le message est catastrophique.

Le jour, où le nombre de logement sera suffisant pour pouvoir choisir entre Genève et le France voisine alors on pourra en reparler, pas avant.

Mais le fond du problème n’est pas là.

Le Conseil d’Etat va devoir faire des choix et restreindre certaines prestations.

Nous vivons au-dessus de nos moyens.

C’est pourquoi cette réflexion « sans tabou » est saine.

Quelles sont les vraies priorités de l’Etat ?

Quelles sont les moyens nécessaires ?

Où les trouver ?

Faut-il augmenter nos impôts ?

Ou faut-il diminuer ou supprimer certaines prestations ?

Faut-il augmenter les personnes sur le terrain et diminuer le « back office » ?

Faut-il faire faire un régime à notre Etat ?

Les questions sont posées et le programme de gouvernement qui doit être déposé, devant le parlement en juin, risque de provoquer pas mal d’étincelles.

 

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11/03/2014

Non aux spéculateurs, oui à la classe moyenne.

 

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Ce qui s’est passé à la Tulette est un pur scandale et je suis encore poli.

Une minorité a décidé de garder pour elle des appartements vendus en PPE et construits en zone de développement.

Des appartements destinés à la classe moyenne.

Le conseiller d’Etat Longchamp a eu 100 000 raisons de se fâcher et de proposer une loi pour empêcher et sanctionner cette pratique.

Nous avions accepté le renvoi en commission car nous n’étions pas d’accord sur le principe de rétroactivité.

Une nouvelle loi est sortie de commission, remplaçant l’obligation de vivre dans l’appartement acheté par la notion de primo accédant. Pour acheter un bien, on ne peut pas être propriétaire, sur le territoire cantonal, d’un autre bien.

Mais pour les députés PDC s’en tenir à cette notion n’est de loin pas suffisant, sachant l’ingéniosité des affairistes pour contourner les lois.

Nous avons donc décidé hier soir, lors de notre caucus de voter la loi uniquement si les amendements que nous allons déposer sont adoptés.

Premièrement : Interdiction du droit d’emption et de remere (Ne pas donner la possibilité aux promoteurs de racheter un logement, au prix initial, après la période de contrôle de l’Etat).

Deuxièmement : Interdiction d’acheter un logement à titre fiduciaire (empêcher les spéculateurs de faire acheter des logements par des hommes de paille).

Troisièmement : Augmenter la sanction aux contrevenants par une amende de 40% du prix de revient de l’immeuble (pour un immeuble de 10 millions l’amende sera de 4 millions).

Dans un cas contraire, nous refuserons cette loi.

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07/03/2014

Il semble bien que nous allons recevoir des sous...

 

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Entre 200 à 300 francs par assurés, enfants compris, payables sur 3 ans.

Début en 2015.

Fin d’une longue histoire qui laisse quand même un goût amer dans la bouche des genevois.

1,7 milliards de primes maladies payées en trop par quelques cantons.

100 millions remboursés.

900 millions en cadeau bonus aux assurances.

Et sur 800 millions, les assurances n’en payeront que 264, le reste ; les assurés qui ont trop reçu et la Confédération.

Vous ne trouvez pas qu’il y a comme un petit problème.

La Confédération va mettre 264 millions.

Comme ticket d’entrée dans le deal.

264 millions qui proviennent de vos impôts.

Vous ne pensez pas que cet argent aurait pu servir à autre chose.

Franchement je n’arrive pas à suivre. Est-ce pour punir notre 7 « sages » qui n’ont jamais fait contrôler sérieusement les caisses maladies.

La plaisanterie a assez duré.

La pièce est terminée, le rideau est tiré, aucun applaudissement des spectateurs, des sifflets pour ces polichinelles de Santé Suisse et leurs alliés parlementaires.

Dès 2015 on passe à autre chose, on passe à la caisse maladie publique, parce que là je vais pouvoir demander à la Cour des Comptes ou à l’Inspection Cantonale de Finances d’auditer les comptes.

Je vais enfin savoir où va mon argent.

 

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05/03/2014

Le jeu des chaises musicales a débuté...

 

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La semaine prochaine, le Grand Conseil va désigner les représentants des partis politiques dans les conseils d’administrations des entités publiques.

Prélude au renouvellement complet de ces mêmes conseils.

Avec en ligne de mire les présidences des grandes régies.

Et là le jeu des chaises musicales a commencé.

Le président des SIG a déjà annoncé son départ. Il faut lire l’entretien qu’il a accordé aujourd’hui à « La Julie ».

Un peu d’amertume, trop de travail, peu de liberté d’action et pas beaucoup de valorisation de la fonction.

Le problème c’est cette relation quasi « incestueuse » avec le politique.

Est-ce que je suis en place parce que je représente d’abord un parti ?

Est-ce que j’ai une marge de manœuvre ?

Suis-je libre de ma politique ?

Le système actuel n’est pas bon et je me suis déjà exprimé sur cette question.

Que signifie le terme d’autonome ?

Actuellement les CA sont pris en tenaille entre le premier Pouvoir, le Grand Conseil, et le deuxième Pouvoir, le Conseil d’Etat.

Et ils voguent au gré des vagues. Dans les périodes de beau temps, tout baigne, mais en cas de coups de vent, c’est vite la théorie du « chacun pour soi ».

Deux solutions : Ou on les supprime et le CE reprend la barre du navire ou on leur donne beaucoup plus de liberté d’action.

L’Etat devient actionnaire majoritaire et laisse au CA la latitude de nommer ses administrateurs. Ces régies devenant vraiment autonome.

Il est vrai que les électeurs ont refusé cette optique. Mais la pratique démontre tous les jours que le système actuel ne fonctionne pas.

Alors…on continue à jouer aux chaises musicales !

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04/03/2014

le vapoteur a encore frappé...

 

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Peut-on encore papoter en vapotant dans un lieu public ?

Allons-nous devenir des vapoteurs passifs ?

Franchement c’est le bleu le plus complet.

On ne sait rien sur rien.

Ce qui permet à nos tripoteurs de vapoteurs de nous parler tout en respirant leur calumet de la paix.

Tiens Poutine serait bien inspiré d’essayer pour se calmer les nerfs.

En tous les cas au parlement, cela fonctionne à plein régime.

En séance, cela crapote, suce son embout, émet une fumée blanche très papale, sans grand effet sur la qualité des débats.

Tous ces ex, vont-ils enfin rester en séance, puisque la fuite pour une pause cloppe n’est plus nécessaire ?

Le bureau du Grand Conseil a décidé d’observer, sans interdire, nous allons donc être sur nos gardes pistant les odeurs les plus chimiques de pommes, abricots, salsepareille, fenouil, courge sans oublier ce bon Nicot.

 

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28/02/2014

Voilà le résultat, et vous n'avez pas encore tout vu...

 

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« Pas de soucis, vous verrez l’Europe ne va pas bouger d’un pouce. Tout va bien se passer. Nous ne savons pas quoi faire de l’adoption de notre initiative. Nous vous faisons confiance, faites au mieux… »

Et en plus nos 7 pseudos sages qui s’emberlificotent dans le tapis.

Pourtant Madame Merkel avait donné la marche à suivre, mais ils étaient trop paniqués pour enregistrer le message.

Bref, mais de toute façon tout le monde s’en moque, nos étudiants ne partiront plus en échange.

Nous avons détruit quelque chose d’essentiel, de symbolique.

La pérégrination, le voyage initiatique, la recherche du bon maître.

Ce que faisant tous escholiers du moyen âge.

Depuis quelques années, les étudiants genevois avaient repris la grande tradition de leurs anciens, les stages en Allemagne. La route d’Heidelberg, de Berlin était rouverte et annonçait une renaissance de nos racines germaniques.

Vous me répondrez qu’ils peuvent le faire par leurs propres moyens.

Difficile et d’un point de vue financier impossible pour une grande majorité.

Des études sans échanges ne servent à pas grand-chose.

Nos illustres ancêtres genevois sont tous partis à l’étranger et notre Alma mater, que beaucoup de monde nous envie, en est le résultat.

Et vous voulez après cette pitoyable comédie, que nous imaginions la création d’une grande alliance à droite.

La droite doit être humaniste et ouverte, porteuse des valeurs républicaines. Elle ne peut pas être rétrograde, faisant le lit de rancœur et de peurs et basée sur l’exclusion.  

Les étudiants suisses vous saluent bien bas, messieurs de l’UDC…

 

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19/02/2014

Les effets secondaires !

 

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Il ne suffit pas de poser un bon diagnostic, il faut également trouver le bon traitement. Ironiquement, le but n’est pas de tuer le malade mais de le guérir ou au minimum de le soulager.

Nous devons suivre le même raisonnement après le vote du 9 février.

Madame Merkel, en spécialiste avisée, nous a montré la marche à suivre.

On prend son temps. On met tout sur la table, on discute, et on décide une fois la loi, mettant en musique l’initiative, votée.

On fait de la politique et on ne suit pas aveuglement les avis des juristes.

Lorsqu’en médecine, on constate des effets secondaires, on a l’intelligence de changer de traitement. Il est vrai qu’il existe des confrères qui ne tiennent pas compte de la réaction du patient et qui passent outre. Souvent cela se termine en catastrophe.

Madame Somaruga a eu la preuve que ses remèdes n’étaient pas bons. Les effets secondaires ont été immédiats (Erasmus, média, recherche). Alors elle doit revoir son plan de traitement et suivre l’avis du Professeur Merkel.

En 3 ans, le Conseil fédéral a le temps de mettre en pratique des mesures qui vont rassurer les suisses. Préférence nationale, strictes applications des mesures d’accompagnements, conventions collectives de travail obligatoires dans toutes les branches professionnelles, sanctions sévères pour les tricheurs.

En le faisant, on sauve les bilatérales et on n’a pas besoin des contingents.

Il faut aussi pour la clarté de la démarche auprès de l’Union Européenne, qu’un parti gouvernemental annonce déjà qu’il s’opposera à la loi par un référendum.

Et si la commission européenne est intelligente, elle profitera de ce temps (au minimum 5 ans si il y a un référendum) pour trouver avec la Suisse des accords profitables aux deux parties.

L’Europe ne doit surtout pas oublier que la vote des Suisses est représentatif de l’avis d’une grande majorité de ses habitants.

Elle ne doit pas également se tromper de traitement.

Dans le cas contraire, l’infection du la bactérie appelée « extrême droite » emportera le malade.

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18/02/2014

Le TCS se trompe et nous trompe...

 

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C’est le propre du TCS de nous apprendre à négocier des virages, mais là on n’y comprend plus rien.

Son président nous annonce qu’il va soutenir l’initiative UDC pour la traversée de la rade.

Bien.

Mais qui a fait un important lobbying pour qu’un contre-projet soit proposé ?

Qui a reconnu que le projet de traversée de la rade n’était pas bon ?

Ce même club.

Mais lorsqu’il a fallu choisir, personne à l’horizon, morne plaine.

Sacrément courageux.

Venir maintenant nous dire que la traversée de la rade, proposée par l’UDC, est un bon projet, c’est se moquer du monde.

Cette initiative est formulée. Ce qui veut dire que le texte qui est voté impose le trajet, la forme et le calendrier de construction (6 ans).

Dire qu’il faudra peut-être modifier le parcours, les entrées et sorties, est impossible.

Dans ce cas c’est un contre-projet.

Et oui, même l’UDC n’y a rien compris.

 

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